«Il constitue, de surcroît, une première étape pour devenir associé de cabinet ou cadre dirigeant.», Enrico Prinz, Responsable du Master 2 «Audit Financier et Opérationnel» à l’EM Strasbourg, 2014.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le diplôme? Le Master 2 « Audit Financier et Opérationnel » constitue l’un de nos plus anciens Masters qui a été créé en 1994 sous la forme d’un DESS à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’Université Robert Schuman de Strasbourg (aujourd’hui intégré à l’EM Strasbourg Business School, composante de l’Université de Strasbourg).
Le parcours a pour finalité de former des cadres de haut niveau maîtrisant toutes les facettes de l’audit interne, externe et du commissariat aux comptes, tant au niveau national qu’à l’international. Il constitue, de surcroît, une première étape pour devenir associé de cabinet ou cadre dirigeant.
La formation prépare aussi bien à l’exercice de fonctions de responsabilité dans les services d’audit interne de groupes industriels, bancaires ou de service et des collectivités territoriales qu’aux missions variées dans les cabinets d’audit externe.

Combien avez vous de promotions ? Le parcours « Audit Financier et Opérationnel » a fêté l’an dernier ses 20 ans et nous avons tout récemment accueilli la 21ème promotion.
Quel est l’objectif de la formation ? L’objectif du parcours est d’offrir aux étudiants des enseignements spécifiques leur permettant d’acquérir les techniques et concepts relatifs à l’audit et de développer une capacité forte de réflexion et d’analyse. Outre ces compétences techniques et d’analyse, les étudiants bénéficient de plusieurs cours dispensés intégralement en langue anglaise ce qui leur permet également de valoriser leurs connaissances dans un environnement international attractif et évolutif.
La préparation, à la fin du parcours, d’un mémoire visant à apporter des réponses à des problématiques concrètes du monde des auditeurs au travers une analyse scientifique permettra aux étudiants d’appliquer « sur le terrain » les outils et techniques acquis en cours et de développer une compétence recherchée à nos jours : la capacité de synthèse.
Quels sont les points forts du programme ? Sa particularité fut déjà à l’époque et l’est toujours à être l’une des rares formations en France offrant un cursus qui dépasse l’enseignement des facettes de l’audit « classique » puisqu’il forme également des experts à mêmes de réaliser des audits « opérationnels » dans les domaines de la production ou de l’informatique, par exemple. Cette double-compétence constitue un avantage non négligeable pour nos étudiants qui facilite leur insertion professionnelle.
Au vu de la position géographique de l’EM Strasbourg Business School et des missions trans-frontalières de bon nombre de nos intervenants professionnels, la formation constitue, par ailleurs, un bon tremplin pour démarrer une carrière intéressante en Suisse, au Luxembourg ou en Allemagne.
Quels sont les profils des étudiants ? Les candidats intégrant la formation disposent généralement d’un diplôme de niveau Bac+4 en finance, comptabilité ou droit, ou encore de parcours généralistes tels que sciences de gestion ou AES.
Le parcours est, par ailleurs, également accessible en formation continue ce qui constitue une possibilité pour les personnes ayant déjà des expériences professionnelles de se réorienter ou encore d’enrichir leur profil par l’acquisition de compétences complémentaires.
Comment est composé le corps enseignants ? L’équipe pédagogique est composée tant d’universitaires spécialisés dans les domaines comptabilité, audit, finance ou droit que de nombreux intervenants professionnels hautement qualifiés (commissaires aux comptes, experts comptables, associés et directeurs de cabinet, auditeurs, juristes, contrôleurs de gestion).
Parmi les professionnels, les cabinets locaux sont aussi bien représentés que les « Big 4 » (Rem. : KPMG, PriceWaterhouseCoopers, Ernst & Young et Deloitte), ce qui offre aux étudiants de belles opportunités pour nouer des contacts, trouver un stage et préparer ainsi leur carrière professionnelle future. Quelles sont vos relations avec les entreprises ? Le parcours bénéficie de très bons contacts avec les cabinets d’audit et d’expertise comptable locaux, nationaux et internationaux. Ces relations sont, par ailleurs, régulièrement intensifiées par l’organisation d’un forum annuel d’audit auquel s’ajoutent d’autres événements comme, par exemple, des visites d’entreprise ou de cabinets.
Grace à ces contacts, les étudiants trouvent généralement sans difficultés des cabinets ou entreprises pour réaliser leur stage.
Dans ce contexte, il faut également noter que les étudiants ont accès aux événements organisés par l’Antenne Est de l’Institut Français des Auditeurs et Contrôleurs Internes (IFACI) où ils peuvent échanger avec les professionnels sur des thèmes d’actualité ou encore chercher conseil pour leur carrière future.
La qualité des contacts se reflète finalement par le taux élevé d’étudiants trouvant avant même la fin officielle du parcours un emploi, dont une grande partie dans les sociétés dans lesquelles ils ont effectué leur stage.
Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ? Après leurs études, plus de la moitié de nos diplômés exerce les fonctions d’auditeurs juniors dans les cabinets d’audit locaux et nationaux ou devient auditeur interne dans les entreprises industrielles ou les collectivités locales. Une partie démarre également leur carrière professionnelle directement dans les grands cabinets à l’étranger.

Témoignage d’étudiants :

«Souhaitant me réorienter vers les métiers de la finance et de la comptabilité, j’ai intégré le Master AFO en formation continue après une expérience de plusieurs années en entreprise. J’ai choisi cette formation pour sa bonne insertion professionnelle, en particulier auprès des grands cabinets d’audit de la région.
L’enseignement, dispensé majoritairement par des professionnels, couvre l’essentiel des fa-cettes de l’audit interne et de l’audit externe et permet d’être rapidement opérationnel lors du stage de fin d’études. Ce stage, que j’ai réalisé dans un cabinet, m’a permis d’appréhender les différents aspects du métier d’auditeur financier au travers de missions particulièrement variées. Cette première expérience dans l’audit aura été déterminante puisque seulement quelques semaines après la fin de mon stage j’ai été recruté en tant qu’auditeur externe par le groupe Deloitte.»
- Cyril ABDICHE (promotion 2013/2014)

«Mon parcours.
Après un baccalauréat ES, j’ai effectué quatre années à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Strasbourg en Economie et Entreprises, avant de faire ma dernière années au sein du Master 2 Audit Financier et Opérationnel (AFO) de l’Ecole de Management de Strasbourg (EMS). Je suis maintenant auditeur financier chez le cabinet PwC à Luxembourg, spécialisé dans l’audit de fonds d’investissement en infrastructure et immobilier, depuis octobre 2013. J’ai reçu ma première promotion en juin dernier et j’ai la possibilité de devenir senior d’ici juin 2015, soit à peine deux ans après mon entrée en cabinet. Mes missions sont assez variées, puisqu’en dépit de ma spécialisation, j’interviens non seulement sur des fonds d’investissement, mais aussi sur des structures holdings et des sociétés opérationnelles (industrie).

L’apport du M2 AFO.
Le M2 Audit Financier et Opérationnel de l’EMS m’a permis, dans le contexte de mon par-cours personnel, de préparer mon entrée sur le marché du travail en cabinet d’audit. C’est une formation de qualité qui m’a permis d’acquérir tout le vocable et les notions essentielles à un praticien de l’audit pour exercer son métier. Les cours sont eux-mêmes assez variés et permettent aussi bien de renforcer des acquis en comptabilité, notamment en normes interna-tionales (IFRS) et en consolidation, que de se familiariser avec les concepts de l’audit légal ou d’autres formes d’audit (ressources humaines, production) et d’approfondir certains aspects de la finance (instruments financiers, dérivés). Une proportion appréciable de ces cours est dispensée par des professionnels du secteur, dont des associés et directeurs des grands cabinets (PwC, KPMG et Deloitte), ce qui permet aussi d’y apporter une dimension pratique et connectée aux problématiques de terrain. De fait, c’est une formation qui combine avec efficacité de solides bases théoriques avec la pratique quotidienne en cabinet. C’est un master qui propose un bon rapport qualité-prix, car moins cher que les alternatives comme la forma-tion de l’Ecole de Management de Lyon, tout en acquérant les compétences nécessaires à la pratique de l’audit. Il est à noter que d’autres se sont aussi orientés vers l’audit interne ou le contrôle de gestion. Les débouchés vont donc au-delà du simple audit externe en cabinet.

M2 AFO et insertion professionnelle.

Le M2 Audit Financier et Opérationnel de l’EMS ouvre les portes du monde professionnel : un salon de l’audit est tenu en septembre/octobre à l’EMS qui réunit des professionnels du secteur, aussi bien venus des cabinets basés à Strasbourg (locaux ou internationaux) que de Paris ou Luxembourg. C’est une phase au cours de laquelle la grande majorité des étudiants trouvent un stage dans ces structures, car le M2 comprend un stage de 4 mois de janvier à avril. Le stage est d’autant plus intéressant qu’il débouche quasi-automatiquement sur une offre en CDI à l’issue du diplôme. Parmi ces cabinets figurent évidemment les Big Four (PwC, KPMG, Deloitte et EY), mais aussi des structures locales comme FIBA, Gross Hugel, etc. Les résultats du M2 à cet égard sont probants ; la plupart des mes camarades de promotion se sont insérés très rapidement sur le marché du travail. J’ai moi-même obtenu mon CDI chez PwC Luxembourg en novembre 2012, soit un an avec mon début en octobre 2013.

Pourquoi l’audit ?
L’audit est un secteur à l’épreuve de la crise ; le commissariat aux comptes reste une obliga-tion légale et est de ce fait plus contra-cyclique que d’autres pans du secteur des services financiers comme la banque d’investissement ou le marketing. L’audit est une porte d’entrée pour beaucoup de jeunes diplômés qui n’ont pas de mal, après deux à quatre ans dans le sec-teur, à se reconvertir dans d’autres positions. L’audit lui-même constitue une option de carrière intéressante avec des promotions rapides et des rémunérations attractives (ainsi qu’un package : voiture en leasing, mutuelle à prix cassé, bonus, plans retraite, etc.), ainsi que des problématiques intéressantes et un contexte professionnel stimulant. A fortiori, c’est un type de carrière encore plus attractif au Luxembourg où les rémunérations, les possibilités de carrière et la qualité de vie sont extrêmement alléchantes. Le M2 est aussi reconnu au Luxembourg et a encore permis cette année à certains de ces étudiants de venir travailler ici.» – Flavien TULLIEZ (promotion 2012/2013)

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ? Le parcours est accessible tant en formation initiale qu’en alternance sous forme de formation continue ou de contrat de professionnalisation.
Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ? Le parcours est régulièrement évalué dans le cadre de réunions pédagogiques visant une amélioration continue de la qualité des enseignements ainsi qu’une adaptation aux évolutions récentes dans les domaines de l’audit et du contrôle interne.
Outre ces réunions pédagogiques, les étudiants évaluent chaque année les enseignements, l’objectif étant de vérifier si ces derniers leur ont permis d’atteindre les objectifs pédagogiques du programme. La participation du maître de stage à la soutenance des mémoires permet, de surcroît, d’avoir un feedback direct des praticiens sur la qualité du programme.

Propos recueilli le 01/10/2014


Enrico Prinz est enseignant-chercheur en finance à l’EM Strasbourg Business School. Outre le Master « Audit Financier et Opérationnel », il est responsable du Master « Management transfrontalier franco-allemand ». Ses travaux de recherche portent sur des questions de gouvernance d’entreprises telles que la rémunération des dirigeants, l’efficacité du conseil d’administration et la création de valeur. crédit photo © Marie Faggiano

Access Masters : Salon des Masters, MBA & MS le 27 septembre

Access Masters : Salon des Masters, MBA & MS

Visez de nouveaux sommets !

Paris, Samedi 27 Septembre 2014
De 12h30 à 17h30
Le Méridien Etoile,

Entrée gratuite, inscription obligatoire.

Découvrez les meilleurs programmes de Masters, MBA & MS des Grandes Ecoles de Commerce françaises et internationales lors de la 11ème édition du Salon Access Masters à Paris le Samedi 27 Septembre 2014 !

Les moments forts du salon :

• Workshops thématiques : marketing, finance, management, relations internationales, ingénierie…
• Rencontres personnalisées avec les Directeurs des Admissions des écoles
• Sessions d’orientation individuelles animées par les consultants Access Masters
• Programmation des RDV sur place et assistance d’hôtesses dédiées
• Conférence interactive « Comment bien choisir son Master Spécialisé »
• Nouveau Guide Access Masters – inclus son supplément MBA – offert à chaque participant

Le salon s’adresse aux titulaires de Bac+3 (Licence ou équivalent) à Bac +4/5 et jeunes diplômés, toutes filières, qui souhaitent se spécialiser dans un domaine précis, acquérir une double compétence, bénéficier de la notoriété et du réseau des écoles, faciliter leur mobilité internationale, optimiser leur salaire à l’embauche, ou encore faire la différence face aux recruteurs.

Les écoles participantes au salon figurent parmi les plus renommées, et proviennent des quatre coins du monde, EDHEC, Hult International Business School, IE Business School, Babson College, Henley Business School, Rotterdam School of Management, Toulouse Business School… et bien d’autres.

N’attendez pas la rentrée ! Inscrivez-vous dès maintenant pour recevoir votre invitation gratuite et horaire d’arrivée sur www.accessmasterstour.com

Seuls les candidats préinscrits peuvent obtenir des RDV avec les écoles.

« L’objectif du Master est de former des cadres polyvalents pour s’adapter à un environnement mouvant », Hélène Raymond et Sessi Tokpavi, Responsables du Master 2 Gestion des Actifs de l’Université de Nanterre.


Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master 2 Gestion des Actifs ?
Le Master 2 Gestion des Actifs de l’Université Paris Ouest Nanterre a été créé en 2005 pour répondre aux besoins de professionnalisation des étudiants, dans un contexte où le DEA Monnaie, Banque, Finance qui existait depuis plus de 20 ans à Nanterre ne répondait plus entièrement aux besoins de formation.

Combien avez vous de promotions ?

Nous en sommes donc à notre 9ième promotion.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif du Master 2 est de former des cadres avec une solide formation en banque et en finance de marché, qui soient suffisamment polyvalents pour s’adapter à un environnement financier et réglementaire mouvant et à une palette de métiers allant de la Gestion d’Actifs au Conseil, en passant par la Banque et l’Analyse Financière. Le but n’est pas de leur faire acquérir une simple maîtrise des techniques, mais aussi de leur donner suffisamment de recul sur les instruments et les modèles utilisés pour qu’ils en perçoivent les apports et les limites.

Par ailleurs, la formation permet maintenant aussi aux étudiants qui le souhaitent de poursuivre en thèse. Les opportunités offertes par un Doctorat en économie et finance sont souvent négligées par les étudiants qui s’imaginent souvent à tort que cette voie n’offre pas de vrais débouchés et est réservée à ceux qui visent une carrière universitaire. Or – même si l’information a encore du mal à bien diffuser – il faut savoir que les Universités se sont largement ouvertes au monde de l’entreprise et qu’il est possible de faire des thèses sous contrat en entreprise ; ce qu’on appelle des thèses en CIFRE. Les profils de Docteurs en Finance sont donc en fait encore rares relativement aux besoins et sont prisés à la fois des institutions financières (grandes et petites) et des Universités et des autres organismes de recherche.

Quels sont les points forts du programme ?

Outre une formation très solide et complète sur les risques financiers (méthodes d’évaluation, instruments et méthodes de gestion) et les techniques de choix de portefeuilles, nous mettons aussi beaucoup l’accent sur l’évolution de la régulation financière, tant en ce qui concerne les banques que les marchés. Compte tenu des grands chantiers réglementaires en cours dans le domaine de la finance et des enjeux – pour les institutions financières et pour la stabilité du système financier dans son ensemble – nous jugeons qu’il est essentiel de donner à nos étudiants à la fois des compétences opérationnelles (qui passent entre autres par la certification AMF) et une vision critique d’ensemble des évolutions à l’oeuvre.

Quels sont les profils des étudiants ?

Nos étudiants proviennent essentiellement des Universités, même si nous accueillons régulièrement d’autres profils (écoles de commerce, ingénieurs, reprise d’étude, …).
La plupart ont validé un Master 1 d’économie (ou parfois de gestion) avec une coloration orientée vers les questions monétaires, bancaires et financières.
Un certain nombre viennent d’ailleurs de notre première année de Master Monnaie, Banque, Finance, Assurance à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Mais il y a une grande diversité des Universités d’origine : nos étudiants viennent aussi bien d’Universités parisiennes que de province, voire d’Universités étrangères.
La charge de travail étant relativement conséquente et assez concentrée en peu de mois, il s’agit souvent de bons étudiants qui ont validé avec mention une ou plusieurs de leurs années de formation antérieures.

Comment est composé le corps enseignants ?

Il est composé environ pour moitié d’enseignants issus de l’Université. Il s’agit d’enseignants-chercheurs, qui ont à la fois une expérience pédagogique solide et une expertise économique et financière éprouvée. Leurs enseignements bénéficient des dernières avancées qu’ils ont pu  acquérir à travers leur pratique de la recherche. C’est particulièrement crucial dans un domaine en évolution permanente.

Pour l’autre moitié le corps enseignants est composé d’intervenants issus du monde de l’entreprise, en l’occurrence des banques (y compris la Banque Centrale), d’agences de notation et de sociétés de conseil et de gestion de portefeuilles. C’est tout aussi essentiel pour la qualité de la formation.
L’intervention de professionnels issus du monde de la finance permet en effet d’irriguer les enseignements avec l’expérience capitalisée par ces intervenants. Non seulement cela permet à nos étudiants d’acquérir des compétences opérationnelles et à jour correspondant aux meilleurs pratiques professionnelles, mais cela permet aussi de croiser les regards et les approches et à ce titre d’enrichir de façon considérable le contenu de la formation.

Quelles sont  vos relations avec les entreprises ?

Nos relations avec les entreprises passent à travers plusieurs canaux. Tout d’abord, comme on l’a vu, il y a le canal des intervenants extérieurs issus du monde de l’entreprise et avec lesquels nous collaborons au sein même de la formation. Ensuite, il y a ceux que nous rencontrons à l’occasion des stages de nos étudiants et lors des soutenances de leurs rapports de stage, qui donnent l’opportunité d’échanges souvent très intéressants. Les étudiants sont d’ailleurs très largement bénéficiaires de ces échanges : aussi bien celui/celle qui soutient, que ceux à venir. Car les échanges avec les tuteurs de stages sont souvent l’occasion de prendre date pour le futur, les stages se passant généralement de façon très satisfaisante. Par ailleurs, avec l’appui de l’Université nous associons nos étudiants à des rencontres professionnelles avec des entreprises recruteuses dans le domaine de la finance et du conseil, ce qui non seulement leur facilite la recherche de stages et de débouchés, mais leur permet aussi de mieux saisir les besoins des entreprises et d’orienter leurs démarches en conséquence. Enfin, nous avons à cœur de contribuer nous même à ouvrir nos formations et notre centre de recherche (economix.fr) sur l’extérieur et nous organisons donc régulièrement des journées d’études (Tables rondes de la finance, Journées d’études sur les Fonds Souverains, …) auxquelles nous associons des professionnels de la finance.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

La palette de leurs débouchés a été assez variée. Près de la moitié a trouvé des débouchés dans les banques, près d’un tiers ont été embauchés par des sociétés de Gestion de portefeuilles et le restant dans des sociétés de courtage et dans le conseil. Parmi les intitulés de premiers postes qui reviennent régulièrement on retrouve, entre autres: Analyste Risques, Analyste investissement, Assistant gérant, Chargé de conformité, Consultant finance, Gestionnaire middle office. Bien sûr cette liste est  loin d’être exhaustive et elle est aussi appelée à évoluer avec le paysage financier et réglementaire. Les étudiants se focalisent souvent sur la figure du trader en salle de marché, mais il faut savoir que ce type de profil représente un nombre très réduit de postes, souvent trustés – à tort probablement, ainsi que la dernière crise en témoigne – par des étudiants issus de grandes écoles. Ce n’est que la pointe émergée de l’iceberg qui comprend une pléthore d’autres débouchés, tout autant, sinon bien plus, essentiels pour le bon fonctionnement de notre système économique et financier.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Jusqu’ici le calendrier s’y prêtait mal, la formation ayant été avant tout conçue au départ pour les besoins d’étudiants en formation initiale. Mais les derniers changements de calendrier de l’Université et des Écoles doctorales (chargées de l’attribution de financements de thèses notamment) nous ont amenés à revoir notre calendrier et à concentrer l’essentiel des cours entre septembre et décembre. Ce calendrier plus resserré peut faciliter l’accès en formation continue.

Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous avons la chance d’avoir pu rassembler au sein de notre équipe de formation  des experts qui se tiennent parfaitement à jour des dernières évolutions et sont ainsi en mesure de mettre à jour en continu leurs cours. Pour ce qui est des révisions plus importantes touchant à la structuration même de la formation (intitulés de cours, articulations en différents modules, …) elles ont lieu tous les 4 ans, ce qui nous permet de remettre à plat l’ensemble et de trouver des solutions pour renforcer les points qui doivent l’être. A cet égard je tiens à remercier nos anciens étudiants – et en particulier ceux qui ont accepté de jouer le rôle de délégués du Master 2 – qui par leurs remarques toujours constructives ont contribué à améliorer la formation. En effet, depuis plusieurs années nous demandons à nos étudiants d’élire en leur sein des délégués qui constituent nos interlocuteurs privilégiés pour faire circuler plus efficacement l’information et faire remonter rapidement les éventuels problèmes.



Après un Magistère d’économie et un Doctorat en Science économique à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, Hélène Raymond (en photo) a été nommée Maître de conférences à Paris I en 1994, où elle a soutenu son habilitation à diriger des recherches. Agrégée des Universités en 1998, elle a été en poste comme Professeur des Universités à Metz et à Lille 2 et consultante à la Banque de France. Depuis 2004 elle est en poste à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Ses recherches portent sur les domaines de la finance de marché et de la macroéconomie monétaire ouverte et concernent, en particulier, l’impact des comportements des acteurs financiers sur la dynamique et la stabilité des marchés (bourse, change, dérivés de matières premières). Hélène Raymond a encadré plusieurs thèses sur des sujets variés (Spams boursiers et efficience, Réactions des bourses aux news macroéconomiques, Cross listing, arbitrage et intégration financière, …). Dernièrement elle a publié plusieurs articles sur les fonds souverains et sur les valeurs refuges et a contribué à l’ouvrage Les systèmes financiers : Mutations, crises et régulation (Economica).

Après une thèse de Doctorat sur la Value-at-Risk à l’Université d’Orléans (2009, direction C. Hurlin et G. Colletaz), Sessi Tokpavi a été recruté comme Maître de Conférences à l‘Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Ses recherches portent sur les domaines de l’économétrie et des statistiques appliquées à la finance. Spécialiste reconnu des calculs de risques financiers et en particulier de Value-at-Risk, Sessi Tokpavi s’est récemment tourné davantage vers la gestion de portefeuilles, aussi bien d’un point de vue pratique (conseil), que d’un point de vue recherche. Ses travaux portent sur les tests de validité de la Value-at-Risk et les procédures de backtesting, ainsi que sur la gestion de portefeuille. Parmi ses travaux récents on peut citer : Asset Allocation with Aversion to Parameter Uncertainty: A Minimax Regression Approach et Sampling Error and Double Shrinkage Estimation of Minimum Variance Portfolios, en collaboration avec Bertrand Candelon et Christophe Hurlin, paru dans le Journal of Empirical Finance en 2012.

Quelle formation en IT Finance ? Découvrez le master MIAGE de l’Université Paris Dauphine avec Julien Loisy, promotion 2009.

« Tous les intervenants au sein de ce master sont des professionnels. »

Qu’avez vous pensé des cours ?

Le Master 2 SIEE (associé à la formation MIAGE de l’Université Paris Dauphine) forme des étudiants aux métiers de l’audit et du conseil en SI.

L’effectif du master est composé de moitié de Magister et profils d’ingénieur informaticiens et d’une seconde moitié d’élèves provenant de formation orientée gestion.

Elle mélange également des élèves en 5ème année d’études avec des personnes possédant déjà une certaine expérience suivant la formation continue.

Ce meeting pot de scolarité et de génération permet à ce master de ne pas sombrer dans la standardisation des esprits.

Cette formation a également la particularité de ne proposer qu’un rythme d’alternance. Ainsi, la moitié de la semaine (ainsi que tout le second trimestre) se déroule en entreprise.

Ce point est déterminant pour qualifier le master et valoriser son C.V. pour trouver un premier emploi ou pour donner une nouvelle dimension à une carrière déjà entamée.

Pratiquement tous les élèves de ma promotion ont eu au moins une offre d’emploi avant d’être diplômé.

En ce qui concerne le contenu, une mise à niveau est réalisée lors de la première semaine pour sensibiliser les profils gestionnaires à l’informatique et les profils informaticiens à la comptabilité et l’audit financier.

Ensuite plusieurs grands blocs éducatifs sont constitués : Eléments fondamentaux de l’audit et du conseil, Audit des grands projets, Audit de la fonction informatique, Gouvernance des SI, Introduction au Knowledge Management, …

Le programme forme plus particulièrement des auditeurs que des consultants mais il s’avère très complet. Les blocs éducatifs sont jalonnés de cas d’études de deux jours, demandant systématiquement une réflexion en équipe et une présentation à l’oral devant des intervenants professionnels.

Enfin une semaine à l’international est organisé chaque année permettant aux élèves d’échanger avec des étudiants étrangers (Pays-Bas, Italie, Angleterre) et de suivre les cours de l’université visitée pendant une semaine. Cela permet de mettre en pratique son anglais.

Comment évaluez-vous la qualité des intervenants ?

Tous les intervenants au sein de ce master sont des professionnels. La plupart proviennent des cabinets d’audit du Big 4 et sont membres de l’AFAI (Association Française des Auditeurs Informatiques).

Tous les intervenants possèdent au moins 5 ans d’expérience et possèdent tous des postes à responsabilités dans des grandes entreprises internationales.

Cela est un plus car les intervenants peuvent systématiquement agrémenter la théorie de leurs cours avec des exemples de cas pratiques. On sent que les cours que nous recevons sont en lien avec les problématiques actuelles des entreprises.

Est-ce que vous pensez que cette formation vous a bien préparée à votre métier actuel ?

Avec le rythme en alternance, j’ai pu mettre en pratique tout au long de mon année de formation ce que j’apprenais. Le master SIEE a une très bonne réputation au sein des cabinets d’audits et des départements d’audit et de contrôles internes des grandes entreprises.

J’ai appris énormément de techniques d’audits qui me servent encore aujourd’hui après 4 ans d’expérience. Selon le classement SMBG, il est un des meilleurs masters préparant aux métiers de l’audit et du conseil.

+ d’avis sur le master MIAGE de l’Université Paris Dauphine

« Le master offre aux étudiants une formation solide leur permettant une insertion professionnelle rapide », Vincent Rivoirard, Coresponsable du Master 2 Ingéniérie Statistique et Financière, Université Paris Dauphine.

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master ISF ?

Le Master Ingénierie Statistique et Financière (ISF) a été créé en 1994. Il prépare à des emplois de niveau bac + 5 nécessitant l’utilisation des mathématiques appliquées en lien avec les besoins des entreprises en statistique et en finance.

Il offre aux étudiants une formation solide leur permettant une insertion professionnelle rapide dans les métiers de l’industrie des services.
La spécialité ISF se décline en deux voies : voie classique et voie par l’apprentissage.

Les éléments de cette fiche ne concernent que la voie « classique ».

La formation offre deux parcours : « parcours Statistique » et « parcours Finance ».

Combien avez vous de promotions ?

20


Quel est l’objectif de la formation ?

La formation a pour objectif de former des cadres d’entreprise :

– possédant une bonne maîtrise des méthodes quantitatives, de la modélisation mathématique et statistique et de l’outil informatique,

– capables d’analyser un problème, de proposer et conduire à son terme une solution, en prenant en charge le traitement numérique et informatique,

– formés aux techniques spécifiques de l’industrie des services (études économiques, marketing, gestion de la production, contrôle de la qualité, finance, assurance, etc…).

Une mention particulière concerne la réglementation bancaire ou assurancielle relié aux normes Bâle 2 ou 3 et Solvency II. Plusieurs professionnels (venant des grandes banques de la place, des sociétés d’assurance et aussi du pôle réglementation bancaire de la Banque de France) assurent des compétences très en phase avec le marché de l’emploi dans ces domaines.

Quels sont les points forts du programme ?

L’accent est mis sur la formation professionnelle avec le concours de praticiens issus du monde de l’entreprise, et sur la connaissance de l’entreprise par l’intermédiaire de stages. Les étudiants diplômés de la formation possèdent une double compétence et finance et en statistique. Ils sont également sensibilisés aux problématiques de l’assurance.


Quels sont les profils des étudiants ?

La formation s’adresse aux titulaires d’un diplôme de master 1, aux diplômés d’écoles d’ingénieurs ainsi qu’aux cadres d’entreprises recherchant à l’Université une formation approfondie en méthodes quantitatives. Environ 60% des étudiants sont issus du M1 MMD-MA du département MIDO de l’Université Paris Dauphine, certains ayant effectué une année de césure.

Les 40% d’admissions extérieures proviennent d’écoles d’ingénieur (EISTI, EPF, ISFA,…), d’universités françaises du bassin parisien (Paris 1, Paris Diderot, Paris Ouest Nanterre, Paris Descartes, Pierre et Marie Curie, Cergy-Pontoise,…). Plus marginalement, certains étudiants recrutés sont originaires d’universités de villes de province (Toulouse, Lille, Montpellier,…) ou de l’étranger (essentiellement Afrique et Asie).


Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignant est composé à part égale environ par des enseignants de l’Université Paris Dauphine et par des intervenants professionnels. Ces derniers travaillent pour la plupart dans les banques ou les sociétés d’assurance.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Les relations avec le monde des entreprises sont très fortes. Elles se déclinent selon plusieurs axes :

– La moitié du corps enseignant est issue du monde professionnel

– Les étudiants effectuent un stage de 12 semaines minimum (en pratique, tous les étudiants effectuent un stage de 6 mois). Le tuteur de stage en entreprise est invité à la soutenance de stage, ce qui permet des discussions nourries avec les responsables de la formation.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Les étudiants issus de la formation travaillent dans les banques, sociétés de gestion et conseil, et plus généralement dans l’industrie des services, le cas échéant dans des sociétés d’assurance en tant que statisticien par exemple.

Ces dernières années, les taux d’insertion sont très satisfaisants (supérieurs à 96%). En particulier tous les étudiants spécialisés en statistique ont peu de difficultés à trouver un emploi en région parisienne. On peut également noter que beaucoup d’étudiants trouvent leur premier emploi dans la structure qui les a recrutés comme stagiaires.

Environ 85% des étudiants salariés ont un emploi en forte adéquation à la formation, tous ont le statut de cadre dans leur entreprise.

Quelques exemples de métiers exercés par les anciens étudiants de la formation : chargé d’études statistiques, ingénieur statistique, chargé d’études marketing, consultant scoring, analyste financier, ingénieur financier, gestion ou contrôleur des risques financiers, trader, auditeur, ingénieur en modélisation financière, gérant de portefeuille, gestion actif/passif, ingénieur actuaire, etc…

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Non.


Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

– En prenant en considération d’une part l’évolution des métiers de la finance, de la statistique et de l’assurance et d’autre part l’évolution des secteurs porteurs du marché du travail

– En prenant en considération l’avis des étudiants des promotions passées et actuelles

– En prenant en considération les recommandations et conseils des intervenants universitaires et professionnels.


Vincent Rivoirard est professeur à l’Université Paris Dauphine depuis 2010 au sein du CEREMADE et membre de l’équipe probabilités et statistique. Il est coresponsable du Master 2 Ingénierie Statistique et Financière. Ses travaux de recherche en statistique portent sur l’utilisation des techniques non-paramétriques fréquentistes et bayésiennes en particulier pour les problèmes d’estimation en grandes dimensions. Il était auparavant maître de conférences à l’Université Paris Sud Orsay.

Le master finances de marché de Dauphine est de retour

Le master finances de marché de Dauphine sera à nouveau disponible à la rentrée prochaine. Le processus de sélection a recommencé et le dépôt des candidatures doit avoir lieu avant le 4 mai 2010.

Une bonne nouvelle si l’on considère que, malgré la bonne réputation du master 203, cette formation de prestige créée en 1980 avait été obligée de fermer pendant un an en 2009-2010 en raison de la crise financière. Les responsables du master avaient en effet anticipé les restrictions de recrutements sur les métiers du trading et avaient préféré suspendre le programme.

D’autres formations ont l’année dernière pris des décisions similaires : le nombre des étudiants du master probabilité et finance cohabilité par l’Université Paris VI et Polytechnique a ainsi été quasiment divisé par deux cette année (Lefigaro), les élèves ayant de plus en plus de mal à trouver des stages.

Une formation actualisée

La réouverture du master finance de marchés de Dauphine pourrait donc être considéré comme un indicateur positif pour les débouchés des jeunes diplômés. Son remaniement est certainement significatif du monde que devront désormais affronter les jeunes diplômés. L’enseignement sera entièrement dispensé en anglais pour des carrières en finance de plus en plus internationales.

La gestion des risques bénéficiera également d’une place accrue. «Nous voulons un lien plus fort entre les techniques de marché et l’économie réelle. Il y aura donc plus de cours sur les financements de projets, (…), sur la finance comportementale et les marchés boursiers électroniques», a récemment expliqué Carole Gress qui dirige le master. Il y aura aussi plus d’enseignement sur la régulation des marchés, les standards professionnels et l’éthique, a précisé Laurent Batsch, Président de l’Université Paris-Dauphine.

Le programme passe en deux ans et s’aligne ainsi sur le modèle international des « masters of science ». De quoi donner aux jeunes diplômés de meilleures armes sur un marché de l’emploi de plus en plus anglo-saxon.