«Les 100 premiers jours d’une opération de fusion-acquisition», David Brault, Fondateur – Directeur Associé chez Objective CASH

Est-ce que vous pouvez nous présenter «Les 100 premiers jours d’une opération de fusion-acquisition» ?

L’ouvrage est sous-titré « Réussir son intégration ». Il présente les facteurs clés qui permettent la réussite d’une opération de fusion-acquisition, les différentes étapes à respecter et aussi un certain nombre de bonnes pratiques tirées de l’expérience du terrain.

De nombreux business cases sont également analysés dans l’ouvrage et dans ses compléments pédagogiques en ligne http://fusion-acquisition.deboeck.com/public/index.php.

De plus nous avons enrichi le contenu de la partie papier de l’ouvrage par une quinzaine de témoignages vidéo de personnalités de la finance ou du management.

Pourquoi ce calendrier des 100 jours ? Besoin de momentum ?

Les 100 premiers jours sont décisifs …Le « mélange » prend ou rate …C’est au cours de cette période que l’on doit mettre en place des outils de mesure, de reporting, des procédures mais aussi apprendre à travailler ensemble, faire les bons choix d’organisation ou de personnes (le bon casting comme on dit !).   100 jours pour commencer à dégager des synergies …c’est très peu. Surtout s’il s’agit d’éliminer les doublons

Quel est le rôle d’une direction financière dans une opération de croissance externe ?

Piloter, coordonner, encourager, alerter… Tout doit être préparé, mesuré …tant d’un point de vue financier que d’un point de vue humain. Le moral des troupes compte énormément…Le livre est centré sur les fondamentaux, la méthode, l’importance du management. Il est illustré de dizaines d’exemples et de contre exemples…Il explique des recettes gagnantes …

Quelles sont les principales causes d’échec ?

Elles sont très nombreuses. Le livre en détaille des dizaines. J’en citerai quatre parmi les plus fréquemment rencontrées : l’arrogance des dirigeants de la société qui achète, l’absence de plan d’intégration détaillé, une erreur de casting dans le choix du pilote et le choc des cultures…

A noter aussi, parmi les causes d’échecs, la très faible implication en général du département des ressources humaines dans le processus de préparation du plan à 100 jours puis de son exécution.

Comment optimiser la fonction finance dans l’entreprise pour réussir ce genre d’opérations ?

La fonction finance doit être renforcée à l’occasion des opérations de fusion-acquisition. Les équipes doivent se démultiplier et ne pas attendre que les chiffres sortent de la comptabilité pour réagir…Attendre la sortie de la comptabilité c’est souvent trop tard. Le directeur financier doit mettre en place des indicateurs avancés…au premier rang desquels on trouve les indicateurs sur le cash.

Vous parlez d’erreurs de casting, qu’entendez-vous ?

Il existe toujours la hantise de l’échec. La personne qui conduit l’opération doit savoir manier habilement exigence et flexibilité. Elle doit être expérimentée pour ne pas être paralysée par l’enjeu et continuer à avancer et à faire progresser ses équipes coûte que coûte vers l’objectif fixé. Mais surtout le pilote de l’intégration doit toujours faire preuve quoiqu’il arrive d’une infinie patience et d’un grand sens de la pédagogie.

Un questionnaire figure en annexe du livre dans les compléments pédagogiques. Il permet à chacun de s’auto-évaluer par rapport à de nombreuses situations tirées de la pratique ou de compétences clés.

Quel est le profil du directeur financier idéal ?

Plusieurs chapitres du livre sont consacrés à ce sujet. En fonction des situations (build up, spin off ou carve out, etc.). Un chapitre est consacré à l’apport des managers de transition dans ce type d’opérations menées le plus souvent dans la panique, le stress et parfois l’euphorie. Un portrait robot du directeur financier idéal apparaît progressivement au fil des chapitres. Je vous livre un scoop. Et si le directeur financier idéal était une femme ? C’est une piste évoquée dans ce livre.

«Le marché est très demandeur d’expertises risques et règlementaires », David R. Layani, PDG OTC GROUPE ONEPOINT

Est-ce que vous pouvez nous présenter OTC GROUPE ONEPOINT ?

OTC GROUPE ONEPOINT est l’entité Conseil  de GROUPE ONEPOINT (600 collaborateurs), basée sur l’implication  et la responsabilité des collaborateurs, combinant culture de l’innovation et de l’excellence.

Elle propose un panel de services toujours plus large au travers d’une offre à haute valeur ajoutée, globale et multisectorielle à l’international, permettant de prendre en charge des projets d’envergure.

OTC GROUPE ONEPOINT accompagne ses clients de la phase de définition de la stratégie à la mise en œuvre.

Ses experts interviennent sur des sujets tels que les évolutions réglementaires (Bâle 2 / Bâle 3, EMIR, MIF, Solvency 2…), la gestion des risques, les évolutions de Place (OST, T2S…), des projets de transformation et de réorganisation…

Quels sont les secteurs sur lesquels vous intervenez ?

Nous intervenons dans de nombreux secteurs d’activité stratégiques comme la banque,  la  gestion  d’actifs,  les  entreprises,  l’assurance, les services financiers et les régulateurs. Nous travaillons pour le compte de directions générales, de  directions financières, des risques, organisations… Nous avons une soixantaine de clients fidèles comme  BNP  Paribas,  CASA / CA-CIB, Caisse des dépôts, Natixis, SGCIB, CNP Assurances, Air Liquide, Total, AMF (Autorité des marchés financiers), AFTI (Association Française des Professionnels des Titres)…

Quelles sont les grandes lignes de métiers qu’on trouve au sein de OTC GROUPE ONEPOINT?

Nos offres sont déclinées autour des besoins de nos clients : évolutions Post-Marché, réglementaires et  organisation  (Business  Process  Reengineering,  optimisation de processus ou d’organisation…)

Quels types de postes sont aujourd’hui à pourvoir ?

Nous recrutons principalement des profils métiers avec, de préférence, une première expérience dans la finance. Nous  avons actuellement besoin  de profils avec des compétences pointues dans le domaine des risques pour satisfaire aux contraintes réglementaires (Bâle  2/Bâle  3,  CRD4,  Solvabilité  2)  mais  également MIF (1), EMIR (2), MAD (3). Les évolutions du post-marché (T2S (4), OST (5) ) mobilisent également nos recherches.

(1) MIF : Markets in Financial Instruments Directive
(2) EMIR : European Market Infrastructure Regulation
(3) MAD : Market Abuse Directive

Des  consultants  plus  généralistes  disposant  de  compétences  méthodologiques avérées nous intéressent également.

Est-ce  que vous recherchez en priorité des jeunes diplômés ou des candidats expérimentés? Et avec quel type de formation ?

Nous recherchons, en priorité, des consultants(es) diplômés(es) d’un  Bac+5 (École d’Ingénieur, École de   Commerce ou Université) bénéficiant de 2 à 10 ans d’expérience en finance de marché acquise au sein d’un  cabinet de conseil spécialisé et/ou d’un établissement financier.


Est-ce que vous avez des difficultés à recruter certains profils ?

Le  marché est très demandeur d’expertises risques et règlementaires. Cependant, ces profils, en raison de leur qualité et de leur degré de compétences, sont souvent rares et très demandés.

Y-a-t-il des compétences et aptitudes que vous recherchez tout particulièrement chez  vos  futurs  collaborateurs? Est-ce qu’il existe un profil type « OTC GROUPE ONEPOINT » ?

Nous veillons à ce que nos consultants, au-delà de leurs compétences techniques, soient capables d’appréhender leur environnement (humain, technique, social…) et de  comprendre  les  enjeux  et  les  orientations  stratégiques  de  nos  clients.  Lors  des différents entretiens, nous validons également leur ouverture d’esprit, leur capacité d’écoute, d’analyse, de synthèse et leur facilité à communiquer.

Nous sélectionnons nos collaborateurs indépendamment de missions conjoncturelles. Notre pari est d’identifier les potentiels des candidats par rapport à  notre positionnement et nos perspectives stratégiques.

Quelles sont vos perspectives de recrutement (CDI, stages….) sur l’année qui arrive ?

Pour l’activité  Conseil, nous recherchons une trentaine d’experts Risques, de consultants MOA Asset Management et post-marché.

Quels avantages y a-t-il à rejoindre OTC GROUPE ONEPOINT?

Le conseil est une activité nécessitant en permanence d’être au fait des grands enjeux de nos clients. De ce fait, une mise à jour des connaissances, un enrichissement des compétences, le transfert de savoir et la formation jouent un rôle important  dans  notre  dispositif.  Nous  accompagnons  nos  consultants  dans  des programmes de formation diplômants ou certifiants (CFA, Black Belt Lean Six Sigma, certification AMF (6), PRMIA (7), GARP (8)  etc.).

(4) T2S : Target 2 Securities
(5) OST : Opérations sur Titres
(6) AMF : Autorité des Marchés Financiers
(7) PRMIA : Professional Risk Managers’ International Association
(8) GARP : Global Association of Risk Professionals

OTC GROUPE ONEPOINT favorise également le travail d’équipe au sein de projets d’envergure à haute valeur  ajoutée. Nos  valeurs reposent sur l’implication et la responsabilité de nos collaborateurs, en combinant culture de l’innovation et de l’excellence.

Quelles sont les possibilités de mobilité pour vos collaborateurs ?

OTC GROUPE ONEPOINT propose des missions en France et pays limitrophes (UK, Luxembourg, Belgique…). Nous avons également des filiales au Canada, en Chine et en Tunisie ce qui permet à nos collaborateurs de partir quelques  mois  en  mission voire même d’être expatriés.

«Pour 2013, Huxley Associates anticipe une demande accrue des futurs responsable d’équipe », Thierry Bossant, Associate Business Manager, Huxley Associates

Comment se porte le marché de l’assurance cette année dans le contexte actuel ? Quelles sont les grandes tendances ?

Huxley Associates est un cabinet international spécialisé sur les métiers de la banque, finance et assurance. Le contexte actuel du marché de l’emploi est assez difficile, le contexte économique actuel est incertain et ralentit les processus de décision et donc de recrutement. Les recrutements sont ralentis et peuvent prendre jusqu’à plusieurs mois.

Dans le domaine de l’Assurance, Huxley Associates a notifié que la recherche d’expertise et de compétences niches sont toujours d’actualité. Malgré la recherche permanente de solvabilité de la part des assureurs, la plupart continuent de recruter sur certaines niches. En témoigne, les compagnies qui sont actuellement en plan social sur l’ensemble des effectifs sauf profils techniques.

La tendance actuelle est la recherche constante de fonds propres afin de se préparer à Solvency II. D’ailleurs les dernières informations en provenance de Bruxelles laissent à penser que l’entrée en vigueur de la directive pourrait être à nouveau repoussée. Cela aura un effet direct sur les cabinets de conseils qui verront leurs missions être reportées à leur tour.

Quels sont les métiers qui recrutent ?

La réforme réglementaire européenne Solvabilité II engendre des recrutements spécifiques dans les métiers de l’actuariat, du Risk Management et du contrôle (comptable, financier, audit). Ces recrutements sont accompagnés par des recrutements d’ingénieurs informatiques pour implémenter différents outils nécessaires à la solvabilité ou aux risques.

Les profils de types MOA sont également de plus en plus demandés dans un souci de respect des délais.

Enfin les cabinets de conseils spécialisé sur l’Assurance s’adaptent à la demande des clients et proposent à présent des profils de types gouvernance des risques en plus des profils d’actuaires et de Risk Managers.

Quels sont les profils les plus recherchés ? Comment l’expliquez-vous ?

Huxley Associates est régulièrement mandaté par des sociétés du monde de l’assurance sur des postes d’Actuaires, de Risk Managers et de Souscripteurs.

Les actuaires ont des profils adaptés aux calculs des provisions techniques et des fonds propres ce qui est requis par Solvabilité II.

De plus les profils commerciaux sont toujours très demandés et constitueront la majorité des recrutements assurantiels en 2013.

Quelles évolutions du marché anticipez-vous pour 2013 ?

Pour 2013, Huxley Associates anticipe une demande accrue des futurs responsables d’équipes. Plusieurs acteurs assurantiels cherchent à rééquilibrer leur pyramide des âges. Les domaines de l’actuariat, du contrôle, du Risk Management et le commercial sont toujours des domaines porteurs et engendrent des recrutements.

Nous pensons que la tendance de la part des assureurs d’utiliser les cabinets de conseils va s’inverser. En effet, l’activité économique montre des signes positifs d’amélioration et dans ce contexte les assureurs vont privilégier l’internalisation des ressources afin de diminuer leurs coûts à long terme.

Que conseillez-vous aux candidats qui hésitent à saisir de nouvelles opportunités ?

Il faut toujours garder un œil attentif à ce que le marché peut offrir et proposer. Mon conseil est de toujours être en relation avec ses paires, ses réseaux et son chasseur pour être informé des tendances et des actualités du marché. Chaque consultant de Huxley Associates est spécialisé sur un métier de la banque et de l’assurance et travaille dans la confidentialité. Une discussion n’engage à rien et peut amener des bonnes idées et au pire un processus d’entretien confirmera à un candidat hésitant que son poste actuel correspond bien à ses attentes du moment.

BNP Paribas Careers vous attend sur Facebook!

Est-ce que vous pouvez nous présenter la nouvelle page de BNP Paribas sur Facebook ?

Il s’agit d’une page dédiée à nos évènements campus. Nous participons à des centaines de Forums et organisons plein d’autres évènements pour nos étudiants chaque année il nous a semblé important de créer un outil qui puisse fédérer cette communauté d’étudiants rencontrés tout au long de l’année.

Nous avons également souhaité rédiger un manifeste clarifiant notre positionnement sur Facebook. En effet, nous utilisons facebook uniquement pour intérragir avec nos candidats sur les évènements recrutement organisés. Nous ne sommes donc pas là pour recruter, facebook symbolise la sphère privée de nos candidats, cela nous a paru important de les rassurer sur ce point.

Quels sont les avantages pour les candidats ? Quels sont les contenus qu’on peut trouver ?

Tout d’abord un agenda précis de tous les évènements organisés. Des vidéos présentant les campus managers (les personnes du Groupe qui sont présente en Forum toute l’année) des vidéos de ces forums. des concours, jeux (notamment le premier mis en ligne très prochainement avec une belle dotation (des places pour la Finale des BNP Paribas Masters).

Et bien sur la possibilité d’interagir avec nous.

Nous souhaitons que cette page soit une passerelle entre le virtuel et le réel et symbolise la rencontre.

Est-ce que vous avez encore beaucoup d’opportunités à proposer aux étudiants pour cette rentrée ?

On est aujourd’hui à 1100 recrutements sur les 1500 prévus donc des opportunités sont à encore à saisir sur cette fin d’année, essentiellement sur des métiers de commerciaux en agence.

Quels types de profils et formations recherchez-vous ?

Nous recherchons des profils commerciaux de bac+2 à bac+5 selon les postes ouverts autant à des débutants qu’aux expérimentés.

«L’enass forme les cadres des sociétés d’assurances», Michel Beauseigneur, responsable du Master 2 Risques d’Entreprise, ENASS

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master 2 Risques d’Entreprise?

L’enass a été crée en 1947 et forme depuis cette date les cadres des sociétés d’assurances.

Le master actuel de l’enass a été validé au niveau Bac+5 par une inscription au RNCP il y a 9 ans et a le grade master science de gestion du cnam depuis la rentrée 2011.

Pour les étudiants, deux options sont disponibles, finances et risque d’entreprises. Elles existent depuis 8 ans et en 2012-2013 l’option risque d’entreprises sera orientée risque management avec la collaboration de l’AMRAE.

Combien avez vous de promotions ?

Aujourd’hui, 150 étudiants sont en master 2, en formation initiale, alternance (apprentissage ou contrats de professionnalisation) ou formation continue. Seuls les étudiants peuvent bénéficier de l’option risque d’entreprises, soit 23 étudiants sur une promotion de 38.

Quel est l’objectif de la formation ?

Former les cadres de demain

Quels sont les points forts du programme ?

Une vision globale du fonctionnement des sociétés d’assurances, une maitrise technique, une approche managériale, éthique et stratégique des enjeux pour les assureurs de demain.

Quels sont les profils des étudiants ?

1/3 viennent de notre cursus après des classes préparatoires HEC ou ENS Cachan, 1/3 viennent plutôt d’un M1 de droit ou d’éco et 1/3 d’un M1 finance.

Comment est composé le corps enseignants ?

80% du corps enseignant est composé de professionnels d’assurances et 20% de professeurs d’université.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Directes ou par l’intermédiaires des fédérations patronales (GEMA et FFSA)

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Si 95% d’entres eux restent dans le secteur de l’assurance, ils travaillent principalement dans les grand groupes d’assurances, de courtage ou de conseil. Certain créent une agence ou un cabinet de courtage ou deviennent risques managers de groupes industriels ou commerciaux.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui, c’est d’ailleurs l’origine de cette formation.

Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous avons un comité de pilotage dans lequel siège des patrons d’entreprises d’assurances, des universitaires, des enseignants du master, des étudiants, des représentants des fédérations patronales et du cnam ainsi que le directeur de l’OEMA (l’observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance).

« Le programme propose un parcours professionnalisant orienté vers l’approche transversale de l’entreprise », Pierre – Olivier Avril, responsable du MBA spécialisé Audit Conseil, Groupe Sup de Co La Rochelle

Est-ce que vous pouvez nous présenter le MBA spécialisé – Audit Conseil ?

Le MBA spécialisé « audit-conseil » a été crée en 2002 pour répondre à la demande nationale et internationale des métiers de ce secteur ; en effet les sociétés de conseil (audit, SSII, finance) me proposaient des offres nombreuses auxquelles je ne pouvais répondre totalement. De plus, étant expert comptable de formation, je souhaitais créer au sein du groupe Sup de Co La Rochelle, une filière « audit expertise » et ce MBA a été la parfaite occasion de la concrétiser.

Combien avez vous de promotions ?

Nous en sommes à la dixième promotion depuis la création du MBA (environ deux cents étudiants)

Quel est l’objectif de la formation ?

Le MBA spécialisé Audit Conseil prépare les étudiants à exercer les fonctions d’auditeurs externes ou internes, de contrôleurs de gestion ou de consultants SSII.

Le programme propose un parcours professionnalisant orienté vers l’approche transversale de l’entreprise qui intègre à la fois des outils spécifiques (E.R.P., Tableau de bord type balanced scorecard, Business Plan…) et des pratiques opérationnelles (conduite de missions réelles, méthodologies d’audit-conseil, de valorisation des entreprises ou bien encore évaluation des risques) permettant d’exercer ces métiers à forte valeur ajoutée.

Quels sont les points forts du programme ?

– Ingénierie du programme fondée sur l’approche transversale propre au conseil et sur l’internationalisation (certains cours sont enseignés en langue anglaise par des professeurs internationaux / US GAAP par exemple)

– Conduite d’une mission de conseil réelle

– Diversité du corps professoral alliant professionnels, enseignants chercheurs experts et anciens étudiants du MBA

– Suivi personnalisé de chaque étudiant (MBA à taille humaine)

Quels sont les profils des étudiants ?

Ils sont issus en majorité des filières de gestion comptabilité (M1, M2 ou ESC) avec cependant quelques profils scientifiques (Universités ou écoles d’ingénieurs).

Comment est composé le corps enseignants ?

– Professionnels (experts comptables – commissaires aux comptes – consultants – cadres financiers) pour 45%
– Enseignants chercheurs (doctorat + HDR) spécialisés et consultants pour 45%

– Anciens étudiants du MBA qui témoignent de leurs pratiques professionnelles et sont relais sur le marché des stages et de l’emploi

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Le groupe Sup de Co La Rochelle possède en son sein un département « relations entreprises » qui aide nos étudiants dans la recherche de stages ou d’emplois.

Par ailleurs, le suivi personnalisé effectué dans le cadre du MBA Audit conseil nous apporte d’autres sources de relations plus individualisées.

Enfin, le Groupe Sup de Co La Rochelle a noué des partenariats forts et durables (chaires) avec de grandes sociétés (Fleury Michon, Alstom Transport ou IMA) sur des thématiques RSE renforçant ainsi nos relations privilégiées avec le monde des entreprises.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Nos anciens étudiants sont :

– auditeurs internes ou externes dans de grands cabinets (PWC Mazars Deloitte E&Y) ou dans des structures plus petites (A2A Exco)

– consultants SSII / ERP (ex. IBM ou Hermès)

– contrôleurs de gestion (Alstom ou Rhodia)

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui

Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous avons chaque année un comité de perfectionnement regroupant les anciens étudiants du MBA et des professionnels qui donne ses recommandations afin d’être en phase avec les tendances du secteur garantissant au mieux l’employabilité de nos étudiants.

« Le master permet d’acquérir des compétences transversales et de se diriger ensuite vers tous les métiers de la finance », Stéphanie Boyer, responsable du Master of Science in Finance, Grenoble Graduate School of Business

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master of Science in Finance?

Le Master of Science in Finance de GGSB (Grenoble Graduate School of Business) a été créé en 2006. Nous accueillons donc cette année notre 7ème promotion. GGSB est l’école internationale de Grenoble Ecole de Management. GGSB proposait des formations généralistes (Master in International Business, MBA) et a souhaité répondre à un besoin des entreprises et institutions financières de managers spécialisés en finance.

Le programme s’est développé depuis 2006 avec l’ouverture de sites à l’étranger et a acquis une reconnaissance internationale grâce au classement du Financial Times (9 ème sur 35 écoles dans le premier palmarès mondial des meilleures formations pré-experience en Finance). Le MSc Finance est un diplôme de niveau M2, reconnu par les accords de Bologne. Il confère à ses diplômés le titre de Manager Financier (Titre de niveau 1 au Répertoire National des Certifications Professionnelles).

Combien avez-vous de promotions ?

Nous délivrons le programme sur 3 sites (Grenoble depuis 2006, Londres depuis 2007 et Singapour depuis 2012). Nous avons au total 4 groupes d’étudiants en 2012, soit environ120 étudiants.

Quel est l’objectif de la formation ?

La mission du programme Master of Science in Finance de GGSB est de :

Doter des étudiants de niveau licence, jeunes ou expérimentés, et venant du monde entier, de connaissances avancées en finance basées sur les récents développements de la théorie et de la pratique financière,

Les préparer à des carrières de manager dans la banque, les services financiers ou à occuper des fonctions financières dans des entreprises internationales,

Fournir à la communauté économique des cadres hautement qualifiés en gestion financière, dotés de connaissances techniques approfondies, des qualités interpersonnelles nécessaires au management dans un environnement global, et aptes à comprendre les conséquences stratégiques des décisions financières.

Quels sont les points forts du programme ?

Le programme est très intense (plus de 470 heures de cours) car il est « généraliste » en finance et couvre donc à la fois la finance d’entreprise et la finance de marché mais également l’éthique, la gouvernance, la comptabilité, l’économie, le contrôle de gestion etc… Il permet donc aux étudiants d’acquérir des compétences transversales et de se diriger ensuite vers tous les métiers de la finance.

Le programme vise à développer les compétences techniques des étudiants mais également leurs compétences interpersonnelles par le biais de travaux en groupe, de présentations orales, de la participation à un Serious game.

Le programme est enseigné entièrement en anglais et aussi bien les étudiants que les professeurs ont des profils internationaux. En 2012 à Grenoble, nous aurons une cinquantaine d’étudiants de trente nationalités différentes. Le programme permet donc à ces étudiants d’acquérir de véritables compétences à travailler dans des équipes multiculturelles et dans des entreprises internationales.

Enfin, le curriculum du programme est basé sur le CFA (Chartered Financial Analyst) Cbok® (Candidate Body of Knowledge), ce qui permet à nos étudiants de se préparer aux examens du CFA. Le CFA est un diplôme professionnel très reconnu au plan mondial en finance.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants ont au moins une licence : en économie ou gestion généralement, mais nous avons également des ingénieurs. Ils ont pour la plupart une expérience professionnelle courte (de 1 à 3 ans en moyenne). Depuis l’ouverture du programme, nous avons eu des étudiants de plus de 80 nationalités différentes, français bien sûr mais tous les continents sont représentés. Nous acceptons également en échange quelques étudiants du parcours Grande école de l’ESC Grenoble qui viennent faire leur 3ème année ESC dans le MSc Finance.

Les principaux critères de sélection sont :

– Excellence académique (notes au cours de leur diplôme précédent), notamment dans les matières quantitatives

– Projet de carrière en finance

– Niveau d’anglais

– Capacité à s’intégrer dans un groupe multiculturel

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignant est composé majoritairement de professeurs permanents de Grenoble Ecole de Management. La particularité de ces professeurs est que la plupart d’entre eux ont à la fois une expertise académique (PhD ou un Doctorat pour une bonne partie d’entre eux) et une expérience professionnelle significative acquise avant de devenir professeur ou par le biais du conseil. Ainsi un professeur de Finance de marché a été Asset Manager dans une grande banque. Un autre a été Trader. Un professeur de comptabilité et audit a été Audit Manager chez un Big 4. Un professeur de finance d’entreprise a travaillé dans un cabinet de LBO. Un autre a été analyste financier à la city. Un professeur de contrôle de gestion a été directeur financier Europe dans une multinationale américaine etc….

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Nous faisons intervenir des professionnels en entreprise dans plusieurs cours pour permettre aux étudiants de confronter les pratiques du terrain aux enseignements académiques. A Grenoble, nous organisons également des rencontres entreprises/étudiants plusieurs fois par an par le biais de conférences, et de journées « Carrière ». Nous avons ainsi des journées « Carrière » spécialisées Banque/finance ou Audit pour aider nos étudiants à trouver des stages ou des emplois.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Nous réalisons chaque année une enquête d’insertion. Le taux d’emploi de nos diplômés est élevé avec 92% de nos diplômés en poste dans les 3 mois suivant leur sortie du programme. Nos anciens travaillent :

– en banque ou institution financière à des postes d’analyste financier « buy side » ou « sell side », de « sales » en salle de marché, de chargé d’affaires M&A, en gestion privée.
Par exemple, une de nos diplômées a intégré le Graduate Program de Barclays Capital à Londres (Power, Utilities & Infrastructures sector team), une autre travaille en Private Banking chez JP Morgan à Genève ou encore un autre a intégré le département M&A à Londres chez Barclays Capital.

– en entreprise internationale à des postes d’Adjoint du DAF, de trésorier ou de contrôleur de gestion. Nous avons par exemple des anciens chez Schneider Electric, HP, GE (General Electric), Total…

– En audit et conseil. Des diplômés sont en poste dans tous les grands cabinets d’audit (PWC, Ernst&Young, KPMG, Deloitte, Mazars), mais également en « transaction services », en cabinet de conseil en fusion/acquisition, en cabinet de conseil stratégique. Par exemple un de nos anciens travaille comme consultant chez GHK (un cabinet de conseil en management anglais) sur des projets de partenariat public/privé dans le développement des énergies vertes.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

La formation est accessible par le biais de la VAE. En revanche, c’est une formation à temps plein, nous ne la proposons pas en alternance.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous organisons chaque année un conseil de perfectionnement où nous accueillons des professionnels en entreprise. Lors de ce conseil, nous leur présentons le programme et recueillons leurs conseils. Ceci nous permet d’être à l’écoute des besoins des employeurs. Ces professionnels ont fortement insisté il y a 2 ans sur les compétences interpersonnelles (travail en équipe multiculturelle, gestion du stress et des conflits…). Nous avons alors mis en place un Serious game qui permet de simuler un environnement de travail compétitif, par équipe et sous contrainte de temps et de ressources.

Nous avons également une procédure d’évaluation par les étudiants de chaque cours du programme et du programme en général. Ces évaluations nous permettent de faire évoluer le programme et d’améliorer sa qualité. Nous avons ainsi mis en place un cours de VBA en 2010 suite aux retours des étudiants.

Enfin, nous analysons l’évolution du contexte économique. Ainsi, suite à la crise financière, nous avons renforcé nos enseignements en éthique des affaires et gouvernance d’entreprise. Cette année, nous avons réorganisé les cours de Finance d’entreprise pour pouvoir introduire des notions de restructuration financière des entreprises en difficulté.

« L’objectif de la formation est de former des spécialistes de haut niveau », Gilles Jacoud, Responsable Master Banque et Finance, Université Jean Monnet Saint-Étienne

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Banque et Finance ?

Le master Banque et finance de l’IAE de l’Université Jean Monnet Saint-Etienne a ouvert ses portes avec une vingtaine d’étudiants à la rentrée 2004.

Sa création répondait à une double demande des étudiants, qui voulaient une formation professionnalisante à l’issue de leur cursus en Economie et Gestion, et des milieux professionnels, qui offraient des perspectives de recrutement à des diplômés présentant les compétences requises. Le succès immédiat de cette formation a conduit à ouvrir un deuxième groupe dès l’année suivante.

Combien avez-vous de promotions ?

A Saint-Etienne, le master Banque et finance compte deux promotions d’étudiants organisées en parallèle. La première est une promotion classique. Elle est composée d’étudiants qui suivent pendant six mois, de septembre à février, des enseignements à l’Université. Ils partent ensuite en stage pendant six mois, la plupart du temps dans une banque partenaire de la formation. La deuxième promotion est une promotion en apprentissage.

Au moment du recrutement, nous transmettons les dossiers de certains candidats aux établissements partenaires de la formation qui leur proposent un contrat d’apprentissage. Devenu apprenti, l’étudiant est alors salarié de son établissement d’accueil. Il suit la formation en alternance, généralement en travaillant trois semaines dans son établissement puis en revenant deux semaines à l’Université.

A ces deux promotions qui suivent les enseignements à Saint-Etienne s’ajoute une promotion en formation continue délocalisée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et quatre promotions en formation initiale qui suivent les enseignements au Maroc, plus précisément à Casablanca, Fès, Marrakech et Rabat. Ces délocalisations se font en partenariat avec des établissements de formation implantés sur place.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif de la formation est de former des spécialistes de haut niveau appelés pour la plupart à exercer leurs compétences dans le secteur bancaire, dans les sociétés d’assurances ou dans les services financiers des entreprises.

Quels sont les points forts du programme ?

On peut en relever au moins trois.
Le premier est le haut niveau académique unanimement reconnu. Le master est un diplôme d’Etat. Pour le délivrer, il nous faut une habilitation de l’Etat qui, avant d’être accordée, donne lieu à une expertise par l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES). A la suite de l’expertise et au vu d’une cinquantaine de critères, l’AERES note la formation : A+, A, B ou C. Le master Banque et finance de l’IAE de l’Université Jean Monnet Saint-Etienne s’est vu décerné la note A+, note maximale réservée à un nombre très limité de formations.

Le deuxième point fort est l’excellente insertion professionnelle. Jusqu’à présent, les diplômés se sont très bien intégrés sur le marché du travail, comme le montre notre annuaire des diplômés qui suit, année après année, le devenir de nos anciens étudiants. Ceux-ci gardent d’ailleurs un bon souvenir de leur formation et jusqu’à ce jour nous avons obtenu chaque année 100 % de taux de réponse pour la mise à jour de l’annuaire.

Il y a en outre une structure extérieure au monde universitaire, le cabinet SMBG, qui classe les meilleurs masters de France par domaine. Il les classe à partir de 3 critères : la notoriété de la formation, les débouchés et le salaire à l’issue de la formation, les résultats d’une enquête de satisfaction auprès des étudiants. Nous avons le plaisir de figurer dans ce classement des meilleurs masters de France qui intègre largement la dimension professionnelle.

Le troisième point fort du diplôme est sa reconnaissance à l’international. Non seulement ce master fait l’objet d’une forte demande de la part de candidats étrangers mais nos diplômés ont été amenés à occuper des postes en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique. Et avec nos implantations à l’étranger, nous sommes aujourd’hui dans une situation où les étudiants que nous formons à l’étranger sont plus nombreux que ceux que nous formons à Saint-Etienne.

Quels sont les profils des étudiants ?

Le profil type du candidat que nous recrutons généralement pour l’entrée en deuxième année de master est celui du titulaire d’un diplôme bac + 4 comportant un volume d’enseignement significatif en Economie et Gestion. Mais nous avons aussi des étudiants avec d’autres profils. Une convention avec l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne nous conduit notamment à accueillir chaque année dans la promotion classique un groupe d’élèves-ingénieurs qui suivent la formation en parallèle avec leur cursus d’ingénieur.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignants est composé pour moitié par des universitaires et pour moitié par des professionnels du monde de la banque, de la finance et de l’assurance. Les professonnels qui assurent cette année des enseignements sont plus particulièrement en poste à Allianz, à la Banque de France, à la Banque populaire, à la BNP Paribas, à la Caisse d’épargne, au Crédit agricole, à Groupama et à la MACIF. Dans la promotion en apprentissage, des professionnels interviennent aussi au titre du Centre de formation par l’apprentissage (CFA) DIFCAM Banque et Assurance.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Elles sont très bonnes et continuent à se développer. Les établissements partenaires accueillent les stagiaires de la promotion classique, prennent des apprentis en alternance dans l’autre promotion, proposent des intervenants dans la formation et surtout recrutent les diplômés à l’issue de la formation.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Ils bénéficient d’une insertion professionnelle que beaucoup nous envient. Nous savons précisément ce qu’ils deviennent grâce à l’annuaire des diplômés. Le poste le plus fréquemment occupé immédiatement à l’issue du diplôme est celui de conseiller de clientèle de professionnels ou d’entreprises. Ensuite, les diplômés qui souhaitent évoluer le font plutôt vers des postes de directeur d’agence, d’analyste financier ou de gestionnaire de patrimoine.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Oui, nous accueillons chaque année dans la promotion classique quelques personnes en formation continue. Il s’agit soit de personnes en poste dans une banque qui envisagent de booster leur carrière, soit de personnes en reconversion professionnelle. De plus, la promotion que nous avons à Abidjan est intégralement en formation continue.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Puisque nous sommes habilités dans le cadre d’un contrat de cinq ans passé avec l’Etat, nous sommes tenus de conserver une certaine stabilité de notre maquette des enseignements. Nous nous adaptons néanmoins en permanence, ne serait-ce que parce que le marché du travail évolue, en concertation avec nos partenaires professionnels.

Mais l’évolution du diplôme n’est pas uniquement celle des enseignements. Nous sommes par exemple sollicités à diverses reprises pour mettre en œuvre de nouvelles implantations à l’étranger. Nous ne tenons toutefois pas à les multiplier à l’excès mais à faire vivre et à développer celles qui existent.

« Ce diplôme forme des cadres financiers de haut niveau exerçant leur activité dans les directions financières d’entreprises », David Bourghelle, Responsable Master Finance et Développement des Entreprises, IAE de Lille

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Finance et Développement des Entreprises ?

La première rentrée a eu lieu en septembre 2004 et nous commençons la 9e promotion au cours de l’année 2012-2013.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Master en Sciences de Gestion, spécialité Finance et Développement des Entreprises propose un programme spécialisé dans les techniques financières mises au service de la croissance de l’entreprise. Plusieurs domaines de compétences sont visés : des connaissances approfondies en gestion financière, management des risques financiers, montage des opérations stratégiques et de restructuration, dans leurs dimensions principalement financières, et la conduite des relations avec les partenaires financiers accompagnant ces opérations.

Ce diplôme forme des cadres financiers de haut niveau exerçant leur activité dans les directions financières d’entreprises et les établissements bancaires.

Combien avez-vous de promotions ?

8 promotions sont sorties depuis la création du diplôme, soient environ 150 étudiants formés. Nous avons observé un certain tassement des effectifs durant la période de crise bancaire et financière, mais la demande et l’intérêt pour les formations en finance sont à nouveau perceptibles.

Quels sont les points forts du programme ?

Tout d’abord, il s’agit d’une formation en alternance ouverte aux contrats de professionnalisation (2 jours université / 3 jours entreprise), formule certes dense mais très prisée par nos étudiants et les entreprises qui accueillent nos stagiaires.

L’orientation donnée est ensuite résolument tournée vers une finance socialement utile car mise au service du développement de l’entreprise (capital risque, financement bancaire de la PME, ingénierie financière des manœuvres stratégiques..).

Le programme attire particulièrement l’attention des étudiants sur l’intérêt économique des montages financiers destinés à promouvoir la croissance et la compétitivité des entreprises (gestion du haut de bilan, croissance interne/externe, restructurations) en prenant soin de mettre en garde contre les dérives du levier financier et les techniques de management stratégique focalisées sur la satisfaction exclusive des intérêts financiers des actionnaires.

La formation est de plus très complète. Nous insistons certes sur la finance d’entreprise (management des risques financiers, évaluation d’entreprise, gestion de trésorerie approfondie). Mais nous avons souhaité offrir aux étudiants un bon niveau de compréhension des problématiques de finance de marché (produits dérivés à terme et optionnels, gestion d’actifs, simulation de marché financier).

Les enseignements d’ingénierie financière et de communication financière avec les investisseurs sont emblématiques de cette interaction permanente entre entreprises et marchés. Enfin, nos étudiants bénéficient de compléments de formation dans le domaine du management stratégique, la fiscalité et la pratique de l’anglais des affaires.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants admis dans notre programme sont généralement titulaires d’un Master 1 en Finance, Sciences de gestion, Economie appliquée ou diplômés d’école de commerce.

Comment est composé le corps enseignants ?

Les enseignements sont dispensés par des universitaires du département finance de l’IAE de Lille. Ceux-ci ont développé une expertise en évaluation d’entreprise, ingénierie financière et fonctionnement des marchés financiers. Ils sont également chercheurs dans le laboratoire LEM (Lille Economie et Management, UMR CNRS 8179), au sein de l’axe OMIFIG (Organisation et Marchés : Information, Finance et Gouvernance). La double activité de recherche et d’enseignement autorise à la fois l’expertise et le recul indispensable pour qui veut saisir les grands enjeux financiers liés au développement des entreprises.

De nombreuses interventions sont également assurées par des professionnels de la banque et de la finance (financement de la PME, banques de financement et d’investissement, capital risque..). Enfin, un cycle de conférences vient ponctuer l’année avec des interventions ciblées sur la présentation des métiers, de certaines techniques (élaboration d’un business plan, mise en place d’un montage LBO, opérations de croissance externe…)

La formule de l’alternance nous permet d’avoir une relation privilégiée et suivie avec les entreprises et établissements financiers accueillant nos étudiants. Cela nous permet d’être à l’écoute de leurs attentes et de répondre aux exigences nouvelles en matière de financement d’entreprises.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

La plupart des postes occupés sont en banque : analyste crédit (analyse risque), chargé d’affaires entreprises/professionnels mais aussi chargés d’études financières, spécialiste en évaluation des produits financiers, assistant trader, analyste crédit-bail ou encore auditeur interne (contrôle du respect des réglementations).

D’autres métiers (gestion de trésorerie, responsable administratif et financier, contrôleur financier) sont également exercés en entreprises dans la grande distribution régionale (sport, habillement).

Enfin, certains de nos étudiants se sont orientés vers des métiers plus spécifiques (édition de logiciels financiers, direction dans la restauration, analyste performance dans le BTP, auditeur en commissariat aux comptes, contrôleur de gestion dans l’administration, chargé des procédures comptables dans le transport ferroviaire, trésorier dans l’audiovisuel), ce qui montre la richesse et la diversité des carrières auxquelles destine la formation.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Le diplôme peut en effet être préparé en formation continue. Nous avons chaque année plusieurs étudiants recrutés sous ce régime. C’est à la fois très enrichissant pour eux mais aussi pour les étudiants en formation initiale, généralement plus jeunes, ainsi que pour nous-mêmes, enseignants.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Les contenus des enseignements évoluent régulièrement. La technologie financière est en perpétuelle mutation. Nous nous y adaptons (et parfois même nous l’initions). Les praticiens intervenant dans notre formation sont en prise directe avec les réalités quotidiennes des entreprises. Ils ajustent en permanence leurs programmes.

Notre cycle de conférences permet par ailleurs d’être au fait des grandes mutations et de l’évolution des problématiques financières. Enfin, nos diplômes font l’objet d’une campagne de réhabilitation ministérielle à intervalles réguliers. Cela nous fournit l’opportunité de revoir parfois en profondeur le contenu de l’offre de formation et la structure des programmes.

« L’objectif est de former des cadres de haut niveau dans le domaine du Conseil Patrimonial », Didier Van Peteghem, Responsable Master Gestion du Patrimoine, Université Catholique de Lille

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Gestion du Patrimoine?

Ce Master a été créé en 2007 à la demande des banques régionales qui cherchaient à recruter des compétences et des collaborateurs en gestion de patrimoine.

En tant qu’Université privée nous sommes tenus de passer une convention avec une Université publique pour pouvoir délivrer nos diplômes, alors nous nous sommes naturellement rapprochés de l’Université d’Auvergne qui propose une des toutes meilleures formations en gestion de patrimoine en France (le Classement SMBG 2011 place le Master parmi les quatre meilleures formations françaises (formation classée 4 étoiles).

Une formation unanimement reconnue et appréciée par les professionnels. L’Université d’Auvergne s’est dite intéressée de signer une convention à la condition de pouvoir reproduire à l’identique son Master à Lille, ce qui correspondait parfaitement à nos attentes. Depuis 2007 nos étudiants ont donc la chance de pouvoir suivre le Master de Clermont-Ferrand à Lille. D’ailleurs, nos étudiants une fois diplômés s’inscrivent et profitent de l’association des anciens de Clermont-Ferrand (AGPC).

En fait, les principales différences entre le Master lillois et clermontois se situent du côté de la pédagogie. Nous proposons un parcours en alternance dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. Nos étudiants sont à la fois salariés d’une entreprise et étudiants.

Combien avez-vous de promotions ?

Nous accueillons chaque année une promotion d’une vingtaine d’étudiants, que ce soit en Master 1 ou 2.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif est de former des cadres de haut niveau dans le domaine du Conseil Patrimonial en leur apportant les connaissances économiques, juridiques, fiscales et financières nécessaires pour exercer ce métier particulièrement exigeant.

Quels sont les points forts du programme ?

Le programme de Clermont-Ferrand se démarque des autres Masters par une attention particulière donnée aux matières juridiques.

L’alternance, qui se traduit par un rythme de 15 jours/15 jours, permet d’allier la pratique et la maîtrise des compétences techniques et managériales à une démarche pluridisciplinaire dans le cadre d’une réflexion universitaire pointue.

Quels sont les profils des étudiants ?

En M1, nos étudiants sont principalement issus de parcours en économie – gestion (parcours universitaire ou de grandes écoles de commerce), en M2 nous sélectionnons les mêmes profils qu’en M1, mais nous ouvrons également les admissions à des étudiants ayant un M1 d’un parcours en Droit. Notre recrutement est national. Le rythme de l’alternance 15 jours/15 jours permet de trouver un contrat de pro aussi bien à Lille qu’à Paris ou Marseille.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignant est composé à la fois d’enseignants universitaires et d’experts professionnels de la gestion de patrimoine. Nos enseignants viennent pour leur très grande majorité de l’équipe universitaire clermontoise.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

La caractéristique du contrat de professionnalisation en alternance se traduit par un partenariat très étroit avec l’ensemble des professionnels de la région, mais également hors région. Les professionnels régionaux proposent d’ailleurs un nombre plus important de contrats de pro que nous n’acceptons d’étudiants. Les contrats de pro sont de 24 mois pour les étudiants de M1, et de 12 mois pour ceux de M2. Les entreprises prennent en charge l’intégralité des frais de scolarité et rémunèrent les étudiants à 80 % du SMIC.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

90 % de nos étudiants ont une proposition d’embauche à l’issue de leur contrat de pro et occupent un poste à responsabilité lié à la gestion de patrimoine. Ils sont recrutés prioritairement dans les banques. Pour l’évolution de carrière, l’association des Anciens de Clermont (AGPC) qui est très active propose de bénéficier de son vaste réseau et des opportunités de spécialisation et de remise à jour des compétences.

Voici quelques exemples de fonctions occupées :
– Conseiller en Gestion de Patrimoine,
– Conseiller en Développement de Patrimoine,
– Conseiller en Patrimoine Financier,
– Chargé(e) d’Affaires Patrimoniales,
– Gestionnaire de Patrimoine,
– Conseiller en Gestion Privée

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

La formation n’est pas accessible en formation continue du fait de l’alternance. En revanche, nous accueillons dans nos locaux le DU de Gestion de Patrimoine proposé par l’AUREP de Clermont-Ferrand. Ce DU est ouvert aux salariés des entreprises avec un rythme de 2 à 3 jours par mois sur un an et demi.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous proposons le programme de Clermont-Ferrand, la question devrait donc être posée à mes collègues clermontois ! Précisément, nous échangeons régulièrement sur ce sujet entre nous et faisons remonter des attentes des professionnels.