«Il constitue, de surcroît, une première étape pour devenir associé de cabinet ou cadre dirigeant.», Enrico Prinz, Responsable du Master 2 «Audit Financier et Opérationnel» à l’EM Strasbourg, 2014.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le diplôme? Le Master 2 « Audit Financier et Opérationnel » constitue l’un de nos plus anciens Masters qui a été créé en 1994 sous la forme d’un DESS à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’Université Robert Schuman de Strasbourg (aujourd’hui intégré à l’EM Strasbourg Business School, composante de l’Université de Strasbourg).
Le parcours a pour finalité de former des cadres de haut niveau maîtrisant toutes les facettes de l’audit interne, externe et du commissariat aux comptes, tant au niveau national qu’à l’international. Il constitue, de surcroît, une première étape pour devenir associé de cabinet ou cadre dirigeant.
La formation prépare aussi bien à l’exercice de fonctions de responsabilité dans les services d’audit interne de groupes industriels, bancaires ou de service et des collectivités territoriales qu’aux missions variées dans les cabinets d’audit externe.

Combien avez vous de promotions ? Le parcours « Audit Financier et Opérationnel » a fêté l’an dernier ses 20 ans et nous avons tout récemment accueilli la 21ème promotion.
Quel est l’objectif de la formation ? L’objectif du parcours est d’offrir aux étudiants des enseignements spécifiques leur permettant d’acquérir les techniques et concepts relatifs à l’audit et de développer une capacité forte de réflexion et d’analyse. Outre ces compétences techniques et d’analyse, les étudiants bénéficient de plusieurs cours dispensés intégralement en langue anglaise ce qui leur permet également de valoriser leurs connaissances dans un environnement international attractif et évolutif.
La préparation, à la fin du parcours, d’un mémoire visant à apporter des réponses à des problématiques concrètes du monde des auditeurs au travers une analyse scientifique permettra aux étudiants d’appliquer « sur le terrain » les outils et techniques acquis en cours et de développer une compétence recherchée à nos jours : la capacité de synthèse.
Quels sont les points forts du programme ? Sa particularité fut déjà à l’époque et l’est toujours à être l’une des rares formations en France offrant un cursus qui dépasse l’enseignement des facettes de l’audit « classique » puisqu’il forme également des experts à mêmes de réaliser des audits « opérationnels » dans les domaines de la production ou de l’informatique, par exemple. Cette double-compétence constitue un avantage non négligeable pour nos étudiants qui facilite leur insertion professionnelle.
Au vu de la position géographique de l’EM Strasbourg Business School et des missions trans-frontalières de bon nombre de nos intervenants professionnels, la formation constitue, par ailleurs, un bon tremplin pour démarrer une carrière intéressante en Suisse, au Luxembourg ou en Allemagne.
Quels sont les profils des étudiants ? Les candidats intégrant la formation disposent généralement d’un diplôme de niveau Bac+4 en finance, comptabilité ou droit, ou encore de parcours généralistes tels que sciences de gestion ou AES.
Le parcours est, par ailleurs, également accessible en formation continue ce qui constitue une possibilité pour les personnes ayant déjà des expériences professionnelles de se réorienter ou encore d’enrichir leur profil par l’acquisition de compétences complémentaires.
Comment est composé le corps enseignants ? L’équipe pédagogique est composée tant d’universitaires spécialisés dans les domaines comptabilité, audit, finance ou droit que de nombreux intervenants professionnels hautement qualifiés (commissaires aux comptes, experts comptables, associés et directeurs de cabinet, auditeurs, juristes, contrôleurs de gestion).
Parmi les professionnels, les cabinets locaux sont aussi bien représentés que les « Big 4 » (Rem. : KPMG, PriceWaterhouseCoopers, Ernst & Young et Deloitte), ce qui offre aux étudiants de belles opportunités pour nouer des contacts, trouver un stage et préparer ainsi leur carrière professionnelle future. Quelles sont vos relations avec les entreprises ? Le parcours bénéficie de très bons contacts avec les cabinets d’audit et d’expertise comptable locaux, nationaux et internationaux. Ces relations sont, par ailleurs, régulièrement intensifiées par l’organisation d’un forum annuel d’audit auquel s’ajoutent d’autres événements comme, par exemple, des visites d’entreprise ou de cabinets.
Grace à ces contacts, les étudiants trouvent généralement sans difficultés des cabinets ou entreprises pour réaliser leur stage.
Dans ce contexte, il faut également noter que les étudiants ont accès aux événements organisés par l’Antenne Est de l’Institut Français des Auditeurs et Contrôleurs Internes (IFACI) où ils peuvent échanger avec les professionnels sur des thèmes d’actualité ou encore chercher conseil pour leur carrière future.
La qualité des contacts se reflète finalement par le taux élevé d’étudiants trouvant avant même la fin officielle du parcours un emploi, dont une grande partie dans les sociétés dans lesquelles ils ont effectué leur stage.
Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ? Après leurs études, plus de la moitié de nos diplômés exerce les fonctions d’auditeurs juniors dans les cabinets d’audit locaux et nationaux ou devient auditeur interne dans les entreprises industrielles ou les collectivités locales. Une partie démarre également leur carrière professionnelle directement dans les grands cabinets à l’étranger.

Témoignage d’étudiants :

«Souhaitant me réorienter vers les métiers de la finance et de la comptabilité, j’ai intégré le Master AFO en formation continue après une expérience de plusieurs années en entreprise. J’ai choisi cette formation pour sa bonne insertion professionnelle, en particulier auprès des grands cabinets d’audit de la région.
L’enseignement, dispensé majoritairement par des professionnels, couvre l’essentiel des fa-cettes de l’audit interne et de l’audit externe et permet d’être rapidement opérationnel lors du stage de fin d’études. Ce stage, que j’ai réalisé dans un cabinet, m’a permis d’appréhender les différents aspects du métier d’auditeur financier au travers de missions particulièrement variées. Cette première expérience dans l’audit aura été déterminante puisque seulement quelques semaines après la fin de mon stage j’ai été recruté en tant qu’auditeur externe par le groupe Deloitte.»
- Cyril ABDICHE (promotion 2013/2014)

«Mon parcours.
Après un baccalauréat ES, j’ai effectué quatre années à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Strasbourg en Economie et Entreprises, avant de faire ma dernière années au sein du Master 2 Audit Financier et Opérationnel (AFO) de l’Ecole de Management de Strasbourg (EMS). Je suis maintenant auditeur financier chez le cabinet PwC à Luxembourg, spécialisé dans l’audit de fonds d’investissement en infrastructure et immobilier, depuis octobre 2013. J’ai reçu ma première promotion en juin dernier et j’ai la possibilité de devenir senior d’ici juin 2015, soit à peine deux ans après mon entrée en cabinet. Mes missions sont assez variées, puisqu’en dépit de ma spécialisation, j’interviens non seulement sur des fonds d’investissement, mais aussi sur des structures holdings et des sociétés opérationnelles (industrie).

L’apport du M2 AFO.
Le M2 Audit Financier et Opérationnel de l’EMS m’a permis, dans le contexte de mon par-cours personnel, de préparer mon entrée sur le marché du travail en cabinet d’audit. C’est une formation de qualité qui m’a permis d’acquérir tout le vocable et les notions essentielles à un praticien de l’audit pour exercer son métier. Les cours sont eux-mêmes assez variés et permettent aussi bien de renforcer des acquis en comptabilité, notamment en normes interna-tionales (IFRS) et en consolidation, que de se familiariser avec les concepts de l’audit légal ou d’autres formes d’audit (ressources humaines, production) et d’approfondir certains aspects de la finance (instruments financiers, dérivés). Une proportion appréciable de ces cours est dispensée par des professionnels du secteur, dont des associés et directeurs des grands cabinets (PwC, KPMG et Deloitte), ce qui permet aussi d’y apporter une dimension pratique et connectée aux problématiques de terrain. De fait, c’est une formation qui combine avec efficacité de solides bases théoriques avec la pratique quotidienne en cabinet. C’est un master qui propose un bon rapport qualité-prix, car moins cher que les alternatives comme la forma-tion de l’Ecole de Management de Lyon, tout en acquérant les compétences nécessaires à la pratique de l’audit. Il est à noter que d’autres se sont aussi orientés vers l’audit interne ou le contrôle de gestion. Les débouchés vont donc au-delà du simple audit externe en cabinet.

M2 AFO et insertion professionnelle.

Le M2 Audit Financier et Opérationnel de l’EMS ouvre les portes du monde professionnel : un salon de l’audit est tenu en septembre/octobre à l’EMS qui réunit des professionnels du secteur, aussi bien venus des cabinets basés à Strasbourg (locaux ou internationaux) que de Paris ou Luxembourg. C’est une phase au cours de laquelle la grande majorité des étudiants trouvent un stage dans ces structures, car le M2 comprend un stage de 4 mois de janvier à avril. Le stage est d’autant plus intéressant qu’il débouche quasi-automatiquement sur une offre en CDI à l’issue du diplôme. Parmi ces cabinets figurent évidemment les Big Four (PwC, KPMG, Deloitte et EY), mais aussi des structures locales comme FIBA, Gross Hugel, etc. Les résultats du M2 à cet égard sont probants ; la plupart des mes camarades de promotion se sont insérés très rapidement sur le marché du travail. J’ai moi-même obtenu mon CDI chez PwC Luxembourg en novembre 2012, soit un an avec mon début en octobre 2013.

Pourquoi l’audit ?
L’audit est un secteur à l’épreuve de la crise ; le commissariat aux comptes reste une obliga-tion légale et est de ce fait plus contra-cyclique que d’autres pans du secteur des services financiers comme la banque d’investissement ou le marketing. L’audit est une porte d’entrée pour beaucoup de jeunes diplômés qui n’ont pas de mal, après deux à quatre ans dans le sec-teur, à se reconvertir dans d’autres positions. L’audit lui-même constitue une option de carrière intéressante avec des promotions rapides et des rémunérations attractives (ainsi qu’un package : voiture en leasing, mutuelle à prix cassé, bonus, plans retraite, etc.), ainsi que des problématiques intéressantes et un contexte professionnel stimulant. A fortiori, c’est un type de carrière encore plus attractif au Luxembourg où les rémunérations, les possibilités de carrière et la qualité de vie sont extrêmement alléchantes. Le M2 est aussi reconnu au Luxembourg et a encore permis cette année à certains de ces étudiants de venir travailler ici.» – Flavien TULLIEZ (promotion 2012/2013)

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ? Le parcours est accessible tant en formation initiale qu’en alternance sous forme de formation continue ou de contrat de professionnalisation.
Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ? Le parcours est régulièrement évalué dans le cadre de réunions pédagogiques visant une amélioration continue de la qualité des enseignements ainsi qu’une adaptation aux évolutions récentes dans les domaines de l’audit et du contrôle interne.
Outre ces réunions pédagogiques, les étudiants évaluent chaque année les enseignements, l’objectif étant de vérifier si ces derniers leur ont permis d’atteindre les objectifs pédagogiques du programme. La participation du maître de stage à la soutenance des mémoires permet, de surcroît, d’avoir un feedback direct des praticiens sur la qualité du programme.

Propos recueilli le 01/10/2014


Enrico Prinz est enseignant-chercheur en finance à l’EM Strasbourg Business School. Outre le Master « Audit Financier et Opérationnel », il est responsable du Master « Management transfrontalier franco-allemand ». Ses travaux de recherche portent sur des questions de gouvernance d’entreprises telles que la rémunération des dirigeants, l’efficacité du conseil d’administration et la création de valeur. crédit photo © Marie Faggiano

Les formations en audit les + recommandées par les anciens diplômés : ESCP Europe, Science Po Paris, Essec, …

>> Les meilleures formations en audit :

Science po Paris – Master finance et stratégie– 50 Avis
=> http://www.linkfinance.fr/avis-Master-Finance-et-Strategie-Sciences-Po-Paris-idf-1632.html

ESCP - Mastère Spécialisé Audit et Conseil -18 avis
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Audencia – Master Grande Ecole Majeure Contrôle de Gestion / Audit – 28 avis
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ESSEC- Mastère Spécialisé Techniques financières – 25 avis
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SKEMA – MSc Financial Markets & Investments -25 avis
=>http://www.linkfinance.fr/MSc-Financial-Markets-et-Investments-SKEMA-BUSINESS-SCHOOL-idf-2091.html

Université Panthéon-Assas
– master 2 finance Assas – 23 avis
=>http://www.linkfinance.fr/avis-Master-2-Finance-Universite-Pantheon-Assas-idf-1586.html


Les AVIS d’anciens diplômés à consulter absolument :

«Excellent, des intervenant qu’on ne rencontre pas tous les jours, comme par exemple Bertrand Jacquillqt d’associé en Finance» Promotion 2007 du Master Finance et stratégie de Science Po, M. Schafer, RECYLEX SA.

« Formation excellente. Exigences élevées.», ancien du Mastère spécialisé techniques financières de l’ESSEC, Assistant trader, La Cotte Hugues.

« My training adopts a practical approach in order to closely reflect this ever-changing world of business. », Assistant Manager of Sales, LEE-PINARD Huichun, Ancien du Msc Financial markets & investments de SKEMA.<br><br>


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Avis recruteur : Fanny FERNANDEZ , Auditrice financière, KPMG


Fanny FERNANDEZ , Auditrice financière, KPMG
Au fur et à mesure de mon évolution chez KPMG, j’ai pris confiance en moi.

Quelle est votre fonction ?

Je suis entrée chez KPMG Entreprises à Toulon le 04/09/2006 après un stage de fin d’études de 6 mois (janvier à juin 2006). J’ai débuté en tant que collaboratrice junior puis ai évolué en tant que collaboratrice sénior puis sénior expérimentée.

Quel est le bilan de vos années chez KPMG ?
Quelles sont les compétences que vous avez pu développer ?

Je pense tout d’abord avoir appris énormément au niveau technique. En effet, après 3 ans en ESC spécialité audit et consulting, je connaissais la théorie et la pratique mais l’application à la réalité des entreprises m’a permis d’acquérir des bases techniques solides, des méthodes de travail.

Je n’aborde plus le travail de l’auditeur de la même manière : j’ai acquis du recul face à mes différentes missions ce qui me permet d’analyser les comptes et la situation financière de l’entreprise préalablement à l’audit en lui-même, ce que je ne faisais pas lors de mes débuts. Cette maturité me permet d’appréhender les risques liés à l’entité ce qui est primordial dans le travail d’un auditeur financier en vue de la certification des comptes.

De plus, je dirai qu’au fur et à mesure de mon évolution chez KPMG, j’ai pris confiance en moi. Les responsabilités qui nous sont au fur et à mesure confiées m’ont permis de m’affirmer professionnellement et d’afficher ainsi une certaine autorité naturelle nécessaire.

La conjonction entre l’approfondissement de mes connaissances et ma prise de confiance en moi m’a permis de développer des relations de confiance avec les clients et les autres membres de l’équipe.

Je suis ainsi plus autonome dans mon travail.

Quels sont les points forts de l’entreprise selon vous ?
Qu’avez-vous particulièrement apprécié ?


– La formation tout d’abord : chez KPMG, nous sommes tous les ans formés avec des formations « update » nous faisant part des nouveautés, actualités, focus sur des évolutions de la profession.

– La diversité : j’ai une appétence particulière pour l’animation et la formation ; KPMG encourage son personnel à développer ses envies. Ainsi, je suis animatrice au niveau de KPMG France pour les salariés juniors et j’ai aussi pu animer des petits déjeuner ou réunions pour des clients. C’est une autre facette du métier de pouvoir transmettre ce que j’ai acquis de part mes 6 années d’expérience.

– « l’esprit d’équipe » : J’ai la chance d’être au sein d’une équipe à taille humaine où nous travaillons ensemble et pouvons ainsi partager sur des problématiques techniques. Nous montons des projets ensemble ce qui est d’une part valorisant et d’autre part beaucoup plus.

« Le Master CCA forme aux enjeux comptables », Judith Saghroun, Responsable du Master Comptabilité Contrôle Audit, Université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Comptabilité Contrôle Audit ?
En 1999 nous avions créé la maitrise MSTCF. Après la réforme LMD, nous l’avons transformée en Master CCA. Le Master CCA a une forte lisibilité parmi les 35 Masters CCA proposés en France. Nous sommes tous adossés au diplôme de l’expertise comptable. Notre Master CCA permet de valider 5 unités de valeur des 7 unités demandées pour le DSCG, étape obligatoire vers le diplôme d’expertise comptable. Les étudiants doivent se présenter aux 2 unités manquantes. C’est un Master en temps complet.
Quel est l’objectif de la formation ?
Le Master CCA forme aux enjeux comptables et permet d’accéder aussi bien aux métiers de l’expertise comptable et du commissariat aux comptes qu’à des postes à responsabilité dans les domaines de la comptabilité et de la finance en entreprise.
Quels sont les points forts du programme ?
Nous avons prévu 2 périodes de stages en M1 et M2, respectivement de 3 mois et 6 mois. Après les cours fondamentaux de M1, les étudiants ont un ensemble de cours spécifiques en M2 comme la fiscalité, le droit pénal des affaires, les problématiques actuelles en comptabilité, l’analyse financière des groupes, le management des systèmes d’information, la communication financière…
Quels sont les profils des étudiants ?
Le recrutement se fait sur dossier en M1. En M2 la moitié des étudiants viennent de M1 et le reste de l’extérieur. Nous pouvons avoir des étudiants d’écoles de commerce, d’autres universités comme Dauphine, la Sorbonne… Nous avons en moyenne des promotions de 35 étudiants.
Comment est composé le corps enseignants ?
Une partie de nos enseignements sont assurés par des professionnels qui sont avocats, experts comptables, inspecteurs des impôts…. et une autre partie par des enseignants chercheurs dont certains sont diplômés aussi d’expertise comptable.
Quelles sont vos relations avec les entreprises ?
Nous avons des relations avec le Conseil de l’ordre des experts comptables et les principaux cabinets d’audit. Notre marraine cette année est une manager de KPMG.
Deloitte et E&Y sont venus nous présenter leurs métiers.
Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?
Nous avons une commission de 3 membres de notre équipe, tous experts- comptables qui travaillent chaque année sur l’évolution du programme. Il faut savoir qu’on évolue aussi avec le DSCG.


Judith Saghroun

Directrice du Master CCA

Maitre de conférences en gestion

Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Doctorat en gestion, diplôme d’expertise comptable, agrégation d’économie et gestion

Quelle formation en Contrôle de gestion et audit ? Découvrez le Master CAC de l’Université Aix Marseille avec Sylvain ALFARA, Promotion 2013.

« Les cours étaient riches et variés. », Sylvain ALFARA, Promotion 2013, Comptable fournisseur Chargé de mettre en place le Contrôle de Gestion

Qu’avez-vous pensé des cours ?

Les cours étaient riches et variés. Le contrôle de gestion sous ses multiples aspects (social – calcul des coûts, …), l’analyse financière et l’audit, aussi bien dans le secteur privé (commissaires aux comptes) que dans celui du public sont les matières principales de cette formation qu’est le master 2 C.A.C (Conseil-Audit-Contrôle de gestion).

Cependant, il y avait d’autres matières toutes aussi intéressantes (stratégie des entreprises, développement de produit, …) en lien qui permet de pouvoir appréhender toutes les facettes possibles qui peuvent survenir lors de la vie d’un contrôleur de gestion.

En parallèle, il y a une formation « facultative » qui ne l’est pas vraiment, le diplôme universitaire « Advanced Cost Management » qui est plus qu’utile, car cette formation permet de voir en pratique, les méthodes et les techniques de travaux qui nous seront utiles lors de notre carrière professionnelle, telle que la programmation de Macro sur VBA, un outil Excel et bien d’autres choses encore.

De plus, la mise en place d’une simulation appelée jeu d’entreprise, permettant de gérer une société fictive de A à Z, ainsi que le stage de fin d’études d’une période de 6 mois, nous donne l’occasion de mettre à profits nos pratiques et connaissances afin de se donner un avant-goût de ce que sera certainement la vie de la plupart des personnes qui sortiront de cette formation.

Comment évaluez-vous la qualité des intervenants ?

Sur ce point là, il y avait de tout. Tous nos intervenants étaient des professionnels, mais chacun avait sa propre façon d’inculquer ses connaissances aux étudiants, chacun avait sa propre pédagogie. Et comme dans toutes les formations, cela passe de l’intervenant génial, celui qui fait participer les étudiants pour les aider à comprendre ce qu’il explique, qui permet d’apprendre tout en s’amusant et auquel tous les étudiants restent accrochés afin de ne pas rater une miette de son programme, à l’intervenant qui n’arrive pas à se faire comprendre, celui qui ne cherche pas à faire comprendre et pour lequel on n’a pas tellement envie de s’intéresser.

Personnellement, au cours de cette formation, je n’ai eu que 2 « mauvais » intervenants si je puis dire, mais bien que leur cours fût dur à suivre, si on s’accroche vraiment, leur enseignement et bénéfique et valent le coup. Mais il y a eu beaucoup plus d’intervenants qui permettaient de nous faire participer et nous donnaient l’envie d’apprendre que l’inverse.

Est-ce que vous pensez que cette formation vous a bien préparée à votre métier actuel ?

Sur ce point, je ne peux qu’acquiescer à cette question. Tout d’abord, contrairement à la plupart des autres formations de mêmes niveaux (Master 2), notre emploi du temps était très chargé. Rares furent les moments libres que nous avions, que ce soit pour réaliser des travaux de groupes, faire des recherches à la bibliothèque universitaire ou bien pour s’amuser.

Ensuite car le fait d’avoir suivi 2 formations en même temps (théorie, via le Master 2 CAC, et pratique, via le diplôme « facultatif » ADVANCED MANAGEMENT COST) permet vraiment de montrer les multiples aspects et les outils que l’on est amené à utilisé dans le quotidien de notre travail. Certes, on ne voit pas l’intégralité de tout les outils que l’on utilise ensuite, mais ce que l’on voit est un très bonne base sur laquelle on peut s’appuyer pour développer ses connaissances et pratiques par la suite.

Il faut vraiment s’accrocher pour cette formation, car bien qu’on ait eu moins de temps libre, cela ne signifie pas que l’on avait moins de devoirs, de travaux à rendre et d’oral à préparer, au contraire. Il ne faut pas compter les heures et regarder l’horloge. Et c’est exactement ce qui se passe dans la vie professionnelle d’un contrôleur de gestion, il ne faut pas se contenter des heures « normales » de travail pour espérer réaliser tout ce que l’on a à faire.

Si l’on veut vraiment réussir à déployer les projets en temps et en heures avec les résultats efficaces, il ne faut pas mesurer ses efforts. Et pour passer de projets efficaces à efficients, c’est là même histoire.

+ d’avis sur le Master Comptabilité, finances, fiscalité et patrimoine Spécialité Contrôle, Audit, Conseil (CAC)

« Ce master est généralement considéré comme la voie privilégiée d’accès à la profession d’expert-comptable et de commissaire aux comptes », Jean-Jacques FRIEDRICH, Responsable du Master CCA – Comptabilité Contrôle Audit, IAE de Lyon 3.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master CCA – Comptabilité Contrôle Audit ?

Le Master CCA a été créée il y a une dizaine d’année lors de la mise en place du système LMD dans les universités françaises.

Il succède à la MSTCF (Maîtrise des Sciences et Techniques Comptables et Financières) créée en 1981 à Lyon et constitue, dans la continuité de cette dernière, la voie universitaire d’accès à la profession d’expert-comptable et de commissaire aux comptes.

Combien avez-vous de promotions ?

Nous accueillons chaque année une promotion d’une quarantaine d’étudiants à Lyon.

A cette promotion s’ajoute deux programmes de master CCA délocalisés à l’étranger. Le premier à Tunis (depuis 8 ans – 30 étudiants par an environ), le deuxième à Casablanca (depuis 5 ans, 30 étudiants par an environ).

Quel est l’objectif de la formation ?

Ce master, qui fait partie d’un réseau de 40 formations identiques en France, est généralement considéré comme la voie privilégiée d’accès à la profession d’expert-comptable et de commissaire aux comptes et, plus généralement, à l’ensemble des métiers du chiffre entendus au sens large : comptabilité, audit, finance et contrôle.

Le programme des enseignements correspond au minimum à celui du DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et Gestion), diplôme national d’expertise comptable, dont le master CCA offre la dispense de 5 UE (unités d’enseignement) sur 7.

Le contenu et le niveau des enseignements dispensés doivent permettre aux étudiants de se présenter avec les plus grandes chances de succès aux deux UE restantes du DSCG.

Quels sont les points forts du programme ?

Les points forts du Master CCA sont les suivants :

– forte sélection à l’entrée, à partir d’un vivier interne (celui de Licence 3 CCA de Lyon), mais aussi externe (sélection sur dossier et entretiens, d’étudiants issus d’autres établissements français et étrangers) ;

– appartenance à un réseau national de masters CCA, construit selon la même philosophie, les mêmes objectifs et les mêmes programmes ;

– partenariats étroits avec le monde économique et les ordres professionnels (Ordre des experts-comptables, Compagnie des commissaires aux comptes, cabinets d’audit internationaux, nationaux et régionaux, prestataires informatiques (exemple CEGID).

Quels sont les profils des étudiants ?

Les candidats retenus dans ce master sont dans leur grande majorité titulaires d’une Licence CCA ou Sciences Comptables et Financières, après qu’ils aient effectué leurs deux premières années d’études dans des Licences Economie-Gestion ou Sciences de gestion, en classes de BTS Compta-Gestion ou en DUT Gestion des entreprises (Option Finance-Comptabilité).

Comment est composé le corps enseignants ?

L’enseignement est dispensé à la fois par des universitaires (professeurs agrégés, maître de conférences, professeurs des universités) et des professionnels du monde des affaires (experts-comptables, auditeurs, avocats, conseillers juridiques, inspecteurs des impôts, cadres bancaires, cadres et dirigeants de sociétés…).

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Des partenariats forts existent, d’une part, avec les ordres professionnels concernés par cette formation, le Conseil de l’Ordre des experts-comptables et la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes, et d’autre part, avec les cabinets d’audit et d’expertise comptable, de taille internationale (type Big Four), nationale ou régionale.

Ces partenariats prennent la forme de journées métiers au cours desquels les étudiants sont approchés par les cabinets d’audit et les entreprises, en vue de nouer des liens susceptibles de les conduire vers un stage ou un emploi.

Par ailleurs, une journée baptisée Stud’Expert est organisée tous les ans depuis plus de 10 ans, en partenariat avec le Conseil de l’Ordre des experts-comptables et la Compagnie des commissaires aux comptes. Elle constitue un rendez-vous annuel visant à promouvoir auprès des jeunes étudiants, l’ensemble des métiers du chiffre.

Enfin, des conférences sont également organisées avec des professionnels du monde des affaires sur des thématiques permettant de mettre en perspective des problématiques de recherche avec des réalités et des enjeux de terrain.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

La plupart de nos étudiants entrent en stage d’expertise comptable et deviennent experts-comptables et commissaires aux comptes à l’issue de leurs trois années de stage.

D’autres se dirigent vers les entreprises et les banques où ils occupent des postes d’auditeurs internes, de contrôleurs de gestion, de directeurs comptables, de responsable de consolidation, d’analyste financiers.

D’autres encore, plus rares, choisissent de faire carrière dans l’administration (inspections des impôts) ou vers l’enseignement et la recherche.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Cette formation est accessible en formation continue.

Néanmoins, les pré-requis élevés de cette filière, la durée des études (obligatoirement deux ans) ainsi qu’un volume horaire nettement plus élevé que dans d’autres formations, font que, dans les faits, peu d’étudiants peuvent suivre ce cursus dans le cadre d’un congé-formation.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

La formation s’est dotée d’un Comité de pilotage comprenant à la fois des universitaires et des représentants de la profession comptable.

Cette structure permet de faire évoluer les enseignements en tenant compte des besoins exprimés par les professionnels du chiffre.

A titre d’exemple, des cours dispensés en anglais ont été introduits dans le programme, ainsi que des enseignements prenant en compte les évolutions actuelles des référentiels comptables internationaux, de même que les évolutions technologiques récentes en matière dans le domaine des systèmes d’information (ERP, EDI, cloud computing etc.).


Agrégé d’économie et gestion et diplômé expert-comptable, Jean-Jacques FRIEDRICH enseigne la comptabilité financière et les normes IFRS à l’IAE de l’Université Jean Moulin – LYON 3 où il dirige le Master 2 CCA (Comptabilité – Contrôle – Audit). Il est par ailleurs responsable de plusieurs programmes de master à l’étranger (Chine, Tunisie, Maroc, Afrique subsaharienne). Il est également auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de la comptabilité.

« Nos étudiants intègrent les grands cabinets d’audit (Ex : Deloitte, KMPG, Mazars, PWC) et les gros cabinets d’expertises comptables », Pierre-Antoine Sprimont, Responsable du Master Contrôle, Comptabilité, Audit, IAE de Rouen.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Comptabilité Contrôle Audit ?

Le master CCA de Rouen existe depuis 1987 date de la création de maîtrise de science et technique financière (MSTCF). C’est en 2004 que le diplôme devient Master Comptabilité Contrôle Audit (CCA) suite à la réforme LMD.

Notre Master CCA est une formation de l’IAE de Rouen (école universitaire de management) intégrée aux locaux de l’université de droit. Nos étudiants y côtoient donc les étudiants en marketing, ressources humaines, banques, assurances et carrières juridiques.

Combien avez-vous de promotions ?

Nous avons deux promotions de Master CCA par an. Une en rythme continu, l’autre en rythme alternance.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Master CCA de Rouen forme des futurs experts comptables, des contrôleurs de gestion, des auditeurs et des cadres administratifs d’entreprises.

Quels sont les points forts du programme ?

Le master CCA se conforme au programme du DSCG ce qui permet à nos étudiants de bénéficier des équivalences des UV 2,3,5,6,7.

Pour nous différencier des autres CCA, nous mettons l’accent sur les cours en anglais dès la licence (ex. économie, marketing, contrôle de gestion, théorie des organisations, finance) et nous proposons deux modules originaux en Master 2 à savoir l’aide à la création d’entreprise (ex rédaction d’un business plan) et l’audit des organisations non marchandes.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants diplômés de notre master CCA sont essentiellement issus d’un bac S ou ES.

La filière CCA de Rouen peut s’intégrer en Licence 3, en Master 1 ou directement en Master 2.

Les formations initiales des étudiants sélectionnés (tests, dossier, entretiens) sont variées car nous voulons diversifier les profils d’étudiants. Pour l’essentiel, les étudiants ont validés un BTS CGO, un DUT (GEA, TC, carrière juridique) ou une licence (économie, droit, AES), un DCG, un Master de gestion, voir une école d’ingénieur (pour les postes de contrôleur de gestion).

Comment est composé le corps enseignants ?

Les cours sont assurés dans des proportions égales par des enseignants hautement qualifiés (Doctorat) et par des professionnels spécialistes dans leurs domaines (avocats, experts comptables, commissaires aux comptes, ingénieurs).

Les professionnels n’ayant pas ces titres ne peuvent prétendre à enseigner dans notre master.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Nous entretenons des relations étroites avec les entreprises et les grandes associations professionnelles via notre association « génération CCA (loi 1901) ». Nous leur proposons par exemple l’organisation de conférences « clef en main ».

Notre réseau des anciens « sponsorise » nos nouveaux diplômés dans les cabinets d’audit et d’expertise.

Nous sommes en partenariat avec plusieurs cabinets de recrutement spécialisés dans les métiers du contrôle et de la finance.

Enfin nos intervenants professionnels apportent leurs réseaux et en font profiter nos étudiants.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

L’intégralité de nos étudiants trouve un emploi de suite après l’obtention de leur diplôme.

Cela s’explique par la qualité des enseignements dispensés et notre relation étroite avec les entreprises mais aussi par des facteurs contextuels.

D’abord l’audit, le contrôle de gestion et l’expertise comptable sont des métiers qui recrutent beaucoup. Ensuite, le Master CCA de Rouen est le seul master dans ce domaine sur toute la haute Normandie (de paris au havre). Enfin nous sommes très exigeants dans notre recrutement puisque nous affichons une sélectivité de 6% (30 diplômés en M2 pour 500 dossiers déposés L3,M1 et M2).

Nos étudiants intègrent les grands cabinets d’audit (ex Deloitte, KMPG, Mazars, PWC) et les gros cabinets d’expertises comptables. D’autres étudiants intègrent le contrôle de gestion de grandes entreprises où leur maitrise des rouages comptables et financiers est très appréciée dans les missions d’analyse de coûts et d’exercice budgétaire.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Nous avons deux sections de Master 2 CCA : l’une est en formation initiale et l’autre en formation continue.

Pour la première, les cours vont de septembre à mi janvier suivi d’un stage de trois à six mois. Pour la formation continue, l’alternance est sur un rythme d’une semaine de cours par mois (donc trois semaines en entreprise).

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

A ce niveau, notre marge de manœuvre est limitée, car nous devons respecter un référentiel national inscrit au BO afin de garantir les équivalences du DSCG à nos étudiants.

Les changements sont initiés par notre conseil de perfectionnement qui se réunit deux fois par an (comme l’exige notre charte qualité). Ce conseil est composé du président régional de l’ordre des experts comptables, du président de l’association des commissaires aux comptes, de directeurs de ressources humaines de directions régionales (ex banques, PME), de représentants de cabinets de recrutement spécialisés en contrôle de gestion et analyse financière et de nos anciens diplômés.

C’est par exemple sur leurs conseils que nous avons inscrit un semestre d’échange à l’international dans notre parcours.


Pierre-Antoine Sprimont, Professeur des universités et Docteur en gestion, est responsable de la filière CCA de Rouen et directeur adjoint de l’IAE. Il enseigne le contrôle de gestion et l’analyse des données. Ses recherches portent sur le management de la performance et les modèles de management.

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« Au retour du stage, les trois-quarts des étudiants ont un contrat d’embauche », Ken Rosa Arsène, Promotion 2006, Consultant senior en stratégie & organisation, SterWen Consulting.

Qu’avez vous pensé des cours ?

Les cours sont de très bonne qualité. L’intérêt c’est que vous avez dans la promotion des gens qui viennent d’écoles de commerce, d’écoles d’ingénieurs ou encore d’universités.

Il y a à la fois des cours de mise à niveau et des cours spécifiques. Le rythme est très soutenu. Les cours ont lieu entre septembre et décembre. Le stage se fait entre janvier et avril pour être en phase avec les besoins des cabinets d’audit. Après on retourne en cours entre mai et juin et là on a plus des modules sur des thématiques spécialisées comme le risk, la conformité, l’entrepreneuriat… J’avais fait une école de commerce auparavant. J’ai découvert de nouvelles matières.

Comment évaluez-vous la qualité des intervenants ?

Les professeurs sont de très bonne qualité qui enseignent à la grande école. Le corps professoral connait le métier. Il y aussi des anciens en postes qui viennent animer des modules.

Deux cours m’ont particulièrement marqué. J’ai vraiment aimé le cours de fusion acquisition. L’intervenant était vraiment intéressant et avait une vraie capacité à simplifier les problèmes complexes. On a aussi eu un cours sur l’économie du sport. Cela nous a permis d’aborder les problématiques de valorisation financière d’un club de sport. On a également une très grande proximité avec les intervenants en raison de la petite taille de la promotion. Nous étions entre 30 et 35 étudiants.

Est-ce que vous pensez que cette formation vous a bien préparé à votre métier actuel ?

Le mastère est très bien pour rentrer sur le marché de l’audit. Tout ce qu’on fait en cours on le rencontre après dans la vie professionnelle. Au retour du stage, les trois-quarts des étudiants ont un contrat d’embauche. Ce bon taux s’explique en partie par la sélection du jury à l’entrée du mastère qui est composé d’un directeur scientifique, d’un ancien et d’un associé de cabinet. Il y a aussi en novembre un forum dédié à l’audit et conseil. On peut échanger avec des professionnels. Ensuite il y a le grand forum ESCP fin janvier. On a également un voyage d’étude qui a lieu en juillet. On y rencontre des professionnels du métier à l’étranger. On avait rencontré notamment les associés de PwC et de Gide Loyrette Nouel en Chine.

Le mastère m’a vraiment aidé pour démarrer ma carrière dans l’audit. J’ai fait mon stage chez E&Y au Luxembourg. Je voulais un environnement international. J’ai pu travailler avec de nombreuses nationalités différentes. Après je voulais voir autre chose et je suis parti dans le conseil, chez Ineum maintenant Kurt Salmon et ensuite chez Eurogroup. En 2009, j’ai rejoint SterWen, un cabinet de conseil à taille humaine, en tant que consultant en stratégie et organisation.

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 » Le Master Finance, Contrôle, Audit vise à délivrer une solide formation de base sur l’ensemble des disciplines de la gestion « , Annabelle HULIN, Responsable Master 1 Finance, Contrôle, Audit (FCA), IAE de l’Université de Tours.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master 1 Finance, Contrôle, Audit ?

Le Master Finance, Contrôle, Audit vise à délivrer une solide formation de base sur l’ensemble des disciplines de la gestion. Associant enseignements magistraux, études de cas, et travaux de groupes, la pédagogie du diplôme permet aux étudiants de se familiariser aux exigences techniques et comportementales que requiert la pratique de la finance, de l’audit et du contrôle.

Elle permet aussi de suivre, dès le deuxième semestre de Master, des enseignements approfondis et spécialisés en finance, contrôle et audit. Ces enseignements permettent d’acquérir les pré-requis nécessaires aux parcours de la deuxième année de Master (Audit et Contrôle des Entreprises Internationales / Métiers de la Banque et de la Finance).

Cette formation existe depuis plus de 10 ans. Elle a connu de nombreuses évolutions : Maîtrise de Sciences de Gestion pour devenir ensuite Master 1 Sciences du Management et maintenant Master 1 Finance, Contrôle, Audit.

Combien avez vous de promotions ?

Le Master 1 existait auparavant sous la mention : « Sciences du Management ». Afin de répondre toujours plus aux attentes des entreprises, nous avons fait évoluer cette formation vers le Master 1 « Finance, Contrôle, Audit ». Cela nous permet d’offrir une pré-spécialisation plus forte aux étudiants. Nous allons accueillir en septembre 2013 la deuxième promotion de ce Master 1 « nouvelle formule ».

Quel est l’objectif de la formation ?

– Délivrer une solide formation sur l’ensemble des disciplines de la gestion ;
– Offrir aux étudiants un choix d’enseignements complémentaires de pré-spécialisation qui préparent les parcours spécialisés de la seconde année du Master.

Quels sont les points forts du programme ?

Les enseignements approfondis et spécialisés du second semestre !

La formation est complétée par la réalisation de nombreux projets de gestion d’envergure !

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants du Master 1 Finance, Contrôle, Audit sont issus pour la majorité de la Licence Sciences de Gestion de l’IAE de Tours ; mais également de licence Administration, Economique et Social, licence Economie Gestion, Bachelor en management, Licence professionnelle en gestion, etc.

Comment est composé le corps enseignants ?

L’équipe enseignante du Master 1 Finance, Contrôle, Audit est composée d’enseignants-chercheurs de l’Université de Tours et d’intervenants professionnels (représentant 30% de l’équipe).

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

La mention Finance Contrôle Audit de l’IAE est une formation qui s’appuie sur de nombreux partenaires publics et privés jouant un rôle de premier plan dans le tissu socio-économique local, régional et national. Ces partenaires apportent diverses aides aux étudiants dans le cadre de leurs études (cours, études, projets et stages) et dans les diverses manifestations sociales et culturelles.

De façon concrète, outre les concours financiers ou matériels qu’ils apportent aux étudiants en acceptant de parrainer ou de sponsoriser bon nombre de leurs activités, ils les reçoivent également dans le cadre d’enquêtes de terrain liées à des exposés qu’ils ont à réaliser lors de leurs cours.

Certains cadres de ces entreprises partenaires acceptent de venir rencontrer les étudiants dans le cadre de manifestations spécifiques ou d’ateliers thématiques organisés sur les métiers. De même, ces partenaires accueillent également les étudiants dans le cadre de leurs stages ou dans le cadre de contrats d’apprentissage.

Ce type de partenariat construit depuis fort longtemps permet aujourd’hui à l’IAE de Tours de compter au sein de nombreuses entreprises régionales et nationales d’anciens diplômés.

Parmi les partenaires les plus impliqués, économiquement et financièrement, nous comptons notamment la Société Générale, St Micro Electronics, la Caisse d’Epargne, le Conseil Régional, le Crédit Agricole, la BNP Paribas, la Ville de Tours, la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Témoignage diffusé sur le site du réseau des IAE : Rencontre avec Florent VAIDIE, Senior Auditor

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui.

Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

Plusieurs points nous permettent de faire évoluer le Master 1 Finance, Contrôle, Audit :

– l’évaluation des enseignements réalisée directement par les étudiants,
– le conseil de perfectionnement avec l’équipe administrative et pédagogique,
– les retours des entreprises qui accueillent nos étudiants en stage notamment,
– la demande de renouvellement d’habilitation auprès du ministère de l’enseignement supérieur tous les 5 ans,
– l’audit qualité de l’IAE de Tours réalisé annuellement par la société Qualicert.


Annabelle HULIN est maître de conférences en sciences de gestion à l’IAE de l’Université de Tours. Elle est responsable des trois parcours en Master 1 proposés par l’IAE : Finance, Contrôle, Audit (FCA), Management Stratégique des Hommes et des Organisations (MSHO) et Développement des Aptitudes Managériales (DAM). Elle intervient auprès de différentes structures professionnelles et mène des recherches académiques autour des questions de management des experts, gestion des talents, transmission du métier…

 » Ce Master s’inscrit dans le cursus de l’expertise comptable « , Michèle Saboly, Responsable du Master Comptabilité Contrôle Audit, IAE – Université de Toulouse 1 Capitole.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Comptabilité Contrôle Audit ?

Le Master Comptabilité Contrôle Audit est un diplôme d’excellence regroupant l’ensemble des connaissances nécessaires à l’exercice des métiers de l’audit, du contrôle et de la comptabilité en entreprise ou en cabinet (audit, conseil, expertise comptable).

Il est adossé au cursus des examens comptables de l’Etat et détient le nombre maximal de dispenses d’épreuves (5 sur 7) pour l’obtention du DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion).

Il constitue un label reconnu au plan national.

Le master CCA de Toulouse a été ouvert en septembre 2004 avec le passage au LMD. Il s’inscrivait déjà dans la logique de la formation comptable supérieure et faisait suite à la MSTCF ouverte en octobre 1982.

Ce diplôme est, avec le Master Contrôle de Gestion, une des 2 spécialités du Master Droit Economie Gestion mention Comptabilité Contrôle, lui-même décliné en 2 parcours : professionnel ou recherche.

Combien avez-vous de promotions ?

Si vous parlez de l’effectif de chaque promotion : environ 50 étudiants

Si vous parlez du nombre de promotions déjà diplômées : 8 promotions diplômées jusqu’à ce jour

Quel est l’objectif de la formation ?

Cette spécialité forme les étudiants se destinant à la préparation du diplôme d’expertise comptable (DSCG-DEC) et à des carrières dans des cabinets comptables et d’audit. Les diplômés du Master accèdent aux fonctions de cadres opérationnels et supérieurs en entreprises dans les métiers de la comptabilité, du contrôle et de l’audit.

Certains diplômés s’orientent vers les métiers de l’enseignement ou de la recherche.

Une partie significative des étudiants de cette spécialité CCA se présente aux examens comptables supérieurs nationaux avec un taux de réussite élevé.

Quels sont les points forts du programme ?

Ce Master s’inscrit dans le cursus de l’expertise comptable. Il s’appuie notamment sur les programmes du Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion (DSCG). Mais le master CCA de Toulouse va au delà pour favoriser l’adaptabilité des étudiants et leur insertion professionnelle, ainsi : deux stages sont obligatoires en M1 et M2 (4 + 6 mois) ; une Certification en langue vivante est organisée en fin de M1.

De plus une Unité d’Enseignement « Relations professionnelles » structure toutes les activités visant à introduire les étudiants dans le milieu professionnel comme la co-organisation des rencontres annuelles « Ordre des experts-comptables Midi-Pyrénées et Université-IAE », les ateliers de préparation CV ; les entretiens et rencontres avec des recruteurs.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants de M2 CCA sont issus d’un M1 CCA ayant satisfait aux conditions d’évaluation spécifiques et sur examen de leur dossier. Auparavant ils sont principalement titulaires d’une Licence Comptabilité Contrôle ou du DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion).

Comment est composé le corps enseignants ?

Les enseignements sont dispensés par les enseignants permanents de l’Université Toulouse 1 : Professeur des Universités, Maîtres de conférences et Agrégés du second degré en économie et gestion (PRAG). Des enseignants professeurs associés (PAST), experts-comptables et commissaires aux comptes complètent l’équipe pédagogique.

Des intervenants spécialisés collaborent au M2 CCA : professionnels de la fiscalité, de l’audit, de la sécurité informatique. 23 % des interventions sont réalisées par des professionnels.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

L’IAE Toulouse développe des actions visant à valoriser les diplômes auprès des entreprises et favoriser ainsi l’insertion professionnelle de ses étudiants. Nos partenaires professionnels contribuent ainsi aux événements réalisés tout au long de l’année tels que le forum stages CCA, la Rencontre Annuelle de l’Ordre des Experts Comptables, etc.

Le diplôme est organisé de manière à permettre l’acquisition des compétences requises par la profession comptable dans le cadre du partenariat entre l’Université Toulouse et le Conseil de l’Ordre des Experts-Comptables de Midi-Pyrénées en matière de formation aux métiers de l’expertise comptable, de l’audit et du conseil.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

L’insertion professionnelle des diplômés du Master comptable est soutenue par une politique de partenariat forte mise en place pour tout le département Comptabilité-contrôle de l’IAE, (Ordre des Experts-comptables de Midi-Pyrénées, la compagnie régionale des commissaires aux comptes et l’URSSAF) ainsi que par une politique active de stages (service spécifique, base de données dédiées, Forum stages Métiers de la Comptabilité suivi pédagogique, évaluation).

L’enquête d’insertion réalisée dans le cadre de la certification qualité de service montre que les diplômés du Master CCA exercent les activités suivantes : expert-comptable stagiaire puis expert-comptable, commissaire aux comptes, collaborateur ou auditeur en cabinet, responsable du contrôle interne et de la gestion des procédures, responsable de service comptable, directeur administratif et financier, cadre opérationnel dans un service de consolidation …

Contact avec les diplômés :

R. Grotto est EC stagiaire et Président de l’ANECS Midi-Pyrénées

D’autres rejoignent des entreprises :
Liliane Nallit, auditeur à la Caisse d’allocations familiales LILIANE NALLIT

D’autres enfin se tournent vers l’enseignement :
F.Z El Fassi doctorante et chargée de cours à l’IAE

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui, le M2 CCA est accessible en formation continue à des salariés bénéficiant d’un congé formation ou a des demandeurs d’emploi.

Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

Le programme du master CCA est très fortement lié à celui du DSCG et ne peut être modifié substantiellement qu’avec une réforme des examens comptables supérieurs. C’est ce qui lui permet de bénéficier du maximum de dispenses d’épreuves.

Cependant, le programme évolue dans ce cadre : un conseil de perfectionnement permet chaque année d’améliorer le fonctionnement du diplôme. Les étudiants doivent également évaluer de façon anonyme chacun des enseignements qu’ils reçoivent. Les discussions régulières que nous avons avec la profession comptable permettent une adaptation continue des enseignements afin d’assurer à nos étudiants la meilleure insertion professionnelle possible.


Michèle Saboly est professeur en Sciences de Gestion à l’IAE – Université de Toulouse 1 Capitole. Spécialisée en comptabilité financière, elle est responsable du département Comptabilité – Contrôle. Ses recherches portent sur les choix comptables des dirigeants, l’histoire des pratiques et des professions comptables. Ses travaux ont été publiés dans les revues Comptabilité, Contrôle, Audit, Entreprises et Histoire, Accounting History Review, Accounting, Business and Financial History, Journal of Forensic Accounting, Revue Internationale de Gestion.