« Natixis et ses filiales accueillent chaque année plus de 400 alternants », Oléma Caminhante, Chargée de recrutement VIE, Alternance

Combien d’alternants avez vous prévu de recruter cette année ? Quel est l’enjeu pour Natixis ?

Natixis et ses filiales accueillent chaque année plus de 400 alternants, que se soit en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, et nous prévoyons de recruter plus de 300 alternants pour cette rentrée 2013.

L’enjeu pour Natixis est de former des jeunes en entreprise afin qu’ils puissent acquérir une réelle expérience professionnelle.

De véritables missions attendent les alternants au sein de Natixis pour leurs permettre de renforcer leurs compétences et d’être opérationnels dès la sortie de l’école.

Natixis est également une entreprise handi-accueillante et met en place des actions spécifiques pour intégrer dans ses équipes des étudiants en situation de handicap.

Nous avons d’ailleurs un partenariat avec l’ESSEC et participons à différents forums spécialisés comme celui organisé par Tremplin.

Quels sont les profils recherchés ? Est-ce que vous privilégiez certaines formations ?

En terme de profil, nous recherchons des alternants motivés par le monde du travail et ayant envie de s’investir dans un environnement financier. Nous recherchons des étudiants qui manifestent une énergie, un professionnalisme, un bel esprit d’équipe et une ouverture d’esprit afin d’évoluer au sein de notre entreprise.

Natixis ne privilégie pas de formation particulière, nous souhaitons accueillir des étudiants de divers horizons allant du BTS au Master 2 en université, en école de commerce ou d’ingénieurs.

C’est avec cette diversité que nous faisons la richesse de notre entreprise.

Quels sont les métiers concernés et les types de missions que vous proposez en alternance ?

Nous proposons des missions variées sur toutes nos activités, ce qui permet d’intégrer différents profils.

Nous recherchons ainsi des ingénieurs en informatique, des juristes, des comptables, des contrôleurs internes/risques, des assistant(e)s de manager, des gestionnaires de back office….

Les missions sont liées à ces différents métiers et les alternants sont intégrés au quotidien du service, tout en tenant compte de leur rythme d’alternance.

Quelles sont les caractéristiques de vos contrats d’alternance (encadrement, définition des missions….) ?

Nos contrats d’alternance sont accompagnés tout le long de leurs parcours en entreprise par leurs maîtres d’apprentissage et par notre service RH.

Le maître d’apprentissage (ou tuteur) définit en amont les missions confiées à l’alternant et est présent pour guider l’alternant tout le long de sa mission.

Un suivi RH régulier est également réalisé et nous recevons, en entretien de mi-parcours, chacun de nos alternants afin de faire le point sur ses missions et sur son intégration au sein de l’équipe. C’est également un moment privilégié pour échanger sur les souhaits d’évolution de l’alternant (poursuite de l’alternance, recherche de VIE…).

Que deviennent vos alternants ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Natixis est reconnue pour la diversité de ses métiers et nous proposons de nouvelles missions au sein d’autres services pour les alternants qui continuent leurs études. Certains alternants réalisent, en effet, leurs cinq années d’études au sein de Natixis.

Les titulaires d’un Master 2, peuvent être recrutés sur un VIE, avec possibilité de déboucher sur un poste local ou à Paris.

Les dernières missions de VIE à New York ont été pourvues par nos alternants.

Est-ce que la sélection est rude pour vos postes en alternance ?

Nous recherchons des profils de qualité et pour certains métiers techniques, comme les gestionnaires de back office (DUT GEA), et les assistant(e)s de manager, nous faisons passer des tests d’aptitude qui nous permettent de réaliser une première sélection. Un entretien avec les RH et les opérationnels est ensuite organisé.

En ce qui concerne les profils Bac+3 à 5, après sélection des CV, nous rencontrons l’alternant dans le cadre d’un entretien RH approfondi, et, proposons les meilleurs profils aux opérationnels pour un deuxième entretien.

Est-ce que vous avez des conseils à donner aux candidats qui voudraient faire leur alternance chez Natixis ?

Il est essentiel que le candidat définisse son projet pour que nous puissions identifier très vite ce qu’il recherche.

Il faut que le candidat soit clair dans sa recherche et qu’il précise le type de poste recherché. S’il postule à une de nos offres, il faut également bien noter la référence de celle-ci.

A cela s’ajoute un CV actualisé faisant apparaître la formation à laquelle l’alternant s’est inscrit ainsi qu’une lettre de motivation nous permettant de positionner les candidats sur les postes adaptés.

Les candidats peuvent d’ores et déjà nous envoyer leurs candidatures via notre site Internet www.natixis.com.

« L’agent général est un entrepreneur qui développe sa propre activité », Christine Dumoulin, Direction distribution, Swiss Life

Pouvez- nous présenter brièvement / en quelques mots le métier d’agent général ?

L’agent général est un entrepreneur qui gère et développe son centre de profit avec l’appui d’une société aussi bien sur les aspects techniques, commerciaux, comptables ou encore de la gestion des sinistres.

C’est un entrepreneur qui a des qualités à la fois de commercial et de manager.

Commercial terrain, il va vendre nos produits d’assurance avec un statut d’agent général, plus sécurisant que la franchise. Swiss Life l’accompagne dans le développement de son activité en menant par exemple, avec lui, des actions commerciales ou en prenant en charge la gestion des sinistres pour ses clients.

Autre point important, l’agent général chez Swiss Life commence son activité avec un portefeuille existant qui génère dès le début des commissions. Avec l’aide de la compagnie, il se concentre sur la prospection pour développer son portefeuille et augmenter son revenu.

Quelles sont les spécificités de Swiss Life ?

Nous nous positionnons à la fois comme un assureur gestion privée, acteur de référence en assurance de personnes. Swiss Life est une compagnie à taille humaine. Il y a un vrai suivi des agents généraux. Nous sommes sur toute la France mais nous ne sommes pas sur représentés. Nos implantations sont aussi bien en milieu rural, qu’en milieu urbain ou en grande ville.

Quels sont les avantages du statut d’agent général ?

C’est un entrepreneur qui va manager son point de vente. L’un des avantages du statut est qu’il ne va jamais être vraiment seul. En effet, il peut s’appuyer sur les ressources de la compagnie. Nous avons ainsi des directions régionales de proximité qui vont le soutenir.

L’agent a également des inspecteurs métiers à ses côtés. Nous avons 2 inspecteurs régionaux par agent. Comme je le disais : nos agents généraux ne sont jamais isolés. De plus, lors de son installation, nous avons un inspecteur agence qui va accompagner l’agent général. Si celui-ci souhaite ouvrir une seconde agence, nous allons l’aider pour l’étude de marché, pour le choix de l’emplacement ainsi que pour le recrutement de ses collaborateurs.

L’agent général valorise également son portefeuille client. Quand il démarre son activité, il achète son portefeuille. Swiss Life lui rachètera son portefeuille lorsqu’il décidera d’arrêter son activité. L’agent général réalise donc une plus value financière s’il développe le portefeuille.

Quelles sont les motivations pour devenir agent général ?

La motivation première est la recherche de l’entreprenariat et l’autonomie, l’envie de travailler pour soi. Le profil typique du candidat est un salarié qui connaît « la crise de la quarantaine ».

Sur nos recrutements avons très peu d’échecs : deux échecs pour 30 recrutements d’agents..

Combien d’agents généraux avez-vous prévu de recruter cette année ?

Cette année nous avons prévu 20 recrutements. Nous avions beaucoup recruté l’année dernière avec 30 recrutements. En 2014 nous devrions être à nouveau sur 30 recrutements.

Quels profils ciblez- vous en priorité ?

Nous recherchons en priorité des commerciaux qui ont une expérience confirmée de terrain et des qualités entrepreneuriales. C’est très important. Nous ne ciblons pas des directeurs commerciaux par exemple.

Il faut savoir décrocher le téléphone, rencontrer les clients, c’est vraiment la clé pour être autonome dans son activité. Il n’est pas nécessaire de venir de l’assurance, nous proposons une formation complète qui prend en compte l’ensemble des aspects métiers.

« Il faut avoir un goût pour la prospection et l’envie d’entreprendre », Christophe Bernier, agent général Swiss Life à Lacanau

Pouvez- vous nous présenter brièvement votre carrière ? Qu’est-ce qui vous a décidé à rejoindre Swiss Life comme agent général ?

J’ai une carrière commerciale plutôt classique. Après des études en école de commerce, j’ai démarré dans le secteur automobile, en tant qu’attaché commercial puis Directeur de région. J’y suis resté vingt ans et y ai appris l’animation de points de vente et le management de cadres commerciaux..

En 2010, j’ai donné une nouvelle orientation à ma carrière et décidé d’évoluer vers le statut d’entrepreneur. Je cherchais dans le secteur de l’assurance et me suis renseigné auprès de l’AGEA et d’agents généraux de diverses compagnies. Je voulais intégrer un groupe à taille humaine, doté d’une ligne stratégique claire. Swiss Life répondait à ces critères.

Quels sont les avantages à démarrer sa propre activité sous le statut d’agent général ?

Quand on veut devenir entrepreneur, il est plus simple de démarrer son activité en s’appuyant sur un grand groupe, ce que permet le statut d’agent général. Nous avons un mandat de la compagnie d’assurance et à ce titre, nous bénéficions d’un soutien commercial et logistique ; cela permet de limiter les risques. Partager ses connaissances avec d’autres agents généraux est également indispensable afin d’éviter l’isolement toujours préjudiciable.

N’étant pas issu du secteur de l’assurance, la formation de 4 mois a été pour moi capitale. En achetant un portefeuille de clients composé de particuliers et de professionnels, devons maîtriser une vaste gamme de produits et l’ensemble est souvent très technique. Cela prend du temps.

Quelles sont les spécificités de Swiss Life sur son secteur ?

Swiss Life est une compagnie d’assurance au positionnement haut de Gamme et possède un véritable savoir-faire en assurance de personnes, particulièrement en vie, prévoyance et santé. Nous proposons également une gamme généraliste en assurance dommages et multi pro indispensable pour bien capter le client final.

J’apprécie les contacts avec mes interlocuteurs du siège. Il faut oser se déplacer, aller à leur rencontre. En retour, j’ai bénéficié sur certains dossiers d’une écoute certaine : ils m’ont identifié et je les connais.

Swiss Life soutient également le travail des agents généraux sur le terrain. On peut s’appuyer sur des ressources internes comme la plateforme d’appels téléphoniques régionale. L’aide des inspecteurs Vie et Dommages est également importante. Tout ceci permet de se concentrer sur le développement de son activité. Le réseau d’agents Swiss Life est la vitrine du Groupe auprès de la clientèle et il existe des potentiels de développement pour qui cherche à s’étendre.

Quelles sont les qualités pour réussir dans ce métier ?

Il faut avoir un goût pour la prospection et l’envie d’entreprendre et savoir organiser le fonctionnement de son agence. Je conseille également de ne pas délaisser la gestion des sinistres qui demeure un acte commercial, notamment en milieu rural. Enfin une importante capacité de travail pour développer son fonds de commerce est naturellement nécessaire.

Quels conseils donneriez-vous à des professionnels qui voudraient devenir agent général ?

Il faut s’assurer de ses motivations et évaluer ses forces et faiblesses. Il est important de s’assurer que ce choix de vie est validé avec sa famille. Un nouvel agent général devra passer du temps à comprendre son marché local, c’est vraiment la clé pour développer son agence.

Quel bilan faites-vous après cette première année de création de votre activité ?

J’apprécie cette liberté nouvelle d’avoir quitté le statut salarié qui était pesant pour moi sur la fin. Le choix de Swiss Life me convient bien. Il n’y a pas eu de mauvaise découverte. J’apprécie l’entrepreneuriat au quotidien qui est un investissement sur le long terme.

« Chaque année nous recrutons sur l’ensemble de nos filiales françaises, plus de 120 commerciaux », Emilie Bertrand, Responsable Emploi & Image Employeur, April

Quelles sont les spécificités du réseau commercial d’APRIL ?

Nous avons chez APRIL deux familles de commerciaux : Les animateurs réseaux et les conseillers en point de vente.

Les animateurs réseaux ont pour missions de donner envie à nos réseaux de distributeurs (courtiers) de travailler avec nous plutôt qu’avec nos concurrents. Il faut savoir se rendre incontournable par sa proximité, sa réactivité, son professionnalisme bref par sa qualité de service. Animer un réseau c’est savoir faire vendre nos partenaires grâce à nos idées innovantes, notre anticipation de ses besoins et les outils que nous mettons à sa disposition.

Les conseillers point de vente travaillent en agence et ont pour missions de développer le chiffre d’affaires sur un secteur géographique localisé. Le groupe a un réseau de 200 boutiques réparties en France. Les conseillers point de vente accueillent en boutique et effectuent des actions de prospection terrain pour développer leur porte feuille client qui sont majoritairement des particuliers mais aussi des professionnels (artisans, commerçants, professions libérales, etc.).

Combien de commerciaux avez-vous prévu de recruter cette année ?

Chaque année nous recrutons sur l’ensemble de nos filiales françaises, plus de 120 commerciaux.

Quels sont les profils recherchés et pour quels types de poste ?

Les profils varient selon plusieurs critères : le type de produits concernés, la cible de prospects/clients, le niveau de responsabilités managériales, etc.

Aussi, pour des postes en points de vente, nous sommes ouverts à des profils bac à bac +2 qui ne sont pas forcément des spécialistes de l’assurance. Nous leur assurons les formations et l’accompagnement nécessaire à leur prise de poste.

Pour d’autres postes, en revanche, il nous est nécessaire d’avoir des spécialistes de l’assurance ayant une expérience dans ce domaine.

L’univers de l’assurance a longtemps été un univers « froid » où l’assuré n’était qu’un numéro de contrat ! Si APRIL a été pionnier en matière de sens client depuis son origine, le groupe s’efforce de maintenir une remise en question perpétuelle de ses pratiques pour que sa relation client incarne les valeurs de l’entreprise et réponde aux attentes des clients qui nous font confiance.

Au moment du recrutement, nous allons donc porter une attention toute particulière au savoir-être et à la compatibilité du candidat avec les valeurs de l’entreprise (Simplicité, convivialité, imagination, responsabilité).

Quelles sont les régions concernées ?

Partout en France puisque notre réseau de points de vente et nos filiales en général couvrent l’ensemble du territoire.

Quels sont les avantages à être commercial chez APRIL (statut, commission….) ?

Sur ce point, chaque filiale a mis en place ses outils / avantages pour accompagner le travail des commerciaux : Smartphones, tablettes, véhicules. Pour la partie rémunération, le système de commissionnement est propre à chaque filiale selon ses particularités.

Est-ce que vous avez des exemples de parcours chez APRIL ? Quelles sont les possibilités de carrières pour un commercial jeune diplômés ou expérimenté ?

Les exemples de parcours et d’évolution sont nombreux. Globalement, chaque filiale accompagne ses collaborateurs dans leur parcours professionnel et certaines ont mis en place des « filières métiers » permettant de valider des niveaux d’expertise et de maitrise d’un poste avant évolution professionnelle.

De manière transversale, des comités de mobilité mensuels permettent aux recruteurs du groupe d’évoquer des collaborateurs qui ont la volonté d’évoluer sur d‘autres fonctions, sur une autre filiale.

Sur la population managériale, le groupe a initié en 2012 le projet RISE Network. Il s’agit d’un réseau d’intelligence collective au niveau mondial constitué de personnes identifiées à potentiel. Il rassemble ainsi des « promotions annuelles » de 15 personnes de tout pays, métiers, et cultures différentes qui vivent un an d’expériences nouvelles à travers des apprentissages variés au sein du Groupe.

Le caractère innovant de ce projet repose sur le fait de faire vivre un réseau international de potentiels sans pour autant tomber dans la démarche classique de talent management qui instaure des parcours de développement de type formation.

Dans le cadre du projet, les « Risers » :

– Travaillent ensemble sur des business case réels d’autres entités que celle d’origine,
– Partagent la vie d’une autre entité, d’un autre métier à travers les JOB Swap sous le parrainage d’un dirigeant,
– Jouent le rôle d’ambassadeurs d’APRIL dans les conférences externes, les relations avec les écoles et la presse
– Partagent leur expérience avec les salariés nouveaux, d’autres managers et directeurs au sein de l’université d’entreprise : parcours d’intégration de jeunes, formation managériale des responsables d’équipe
– Jouent le rôle de « béta testeurs » dans certaines innovations produits, process, communication ou dans des comités de pilotage d’opérations.

C’est une démarche d’enrichissement réciproque qui permet de générer de la fluidité entre les sociétés et de capitaliser sur les intelligences individuelles.

Comment a évolué le métier de commercial en assurance ces dernières années ?

L’assurance est un univers réglementé, technique, concurrentiel, dans lequel les commerciaux peuvent facilement « perdre » leurs clients par un discours complexe et confus. Aussi, les commerciaux du groupe s’efforcent au quotidien d’être transparents, simples, accessibles dans leur approche client.

La relation client se personnalise, se professionnalise. Nous sommes dans une véritable relation de service, de conseil. Il faut avoir un rôle d’accompagnement particulièrement prononcé car nous intervenons dans des moments importants de la vie de nos clients, parfois des moments graves. Il est donc fondamental d’avoir conscience de la responsabilité que l’on a sur les épaules lorsque l’on vend un contrat d’assurance, c’est comme cela qu’APRIL conçoit le métier de commercial aujourd’hui.

« Les sociétés d’assurance continuent à recruter des commerciaux car c’est vraiment le nerf de la guerre », Francine Aufray, Kelly Services

Quelles sont les tendances 2013 pour les recrutements de commerciaux en assurance ?

Les sociétés d’assurance continuent à recruter des commerciaux car c’est vraiment le « nerf de la guerre ». C’est grâce à eux qu’elles vont pouvoir se développer.

Ce type de recrutement est difficile car le plus important c’est la personnalité du candidat et ce n’est pas évident à évaluer lors d’un entretien. Le candidat doit avoir envie de réussir, de gagner, il doit rester toujours optimiste, aller de l’avant, ne jamais se décourager sachant que les barrages et les refus font partie intégrante du métier. Or, c’est sur le terrain que l’on peut vraiment juger si le candidat a une vraie fibre commerciale.

Est-ce que vous voyez des besoins accentués sur certaines compétences ou produits d’assurance ?

Les sociétés développent beaucoup l’assurance prévoyance aussi bien individuelle que collective (contrats souscrits par les sociétés pour leurs salariés qui permettent de se prémunir contre les risques de l’existence comme la maladie, l’arrêt de travail, l’invalidité, l’incapacité, le décès…et de venir en complément des sommes versées par la Sécurité Sociale qui ne couvrent ces risques que de façon partielle).

Les courtiers de toutes tailles recrutent, en raison de la mondialisation du marché de l’Assurance, de plus en plus de profils commerciaux, en particulier dans le cadre de la souscription de garanties dommages et Responsabilité Civile, avec des compétences linguistiques. La langue de prédilection reste toujours l’Anglais.

Quelles sont les structures les plus actives sur le marché (groupe d’assurance, mutuelles….) ?

Nous constatons de manière générale que les structures de moins de 100 personnes sont particulièrement actives. Elles sont souvent dirigées par des patrons qui ont créé leur entreprise, sont extrêmement dynamiques et qui ont l’envie de développer leur business.

Est-ce qu’il y a une carrière type pour un commercial en assurance et comment gérer sa carrière ?

Il n’y a pas de carrière type. Les commerciaux sont très sensibles à la rémunération et n’hésitent pas à changer si on leur fait des propositions intéressantes. Ils attendent un salaire fixe raisonnable avec un variable attractif.

Certains évoluent vers des postes de directions commerciales. Certains professionnels évoluent vers d’autres fonctions moins commerciales comme les fonctions supports. Ce sont des métiers très difficiles pour les recrutements. Il faut savoir tenir ses objectifs, ce qui n’est pas toujours simple.

Il y a eu beaucoup de demandes en 2012 pour des conseillers en gestion de patrimoine.

Comment ont-évolué les réseaux de commerciaux en assurance ?

On constate la création de nombreuses plateformes téléphoniques avec des télé-conseillers chargés de vendre des produits au téléphone ou d’obtenir des rendez-vous pour les commerciaux terrain. Le « porte à porte » existe de moins en moins.

Est-ce que le niveau d’exigence (montée en compétences patrimoniales….) s’est accru pour les commerciaux en assurance ?

Les sociétés d’assurance demandent une plus grande technicité de leurs commerciaux : ils doivent avoir une vraie connaissance des produits proposés. Ils ont d’ailleurs souvent des formations de plusieurs semaines prévues avant d’intégrer leur poste.

Les candidats recrutés doivent avoir également une expérience auprès d’une certaine clientèle (PME/PMI, clientèle haut de gamme, Grands comptes…).

« L’objectif de la MSc Finance est de former des professionnels de la Finance qui maitrisent l’ensemble des dimensions liées à la Finance « , Pascale Viala, Responsable de la Filière Financial Economics, EDHEC Business School

Est-ce que vous pouvez nous présenter le MSc in Corporate Finance / MSc Finance ?

Le MSc in Finance, créé en 2002, est avant tout destiné à un public n’ayant pas ou peu de connaissances approfondies en finance mais souhaitant poursuivre une carrière dans ces métiers. Il a pour objet d’apporter une connaissance approfondie – à la fois théorique et opérationnelle – en finance. Il aborde de nombreux aspects de la discipline : finance d’entreprise, marchés de capitaux, gestion de portefeuille, évaluation des titres financiers et dérivés, comme l’économie internationale, les techniques quantitatives en finance, etc.

En tant que CFA Partner programme, le curriculum suit celui du niveau 1 du CFA et offre aux étudiants un large portefeuille d’opportunités de carrières en France et à l’international.

Quant au MSc in Corporate Finance, créé en 2008, il se concentre sur la finance d’entreprise. Les étudiants de cette formation devront maîtriser les concepts et techniques afin de prendre les bonnes décisions concernant tous les aspects de la gestion de trésorerie, des techniques de financement et de gestion des risques de taux et de change, le montage d’opérations de LBO, de fusions-acquisitions et transmissions d’entreprises, ou encore de restructurations.

Il offre aux étudiants la possibilité d’approfondir leur expertise en optant pour un large choix d’électifs et pour l’une des deux majeures proposées : Major in Financial Management ou Major in Financial Intermédiation.

Le MSc in Corporate Finance bénéficie de l’appui et l’expertise de notre corporate programme sponsor, Société Générale. Cela signifié concrètement que des dirigeants et experts de la SG sont intervenants dans le programme académique.

Ces deux programmes d’une durée d’un an sont exclusivement enseignés en anglais et bénéficie de la recherche développée par EDHEC-Risk Institute, centre de recherche en finance leader en Europe.

Combien avez-vous de promotions ?

• 4 promotions en MSc in Corporate Finance
• 10 promotions en MSc in Finance

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif de la MSc Finance est de former des professionnels de la Finance qui maitrisent l’ensemble des dimensions liées à la Finance d’entreprise (analyse financière, évaluation, …) ou à la Finance de marché et qui peuvent se diriger vers des postes du type analyste financiers ou gestionnaires de portefeuilles.

L’objectif de la MSc in Corporate Finance est de spécialiser nos diplômés en Finance d’Entreprise et leur permettre de se diriger vers des postes en direction financière, vers les différents métiers du financement (financements d’acquisition, restructurations, financements de projets, financements structurés, etc.), ou encore de se diriger vers des métiers de recherche ou d’analyse (analyse financière, M&A, financements structurés, crédit, etc).

Quels sont les points forts du programme ?

– La pertinence des programmes qui répondent aux besoins de l’industrie et du marché de l’emploi.
– L’excellence de notre centre de recherche EDHEC-Risk Institute et celle de nos professeurs-chercheurs.
– La présence de professionnels issus de grandes entreprises comme SGCIB.
– L’enseignement en anglais et la grande diversité internationale des étudiants.
– Le programme d’accompagnement et de développement des carrières (TI&CD) unique en France.

Quels sont les profils des étudiants ?

Le MSc in Finance est composé à 27% d’étudiants français issus de la Grande Ecole et 73% d’étudiants internationaux notamment des Etats-Unis, d’Asie, d’Amérique Latine.

Pour le MSc in Corporate Finance, la tendance s’inverse avec 70% d’étudiants français issus de la Grande Ecole et 30% d’étudiants internationaux.

Les étudiants internationaux sont diplômés d’un Bachelor d’universités étrangères telles l’Université Nationale de Singapore, l’Université de Boston, l’Université de Peking mais aussi les universités de Cologne et Maastricht. Les étudiants français sont quant à eux tous issus de la Grande Ecole et sont tous passés par les classes préparatoires.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps professoral de l’EDHEC est composé dans sa globalité de plus de 130 professeurs et chercheurs qui allient expertise professionnelle et excellence académique. La majorité d’entre eux ont obtenu leur PhD dans les plus grandes universités au monde telles que Harvard, MIT, Cambridge ou encore Yale et Princeton et sont reconnus pour la qualité de leurs recherches et publications.

Sans oublier, les nombreux intervenants professionnels, experts dans leur domaine, qui animent des cours, des conférences et des électifs tout au long du cursus.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

L’EDHEC à depuis de nombreuses années tissée de solides relations avec le monde de l’entreprise en France et à l’étranger. Les relations avec les entreprises se retrouvent à tous les niveaux de nos programmes. Tout d’abord, certaines sociétés telles que PwC et la Société Générale, corporate programme sponsor du MSc in Corporate Finance, ont choisi de soutenir un programme en particulier en prise directe avec leur cœur de métier.

D’autres sociétés, quant à elles, animent des cours ou des électifs spécifiques. De nombreux professionnels interviennent également dans nos programmes, sur les thématiques qui requièrent une approche plus pratique que réellement académique, par exemple l’analyse financière. Plus largement, des cycles de conférences avec des professionnels de haut niveau sont organisés autour de sujets clefs.

Sans oublier, les nombreuses sociétés, telles que Nomura, Banque Privée Edmond de Rothschild, Blackrock, BNP paribas, Deloitte, JP Morgan, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Natixis ou Oddo & Cie qui recrutent nos étudiants et diplômés lors des nombreux événements, rencontres métiers et sessions de recrutement organisés par l’EDHEC.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

De plus en plus de nos diplômés, trouvent leur premier emploi à l’étranger notamment en Suisse, au Royaume-Uni et en Asie. Par exemple, nous avons actuellement un jeune diplômé du MSc in Corporate Finance en poste à New York en fusions & acquisitions pour le Crédit Agricole. Un autre travaille à Singapore chez BNP Paribas et un troisième en fusions & acquisitions chez Pernod Richard à Cuba pour ne citer que ces trois exemples.

Le large portefeuille de Masters of Science proposé par l’EDHEC, qui offre également des spécialisations en audit & contrôle de gestion, management des risques et finance de marché (trading et asset management), répond aux besoins du marché de l’emploi et accroît l’employabilité de nos diplômés que ce soit en France ou à l’étranger.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Non.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

La pertinence des programmes est également assurée par l’EDHEC Financial Economics Advisory Board, dont la majorité des membres sont des dirigeants de grandes entreprises et institutions financières. Ce comité a pour mission de s’assurer de la cohérence des programmes avec les besoins des entreprises.


Pascale Viala est Responsable du Financial Economics Track de l’EDHEC Business School, et Présidente d’YSAVIE, société du Groupe Yvelin. Auparavant, elle a été Managing Director et Head of European Capital Markets chez CIFG jusqu’en 2008. Avant de rejoindre CIFG en 2001, Pascale a également travaillé chez Moody’s Investors Services Limited à Londres, à la Banque Européenne d‘Investissement à Luxembourg, et à l’Université de Montréal. Pascale est docteur en gestion (Finance) de HEC Paris, titulaire d’un DEA de Finance de l’Université de Paris IX Dauphine, et d’une maitrise d’économie de l’Université de Montpellier I.

« À la sortie, ils sont de bons entrepreneurs/intrapreneurs, acteurs efficaces du développement de l’entreprise », Luc Ducray, Responsable de la spécialisation Finance et Développement de l’Entreprise, ISTEC

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Finance et développement de l’entreprise ?

La spécialisation FDE (Finance et Développement de l’Entreprise) a été créée pour permettre aux étudiants dont beaucoup ont un gêne entrepreneurial, de concevoir et mettre en application une stratégie de développement de l’entreprise qui assure sa pérennité financière dans la durée.

En d’autres termes, elle permet à ces étudiants, d’une part, de transformer les données chiffrées en aide à la stratégie, en informations opérationnelles et plans d’action concrets pour le management de l’entreprise, et d’autre part, de présenter sous forme chiffrée les performances de l’entreprise pour communiquer avec les investisseurs et partenaires financiers.

Combien avez vous de promotions ?

La spécialisation FDE (Finance et Développement de l’Entreprise) en elle-même, a été créée il y a 3 ans, mais les étudiants appartiennent au réseau très actif des anciens élèves de l’ISTEC, école qui existe depuis plus de 50 ans.

Quel est l’objectif de la formation ?

Nous avons pour objectifs de former les étudiants à la Finance DE et DANS l’entreprise avec une connaissance des outils de marché utilisés par cette dernière afin qu’ils soient en mesure de transformer les données chiffrées en aide à la stratégie, en informations opérationnelles et plans d’action concrets pour un management de l’entreprise qui assure son développement pérenne.

Quels sont les points forts du programme ?

Les points forts de la formation FDE découlent de la pédagogie particulière qui s’appuie à la fois :

* sur une approche intégrée de l’entreprise via les processus fonctionnels multimétiers,

* sur la transposition des concepts et outils financiers DANS et DEPUIS d’autres disciplines et domaines fonctionnels,

* sur la typologie et la disponibilité du corps professoral qui mixe chercheurs et professionnels, avec des professionnels devenus chercheurs.

Le tout est réalisé en fort lien avec la réalité des entreprises au travers de témoignages, visites, séminaires.

Le planning des cours arrangé pour permettre l’alternance en entreprise est un autre point fort.

Quels sont les profils des étudiants ?

En entrée, les profils sont très divers (certains sont même issus de formation en sciences politiques).

Tous les profils sont recevables. Lorsqu’ils arrivent, nos étudiants sont avant-tout travailleurs, volontaires et dotés d’un esprit entrepreneurial.

À la sortie, ils sont de bons ENTREpreneurs/INTRApreneurs, acteurs efficaces du développement de l’entreprise.

Comment est composé le corps enseignants ?

La plupart de nos enseignants ont au moins 10 d’expérience en entreprise.

Ce sont des professionnels sachant TRANSMETTRE qui sont DISPONIBLES (ils ne disparaissent pas à la fin du cours).

Une bonne moitié d’entre eux sont des chercheurs.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Les relations avec les entreprises sont PERMANENTES, au travers, à la fois, du corps professoral, des intervenants et témoignages, des séminaires et visites et de l’alternance en entreprise.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Nos étudiants ont un devenir assez varié.

Certains deviennent contrôleurs de gestion ou intègrent un cabinet d’audit ou de conseil, d’autres créent leur entreprise ou deviennent responsables du développement produit au sein d’entreprises internationales.

Certains ont même rejoint des équipes travaillant sur les marchés financiers.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Notre formation est actuellement accessible à tous les étudiants sous diverses formes d’alternance.

Dans un proche avenir, un cursus spécifique sera disponible pour les personnes expérimentées qui veulent aller plus loin dans leur formation.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Notre programme évolue à la fois, en fonction des besoins des entreprises et de l’état de l’art en Finance comme dans d’autres disciplines utilisables, mais aussi des attentes des étudiants (renfort pour le préparation des diplôme de l’expertise comptable).


Titulaire d’une double formation supérieure, ESC Amiens et Informatique, doctorant en Sciences de Gestion, Luc Ducray a fait une carrière de plus de 25 ans en audit financier et opérationnel, conseil international et dans la fonction financière de l’entreprise qui l’a amené au poste de Directeur Financier Europe d’une banque. Enseignant depuis plus de 20 ans dans plusieurs grandes écoles, il a pris la responsabilité de la spécialisation Finance et Développement de l’Entreprise de l’ISTEC.

« Son objectif est de délivrer aux étudiants les savoirs et les compétences nécessaires pour évoluer vers les fonctions de cadre finance », Odile Bernard, Responsable Pédagogique du Master 2 Finance de Groupes, Ecole de Management de Normandie (EMN)

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Finance des groupes (date et contexte de création) ? Combien avez-vous de promotions ?

Ce Master 2 fait partie du Programme Grande Ecole de l’EMN.

Il a été ouvert en septembre 2007 pour répondre aux besoins du marché et aux attentes des entreprises. Il compte donc à ce jour six promotions. Il est dispensé sur le Campus de Caen.

Quel est l’objectif de la formation ?

Son objectif est de délivrer aux étudiants les savoirs et les compétences nécessaires pour évoluer vers les fonctions de cadre finance dans des Grands Groupes Internationaux (consolidation des comptes, Normes IFRS, opération de haut de bilan, gestion de la valeur, contrôle de gestion, mais aussi Financial engineering , IT management, IT applications in finance). Ce qui le différencie des autres programmes classiques.

Quels sont les points forts du programme ?

Ses points forts sont les acquis professionnalisant et la confrontation avec le terrain (2 missions, « Finance » et « Contrôle de gestion-reporting », et un stage de fin d’études de 6 mois).

Le diplôme délivre une dispense pour 3 épreuves du DSCG (finance, économie et relations professionnelles).

Il est accessible en formation initiale et en alternance.

Quels sont les profils des étudiants ?

Ce Master 2 s’adresse aux étudiants qui choisissent de rejoindre le Programme Grande Ecole après le Bac, un BTS – DUT, une Prépa ou une Licence, et qui souhaitent s’orienter vers les métiers de la Finance ou du Contrôle de Gestion.

Comment est composé le corps enseignants ?

Les enseignants sont des professeurs-docteurs et des professionnels spécialisés dans les thématiques du diplôme. Des professionnels interviennent aussi sur les aspects transversaux d’accompagnement vers l’emploi et de développement personnel.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

L’EM-Normandie interagit au quotidien avec plus de 10 000 entreprises, en termes de pédagogique, de missions, de stages. Parmi les entreprises qui accueillent les étudiants nous pouvons citer : Boch, Carrefour, Compass Group France, Saint Gobain…

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Les étudiants obtiennent très régulièrement un emploi à l’issu de leur stage, qui reste le premier tremplin vers l’emploi.

Les étudiants diplômés se répartissent environ pour 40% à un poste de Responsable Financier (exemple : Areva), pour 40% à un poste de Contrôleur de Gestion junior (exemple : Thyssengrup), 10% en banque (exemple : Société Générale), et 10% en cabinet d’expertise-comptable (exemple : KPMG).

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Le diplôme n’est pas ouvert à la Formation Continue.

Mais il répond à la demande des étudiants comme des entreprises avec l’alternance.

Dès septembre 2013, le programme est désormais accessible en alternance, afin de renforcer ses dimensions de professionnalisation. Les avantages annexes sont l’exonération des frais de scolarité et la facilité ultérieure d’insertion professionnelle.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Une veille permanente est renforcée par un comité de pilotage au cours duquel des entreprises, des diplômés confirmés dans leur profession et des recruteurs sont sollicités afin que le diplôme réponde aux besoins du marché et les anticipe.


Riche d’une longue expérience professionnelle en entreprise, Odile Bernard, Responsable Pédagogique du M2 Finance de Groupes de l’EMN a dorénavant orienté sa carrière vers l’enseignement et la Recherche.

Ses travaux de Recherche, tout comme sa thèse de Doctorat soutenue en 2010, portent sur l’approfondissement de la connaissance du propriétaire-dirigeant de PME, et plus spécialement sur son approche du Contrôle de Gestion.

« Ce master vise plus particulièrement à former des ingénieurs financiers », Nathalie Rey et Francisco Serranito, Co-directeurs du Master Ingénierie Financière et Modélisation (IFIM), Université Paris 13

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Économie et finance internationales spécialité Ingénierie financière et modélisation (IFIM) (date et contexte de création) ?

Nous avons créé le Master « Ingénierie Financière et Modélisation » (IFIM) en 2005 dans un double objectif, proposer une formation professionnelle aux métiers de la finance de marché basée sur la pluridisciplinarité (économie, finance, mathématique et informatique) et compléter l’offre de formation en banque-finance de l’UFR de Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Paris13.

Nous avons construit ce Master sur la base d’un constat : les professionnels de la finance sont bien souvent soit des mathématiciens avec une formation en finance faible voir inexistante, soit des économistes formés en finance mais avec une formation en mathématique insuffisante.

Notre objectif a été de construire une formation en deux années qui prépare des futurs professionnels de la finance de marché avec des compétences solides en économie, en finance, en mathématique, en économétrie et en informatique.

Depuis maintenant sept ans, avec ses trois Masters professionnels spécialisés dans les métiers de la banque et de la finance : un Master spécialisé dans les métiers commerciaux de la banque de détail, un Master spécialisé dans les métiers Middle Office des banques et, le Master IFIM spécialisé dans les métiers Front Office de la finance de marché des banques d’investissement et de financement, la faculté de sciences économiques de l’Université Paris13 forment les étudiants aux différents métiers de la banque et de la finance.

Combien avez-vous de promotions ?

Nous sommes déjà à notre 7ème promotion avec une augmentation chaque année du nombre de candidats. Chaque année, nous avons une promotion de 20 étudiants maximum en 1ère année de master et de 25 étudiants maximum en 2ème année. Les étudiants sont sélectionnés sur dossiers et entretien individuel. Le taux d’admission moyen est de 15%.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif du Master est de donner une formation professionnelle approfondie en finance de marché quantitative, et notamment en modélisation des produits dérivés complexes. Les étudiants diplômés de ce Master ont une double compétence en finance, en économie et, en mathématiques et informatique appliquées. Ce master est destiné à former des cadres de haut niveau dans les métiers de l’ingénierie financière des banques d’investissement et de financement et dans les sociétés de conseil (SSII).

Ce master vise plus particulièrement à former des « ingénieurs financiers » capables de développer des modèles mathématiques et statistiques et des outils informatiques utilisés en finance de marché. Cette formation professionnelle en deux ans (pour les étudiants admis en M1 et M2) ou un an (pour les étudiants admis en M2) permet aux étudiants d’acquérir une expertise dans : les techniques en finance quantitative de marché, l’analyse et la gestion des portefeuilles d’actifs financiers, la modélisation et la gestion des risques de marché, les mathématiques appliquées (calcul stochastique, analyse numérique, optimisation dynamique et EDP), le « pricing » et la valorisation des actifs financiers.

Les techniques récentes de l’analyse économétrique, les divers langages informatiques : (VBA, C++) et le développement d’applications informatiques pour gérer des bases de données (langage sous Acess, SQL, MATLAB) complètent enfin la formation dispensée en Master. Tout au long de leur cursus, nos étudiants peuvent aussi acquérir des compétences en termes de maîtrise des techniques de présentation sous toutes leurs formes, de développement du sens de travail en équipe et des capacités relationnelles grâce à l’instauration de travail en mode projet.

Quels sont les points forts du programme ?

Nous avons organisé la formation sur les deux années du Master. La 1ère année est une année théorique avec 600h de cours structurée autour de quatre unités d’enseignement (U.E) par semestre :

– l’U.E. « Economie Internationale et Finance de Marché »,
– l’U.E. « Méthodes quantitatives et informatique »,
– l’U.E. «Econométrie financière»,
– l’U.E. « Langue étrangère ».

La 2ème année est une année de consolidation des connaissances théoriques et d’application de ces connaissances à la finance de marché. Le volume horaire est de 420h de cours réparties entre cinq UE :

– « Economie Internationale »,
– « Modélisation »,
– « Finance et Gestion d’actifs »,
– « Méthodes quantitatives et informatique »,
– « Insertion professionnelle et anglais »,

et suivies d’un stage obligatoire de six mois.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants admis en 1ère année du Master IFIM sont majoritairement diplômés d’une licence de mathématiques appliquées à l’économie et à la finance, d’une licence de mathématiques appliquées aux sciences sociales et plus rarement d’une licence d’économie et d’une licence de mathématiques. Les étudiants admis en 2ème sont des diplômés du M1 IFIM, des ingénieurs, des statisticiens.

Comment est composé le corps enseignants ?

L’organisation du Master entre une première année plus théorique et une seconde année plus appliquée implique qu’une majorité de cours de la première année (15 cours sur un total de 20) soient dispensés par des enseignants-chercheurs de l’université de Paris13. Au contraire, en 2ème année, qui se veut une année « professionalisante », la majorité des cours (10 sur 17) est assurée par des intervenants extérieurs professionnels ayant de hautes responsabilités dans leur domaine de compétence.

Nous sommes deux co-directeurs du Master IFIM, Nathalie Rey est responsable de la 1ère année et Francisco Serranito de la 2ème année. Un professeur associé à mi-temps est rattaché au Master IFIM, il est stratégiste senior sur les produits de taux à la SGCIB.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Nos relations avec les entreprises sont de deux sortes : les professionnels font partie du corps enseignant et chaque année, plusieurs entreprises prennent en stage des étudiants du Master. Des professionnels assurent près de 70% des cours de la 2ème année du Master. Nous pouvons vous citer comme exemple d’entreprises qui ont proposé des stages, des emplois à des étudiants diplômés du Master IFIM : la BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole, Natixis, la Caisse des Dépôts et Consignation, Thomson Reuters, entre autres.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Dans la grande majorité des cas, les étudiants obtiennent un CDI dans l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur stage. En moyenne, plus de 60% des diplômés ont un CDI trois mois après leur stage.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Le Master IFIM est ouvert en formation initiale et en formation continue.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous échangeons régulièrement avec les professionnels qui enseignent dans le Master sur l’évolution de leurs métiers. Par ailleurs, une autre source d’information importante est la rencontre avec les tuteurs en entreprise de nos étudiants lors des soutenances de leurs rapports de stage. A la fin des soutenances de stage, nous évaluons de manière systématique l’adéquation des compétences acquises par nos étudiants dans notre formation par rapport aux besoins de l’entreprise.

Exemple d’insertion professionnelle de nos anciens étudiants :

– Medhi Bellouche, Economiste au département risque de taux, CETELEM
Diplômé en 2006

– Mohand-Saïd Ladaoui, Equity Derivative Trader, ODDO OPTIONS – options Trading
Diplômé en 2009

– Silvi Luga, Analyste Trading, SGCIB
Diplômé en 2010

– Vincent Le Bihan, Consultant EPM BI Performance, SMARTHYS
Diplômé en 2012

Site internet du Master :

Première Année

Seconde année

Présentation des directeurs :

Nathalie Rey a obtenu son doctorat de Sciences Économiques à l’Université Paris13 en 1997. Elle a exercé les métiers de contrôleur financier et de concepteur senior de progiciels. Elle est, depuis septembre 1999, Maître de Conférences de l’Université Paris 13. Elle enseigne notamment la Théorie financière, la Gestion de portefeuilles, la Gestion des risques. Elle est co-directrice du Master IFIM (Ingénieries Financières et Modélisations) et directrice adjointe de l’UFR de Sciences Économiques et de Gestion. Ses travaux de recherche portent sur l’intégration financière, les restructurations bancaires, la finance de marché au sein du laboratoire CEPN (Centre d’Économie de l’Université Paris Nord).

Francisco Serranito a obtenu un Master-CESS d’économétrie et de séries temporelles à l’ENSAE en 1996 et un doctorat à l’université d’Orléans en 2000. Il est, depuis septembre 2000, Maître de Conférences de l’Université Paris 13 ; et depuis 2005 co-directeur du Master IFIM (Ingénieries Financières et Modélisations). Il dispense l’ensemble des cours d’économétrie du master IFIM et. Ses travaux de recherches les plus récents portent sur les déterminants des déséquilibres externes et sur la modélisation non linéaire de la politique fiscale au sein du laboratoire CEPN (Centre d’Économie de l’Université Paris Nord).

« La formation associe l’enseignement théorique et pratique », Olivier Verrièle, responsable Licence Professionnelle Assurance, Banque, Finance, IUT de Bobigny

Est-ce que vous pouvez nous présenter la « Licence Professionnelle Assurance, Banque, Finance spécialité Traitement et contrôle des opérations bancaires en services (pôles) d’appui technique et commercial au réseau  » (date et contexte de création) ?

L’université de Paris XIII – IUT de Bobigny a ouvert, en septembre 2009, une licence professionnelle (Bac+3) Assurance Banque Finance, spécialité « Traitement et contrôle des opérations bancaires ».

Elle permet d’acquérir des connaissances et des compétences professionnelles dans les domaines de la gestion des opérations bancaires des activités de banque de détail : back-office, middle-office, service risque, support aux opérations.

Combien avez vous de promotions ?

C’est la 4ème promotion en cours.

Depuis 2010, nous avons en plus de la cession en initiale une cession en apprentissage (7 jours en entreprise, 3 en cours).

Quel est l’objectif de la formation ?

Il s’agit de développer une maîtrise technique en matière de :

• Comptabilité et droit de la banque et de l’assurance ;

• Mathématiques financières ;

• Moyens de paiement, épargne financière, et crédit aux particuliers et aux professionnels :

– Connaissance des produits et des réglementations qui leurs sont appliquées,
– Assimiler les processus de traitement de ces produits ;

• Pratique d’amélioration continue des activités ;

• Gestion de projets ;

• Connaissances des obligations règlementaires des établissements de crédit en termes de gestion des risques et de contrôle interne.

Quels sont les points forts du programme ?

La formation associe l’enseignement théorique et pratique pour une bonne compréhension du traitement et des contrôles des opérations bancaires. Dans cette perspective, la licence est animée par des professionnels de la banque ou de l’assurance, qui font part aux étudiants de leur expérience terrain, et dispensent, ainsi, un savoir à la fois théorique et pratique. Ils accompagnent aussi les étudiants pour la réalisation d’un travail de recherche (le projet tutoré) et pour le stage.

En effet, les étudiants doivent réaliser deux travaux structurants :

• Le projet tuteuré, travail de recherche en groupe de 3 ou 4 étudiants ;

• Le stage : nos étudiants doivent réaliser un stage d’une durée de 3 à 6 mois sur la période de mi-avril à septembre ; leur rapport de stage devant être remis début septembre.

La moyenne d’âge du personnel des back-offices bancaires et de compagnies d’assurance est élevée ; de nombreux départ en retraite sont en cours et auront lieu dans les années à venir. Par ailleurs, il n’y a que 2 autres formations de niveau licence en France sur les back-office opérations des particuliers.

Quels sont les profils des étudiants ?

Nous recrutons en priorité des étudiants venant de formation sur la banque ou l’assurance de niveau bac+2 ; aussi des personnes ayant une formation comptable.

Nous n’acceptons pas les personnes ayant un profil commercial.

Beaucoup d’étudiants viennent de banlieue parisienne ; notre formation s’appuie sur leur forte motivation et envie d’une formation leur apportant un métier d’avenir.

Nous recevons 500 demandes par an pour 25 places en initial et 20 en apprentissage.

Comment est composé le corps enseignants ?

Par des professionnels de la banque ou de l’assurance qui trouvent le temps, malgré leur forte occupation, de venir passer quelques jours par an à Bobigny pour enseigner, participer aux jurys des projets tutoré, des stages et de l’apprentissage et nous aider au recrutement.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Nous avons des relations avec de nombreux établissements, via les enseignants et aussi via les services recrutements pour le stage et l’apprentissage. Ceci se matérialise par des relations renforcées d’année après année, notamment avec le LCL et la SG.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Quelques-uns poursuivent leur étude, mais une Licence Professionnelle n’est pas faite pour cela.

Pratiquement tous intègrent une banque ou compagnie d’assurance en service administratif ou back-office.

Nous remarquons que les étudiants trouvent du travail facilement malgré un période de début de carrière en contrat de type CDD. Cependant, les études que nous faisons régulièrement montrent qu’après cette période intermédiaire, ils trouvent un CDI.

Une association des anciens a été créée, le site Internet http://paris13afb.fr/ sera accessible d’ici un mois. Vous me recontactez pour cela.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui, environ 2 à 3 élèves par an.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous avons constitué un conseil pédagogique. Des réunions régulières. Ainsi, nous avons depuis un an étoffé le cours sur l’utilisation d’Excel, ajouté un module sur les opérations internationales…


Olivier Verrièle (44 ans) a mené, depuis 18 ans, une carrière dans la gestion de projets, sur des sujets d’organisation, de lancement d’activités et de pilotage et suivi des clients pour le compte de banques. Ses employeurs ont été une banque espagnole, la Société Générale, KPMG Peat Marwick et BNP Paribas.

En parallèle de ses fonctions en gestion de projets, il a entrepris plusieurs créations et animations d’entreprises, en juillet 2010, il a acquis la Société Choletaise de Fabrication (secteur textile) via une opération de LBO. Depuis, il dirige cette entreprise.

Il a commencé à enseigner la Gestion de Projets et l’Analyse financière à Paris XIII en 2007, il créé la Licence AFB spécialité BO en 2009 et est nommé Professeur Associé en 2010.

Ainsi, comme tous les enseignants de licence, il y intervient en parallèle d’une autre activité principale.