« Nous avons prévu de recruter 1550 alternants cette année », Isabelle Sachot-Moirez, Responsable recrutement, BNP Paribas, 2013.

Combien d’alternants avez vous prévu de recruter cette année ?

Nous avons prévu de recruter 1550 alternants cette année. BNP Paribas est engagé depuis plusieurs années sur l’alternance et a toujours été parmi les entreprises du CAC 40 qui se mobilisent le plus pour l’alternance.

Quel est l’intérêt de l’alternance pour un étudiant ?

Nous avons une responsabilité vis à vis des alternants que nous formons. La formation en alternance leur permet de multiplier leurs chances de décrocher un emploi à la fin de leur cursus.

Quels sont les profils recherchés ?

Nous recherchons des profils bacheliers qui préparent un bac+2. Nous leur proposons des missions en agence comme chargé d’accueil. Nous avons également des postes sur des fonctions support comme en Gestion des risques, Finances, RH ou marketing par exemple. Nous recrutons également des alternants de niveau master. Nous avons des besoins sur des fonctions commerciales de conseiller de patrimoine, chargé d’affaires professionnels, d’assistant risques entreprises mais aussi pour des postes fonctionnels.

Est-ce que vous privilégiez certaines formations ?

Nous avons de très nombreux partenariats dans toute la France avec les universités, les écoles de commerce ou les lycées qui préparent aux BTS. Ces relations privilégiées nous permettent de recevoir des candidatures sélectionnées par nos partenaires. Nous sommes ouverts à d’autres formations non partenaires à condition que le diplôme soit reconnu par l’Etat.

Nous avons également noué un partenariat avec l’UPEC (Paris est Créteil) avec laquelle nous entretenons d’excellentes relations.

Quelles sont les spécificités de vos contrats d’alternance ?

Chaque alternant est accompagné d’un tuteur qui a suivi une formation spécifique. Les alternants bénéficient aussi d’une formation interne dans notre réseau d’agence qui a sa propre école de commerce.

Que deviennent vos alternants ?

50 % de nos alternants seront recrutés en CDI. Pour les autres ils vont souvent continuer leurs études.

Est-ce que la sélection est rude pour vos postes en alternance ?

Nous recevons chaque année 23 000 CV reçus pour 1500 postes. Le processus de recrutement est équivalent à un recrutement en CDI. Le futur alternant va rencontrer à la fois un responsable des ressources humaines et un opérationnel.

Est-ce que vous avez des conseils à donner aux candidats qui voudraient faire leur alternance chez BNP PARIBAS ?

Il faut se préparer à l’entretien. Au début quand on démarre on n’a pas beaucoup d’expérience à présenter, il est donc important de bien concevoir son projet professionnel. Nous avons conçu l’application Dr job à cet effet : être coaché pour préparer son entretien. Il est également très important de se renseigner sur l’entreprise. Grâce à la plateforme backstage, plateforme internet de discussion ouverte aux étudiants pour échanger avec les opérationnels, les étudiants peuvent discuter avec des opérationnels pour découvrir les métiers de la banque. Ils peuvent également nous rencontrer lors des forums que nous organisons.

Nous organisons le 25 mai place de l’Opéra le forum de l’alternance de Master 1 et 2 qui permettra aux étudiants de rencontrer de nombreux opérationnels et d’être pré sélectionné pour leur alternance.

 » L’ISEG Finance School forme les nouveaux acteurs de la finance « , Eric Fayard, Directeur pédagogique de l’ISEG Finance School.

Est-ce que vous pouvez nous présenter la Spécialisation Corporate finance et stratégies financières ?

La spécialisation « Corporate Finance et stratégies financières » a été mise en place à la rentrée 2011.

Sa création est née d’un constat : le contexte économique global impose aux entreprises une exigence nouvelle, celle de développer en leur sein une « culture du cash ».

Jamais en effet la gestion du cash n’a été plus impérative qu’aujourd’hui, notamment en raison de la faible croissance économique et de la restriction de l’offre de crédit.

Toutes les entreprises – celles de taille moyenne y compris – sont conscientes que détenir du cash est devenu un enjeu majeur qui conditionne leur survie. Mais les directions financières sont souvent mal armées pour relever le défi, notamment parce qu’il n’existe pas de formation de masse aux nouveaux métiers de gestion du cash : trésorier, cash-manager, credit-manager,…

Nous avons donc créé cette spécialisation de façon à répondre aux nouveaux besoins des entreprises en matière de compétences. Elle est résolument placée sous le signe de la « culture cash ».

Combien avez-vous de promotions ?

L’ISEG Finance School comptera deux promotions en juin 2013. Elles feront suite à toutes les promotions (une trentaine) issues du programme Fi de l’ISEG avant 2011.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’ISEG Finance School forme les nouveaux acteurs de la finance.

Nouveaux, parce que l’environnement économique et financier évolue et fait émerger des métiers nouveaux (celui de cash manager en est un exemple, mais on pourrait évoquer aussi bien les métiers du contrôle ou ceux issus du déploiement des différentes réglementations – en particulier le compliance advisory) qui dans leur majorité ont pour objectif de garantir l’exercice d’une activité juridiquement et financièrement irréprochable.

Nouveaux parce que les entreprises n’attendent plus seulement d’un jeune diplôme qu’il soit un spécialiste dans son domaine mais aussi un manager capable d’évoluer dans un environnement humain (d’où l’existence du coaching 5/5 de la 1ère à la 5ème année), international (d’où les nombreuses possibilités de partir à l’étranger durant le cursus et les cours en anglais).

Enfin, nouveaux parce que les entreprises veulent des diplômés capables de déployer immédiatement leur savoir-faire, d’où la place essentielle faite par l’école à la pédagogie par projets.

Quels sont les points forts du programme ?

Ils sont au nombre de quatre :

Le double ancrage national et régional de l’ISEG Finance School, seule école en France à proposer dans 7 villes le même cursus entièrement dédiée à la finance.

La dimension internationale de ce cursus, qu’il s’agisse de la possibilité de partir étudier à l’étranger en 1re, 3ème et 5ème année, ou de la place faite à l’anglais dans les cours.

Les très nombreux projets développés par les étudiants – avec un contenu très marqué par les nouvelles technologies -, les coachings, la possibilité de choisir une partie de leurs enseignements, les stages en parallèles des cours (17 mois minimum de stages cumulés au terme du cursus) font de nos étudiants des jeunes diplômés très appréciés des entreprises pour leur professionnalisme.

Enfin, au tronc commun du premier cycle succède 4 spécialisations d’une durée de deux ans. Les étudiants diplômés sont donc d’excellents généralistes en même temps que des spécialistes accomplis.

Ils ont ainsi ce privilège de pouvoir opérer un choix parmi les très nombreux métiers de la finance, l’école les accompagnant en permanence dans ce choix.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les profils sont très variés, les compétences des financiers modernes l’étant elles-mêmes compte-tenu de la diversité des débouchés.

Aux bacs ES, S et STMG qui sont admis en première année s’ajoutent en admission parallèle les titulaires de certains BTS (notamment banque, assurance), les détenteurs d’un DUT ou d’une licence professionnelle, les diplômés de l’université issus des filières économie, gestion et même droit, certains métiers de la finance (gestionnaire de patrimoine, compliance officer) faisant très largement appel à cette discipline.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignants est composé d’universitaires et d’intervenants issus du monde de l’entreprise, eux-mêmes diplômés de l’université ou d’écoles. Ils sont tous des spécialistes reconnus dans leur domaine de compétence, exercent à des postes élevés de responsabilité, souvent à l’étranger car ils enseignent en anglais. Nous avons ainsi des intervenants qui viennent de Londres, Washington, Genève…

Plus l’avancée se fait dans le cursus, plus la proportion de professionnels est importante. En effet, au premier cycle qui privilégie la transmission du savoir succède un deuxième cycle privilégiant la transmission du savoir-faire. C’est l’assurance pour les entreprises d’accueillir des stagiaires et diplômés immédiatement opérationnels.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

L’école dispose d’un département des stages et relations entreprises, celles-ci étant nombreuses à proposer des stages aux étudiants, qu’il s’agisse de banques, d’entreprises d’assurance ou d’entreprises non-financières, les plus connues comme les PME.

Par ailleurs, des partenariats ont été établis avec un bon nombre d’entreprises parmi lesquelles on peut citer Auchan, Banque populaire, Transition Finance (un cabinet de recrutement spécialisé), etc. qui recrutent parmi les étudiants.

Enfin, la DFCG (l’association des directeurs financiers et de contrôle de gestion) est partenaire de l’école, nationalement et régionalement. D’autres partenariats sont à l’étude avec des associations représentatives des professions financières avec l’objectif de les mettre en ouvre dès la rentrée prochaine.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Ils exercent dans des secteurs très différents, à des postes très variés, dans de très nombreux pays. Par exemple : Guillaume Lawlor issu de la spécialisation IFM (Ingénierie et finance des marchés) est trader sur les matières premières à Londres ; Pauline Cheminand issue de la spécialisation Audit, Contrôle Interne et Externe est contrôleur de gestion chez Vinci, Jean-Philippe Bernard issu de la même spécialisation est en poste au Luxembourg comme Testing Coordinator chez John Deere Financial ; Vincent Mouraud est conseiller privé au LCL après avoir suivi la spécialisation gestion de Patrimoine.

Au total, 2.600 anciens sont inscrits dans l’annuaire des anciens. Ils sont pour les étudiants de puissants relais au sein des entreprises.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Elle est accessible en formation initiale uniquement, soit par admission directe dès la première année, soit par admission parallèle de la deuxième à la cinquième année.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Notre programme évolue en permanence pour être au plus prêt des attentes des entreprises.

Nous sommes donc en état de veille permanente de façon à anticiper l’évolution des métiers. Plusieurs dispositifs nous y aident : le Comité de perfectionnement composé d’une vingtaine de personnes exerçant des responsabilités en entreprise a pour rôle d’informer l’école sur l’évolution des compétences requises ; les associations professionnelles, comme la DFCG qui est notre partenaire, nous font part de leurs anticipations relatives à une famille de métiers, en l’occurrence celle du contrôle de gestion et de la direction financière ; enfin, les professionnels intervenants à l’école sont réunis régulièrement de façon à nous éclairer sur les attentes spécifiques à telle ou telle profession.

Ainsi en l’espace de quatre ans le programme a-t-il été renouvelé dans son intégralité.


Eric Fayard est diplômé de l’ESSEC. Il a effectué la première partie de sa carrière au sein des départements BFI (banque de financement et d’investissement) de plusieurs grandes banques françaises, Société Générale – CIB en dernier lieu. Il y exerçait comme trader relative-value sur les produits dérivés de taux.
Il est aujourd’hui Directeur pédagogique de l’ISEG Finance School, l’école spécialisée en finance de IONIS Education group.

Les nominations de la semaine en banque, finance, assurance

« Rubrique réalisée en partenariat avec Nomination : 1er service d’informations et de veille sur les décideurs. »

Zurich France : Directeur administratif et financier

Monsieur Frédéric Justino est promu directeur administratif et financier de Zurich France, à ce poste depuis mars 2013, en remplacement de Monsieur Yannis Skiadas.

Il est sous la responsabilité directe de Madame Anne Charon, chief executive officer de Zurich General Insurance France.

Il siège au comité de direction de Zurich France.

Frédéric Justino, 36 ans, master de finances, a réalisé le parcours suivant :

* 2012-2013 : Zurich France, responsable finance transformation.

* 2011-2012 : Zurich France, responsable comptable.

* 2005-2011 : Zurich France, contrôleur de gestion.

* 2004-2005 : Zurich France, chargé de mission comptabilité et reporting actifs financiers.

* 2002-2004 : Zurich France, Assistant du gérant obligataire et responsable de la trésorerie.

Credifinn : Directeur

Monsieur Jean-Christophe Visomblain est nommé directeur de Credifinn, à ce poste depuis mars 2013.

Il est sous la responsabilité directe de Monsieur Benjamin Nicaise, président de Cerenicimo.

Sa mission, au moment où la réforme des IOBSP (Intermédiaire en opérations bancaires et services de paiement) vient d’entrer en vigueur, revêt une importance primordiale pour les nouveaux développements de la société.

Jean-Christophe Visomblain, 44 ans, licence en droit des affaires de l’université du Maine (1995), était notamment, jusqu’en septembre 2012, président de Métropole pour le groupe Foncia.

Il a également assuré diverses fonctions dans le domaine de l’immobilier résidentiel (administration de biens et transactions immobilières) et de la stratégie d’entreprise.

Fondation de France (FDF) : Trésorier

Monsieur Philippe Dupont est promu trésorier de la Fondation de France (FDF), à compter d’avril 2013, en remplacement de Monsieur Jean Huet.

Il siège au sein du collège de personnalités de la fondation.

Philippe Dupont, 61 ans, maîtrise de gestion et licence de sciences économiques de l’université Paris-Dauphine, a réalisé le parcours suivant :

* Depuis 2012 : Isodev, président.

* 2009-2012 : BPCE, président du conseil de surveillance et du comité coopératif.

* 2006-2009 : Natixis (groupe Banques populaires), président du directoire, membre du comité exécutif.

* 1999-2003 : Natexis Banques populaires, président.

* 1999-2009 : Banque fédérale des Banques populaires, président-directeur général.

* 1983-1988 : Banque populaire région Ouest de Paris, administrateur.

* 1991-1999 : Groupe Banque populaire, membre puis vice-président (1995) du conseil syndical.

* 1988-1989 : Banque populaire région Ouest de Paris, président du conseil d’administration.

* 1981-1999 : Max Dupont & Cie, président-directeur général.

Capgemini : Directeur financier adjoint

Madame Lucia Sinapi-Thomas est promue directeur financier adjoint de Capgemini, à ce poste depuis mars 2013.

Elle est sous la responsabilité directe de Monsieur Aiman Ezzat, directeur financier.

Lucia Sinapi-Thomas, 49 ans, SFAF (1997), CAPA (1989), maîtrise de droit privé (1988), ESSEC (1986), a réalisé le parcours suivant :

* 2005-2013 : Capgemini, corporate finance & risk management director.

* 1999-2005 : Groupe Capgemini, directeur des opérations financières et fiscales.

* 1992-1999 : Groupe Capgemini, responsable du service fiscal.

* 1989-1992 : Sales Vincent & Georges, avocat.

* 1986-1989 : Début de carrière chez Arthur Andersen.

Société de la Tour Eiffel (SETE) : Directeur financier

Monsieur Philippe De Trémiolles est nommé directeur financier de la Société de la Tour Eiffel (SETE).

Philippe De Trémiolles, 45 ans, IEP Paris, MBA de l’université de Columbia, a réalisé le parcours suivant :

* 2007-2013 : Homair Vacances, directeur administratif et financier.

* HSBC, banquier d’affaires.

* Morgan Stanley, banquier d’affaires.

* The Boston Consulting Group, en poste à Paris puis à New York (pendant trois ans).

* Début de carrière comme auditeur chez Arthur Andersen.

Faites connaître gratuitement vos nouvelles responsabilités au 1er réseau de décideurs Nomination.fr, aux professionnels de votre secteur d’activité ainsi qu’à la presse et aux médias.

Cliquez-ici pour diffuser gratuitement votre Nomination

Vous êtes en poste ? Faites-vous connaître de votre marché !

Nomination vous propose de communiquer gratuitement sur votre fonction et sur votre entreprise auprès des directions d’entreprises (Directions Générales, DRH., Directions de la communication,…) et cabinets de chasse de têtes.

Faites-vous ainsi connaître et reconnaître, faites-vous valoir et dynamisez votre carrière !

Communiquez sur votre poste

« Nous avons prévu de recruter 700 nouveaux collaborateurs », Benoît Castel, Directeur du Centre de recrutement du Crédit Agricole des Régions du Centre.

Quels sont vos volumes de recrutement prévus pour les expérimentés et les jeunes diplômés cette année ?

Au global sur l’ensemble des statuts (CDI, CDD, Alternants), nous avons prévu de recruter 700 nouveaux collaborateurs pour la région Centre.

Au niveau national le Crédit Agricole devrait recruter 4000 CDI.

Comment expliquez-vous ces besoins soutenus dans un contexte encore tendu sur le marché ?

C’est un besoin essentiellement structurel. Nous avons un effet démographique évident. Nous devons remplacer les collaborateurs qui partent à la retraite.

Quels sont les profils que vous recherchez en majorité ?

80 à 85 % de nos recrutements concernent des profils commerciaux pour le réseau d’agences. Ils vont intervenir en conseil auprès de notre clientèle de particuliers, de professionnels, d’agriculteurs, de professionnels et d’entreprises.

Sur certains départements, nous pouvons avoir quelques difficultés à recruter comme la Nièvre, le Cher.

Qu’est ce qui peut motiver un candidat à vous rejoindre ?

Rejoindre le Crédit Agricole, ce n’est pas simplement travailler pour un groupe bancaire leader, c’est surtout participer à un projet de société. Les racines terriennes du Crédit Agricole font que notre Groupe est particulièrement soucieux des hommes et de leur environnement.

Nos collaborateurs sont au centre de son projet. Parmi nos objectifs majeurs : le recrutement d’hommes et de femmes aux parcours variés (cursus, origines, expériences,…) qui pourront rejoindre nos équipes passionnées et fières d’appartenir à une banque mondiale, solidaire et responsable.

Nous accompagnons nos collaborateurs pour les aider à grandir. Tous les trois ans nos collaborateurs peuvent changer de poste. Les perspectives au sein du groupe sont diverses et intéressantes.

Est-ce que vous avez prévu également de recruter des alternants ?

Nous avons prévu de recruter 150 alternants. Les recrutements se feront entre avril et juin.

L’enjeu est très important pour nous. Il s’agit d’accueillir des futurs collaborateurs, de leur faire découvrir la banque et les faire monter en compétences.

Quels sont les profils recherchés ? Est-ce que vous privilégiez certaines formations ?

Nous recherchons de niveau bac+2/3 à bac+4/5. Nous sommes assez ouverts sur les formations demandées : universitaire ou école.

On recherche des candidats issus de cursus : BTS, IUT, licences, masters. Toutefois nous avons une légère préférence pour les formations orientées économie, commerce.

Quels sont les métiers concernés et les types de missions proposés en alternance ?

Il faut distinguer les missions au siège et dans le réseau d’agences.

Dans le réseau nous recherchons des alternants pour des missions commerciales.

Au siège nous recherchons des alternants pour les métiers supports comme l’audit, les ressources humaines ou encore le marketing.

Quelles sont les caractéristiques de vos contrats d’alternance ?

Notre philosophie est de les mettre en situation. Les alternants doivent tenir un poste, être en situation. C’est la meilleure façon d’apprendre. Nos collaborateurs sont là pour les accompagner. En moyenne les missions en alternance durent une année.

Quelles sont les perspectives de carrières en banque de réseau pour un(e) jeune étudiant(e) indécis(e) ?

Les perspectives sont très importantes. La banque de réseau reste un secteur stable. Ce sont des métiers intéressants avec des perspectives de carrière. Pour un jeune, l’enjeu est d’apporter à nos clients des solutions, des conseils avisés. Pour convaincre il devra mettre en avant ses qualités relationnelles, ses compétences techniques et son énergie.

 » Le métier du contrôleur de gestion est de plus en plus un métier d’expertise « 

Rencontre avec Hélène Löning, auteure de l’ouvrage  » Le Contrôle de gestion : des outils aux pratiques organisationnelles  » paru chez Dunod, 4ème édition, 2013.

Pourquoi un ouvrage sur le contrôle de gestion ?

Le contrôle de gestion est une fonction au cœur des enjeux de performance et du pilotage des organisations, en particulier en période d’incertitudes économiques majeures comme celle que nous connaissons actuellement.

Par ailleurs, les pratiques de contrôle de gestion dans les entreprises sont essentielles pour orienter les comportements, motiver les individus et améliorer la cohérence dans l’action, renforçant ainsi également la cohésion dans l’entreprise.

Quels sont les nouveaux enjeux du contrôle de gestion aujourd’hui ?

Les nouveaux enjeux du contrôle de gestion sont largement liés aux enjeux des entreprises et organisations en 2013.

J’en citerai cinq principaux qui sont traités dans l’ouvrage, mais la liste n’est pas limitative :

– L’incertitude très forte de l’environnement, sur des marchés globalisés, avec des industries en pleines mutations technologiques, où les risques systémiques restent élevés, tant dans leur impact que dans leur occurrence, et où il est difficile (mais d’autant plus nécessaire !) de prévoir, et de fixer des objectifs ;

– Le rôle et les conséquences de systèmes d’information qui sont entrés « dans un nouvel âge » au cours des dix dernières années. Cela a des conséquences majeures pour le contrôle de gestion qui doit pour être crédible fiabiliser les chiffres dans un univers informationnel démultiplié, on pourrait parler de « magma » d’informations;

– Les mutations profondes dans l’organisation des entreprises, en particulier les grandes, qui doivent encore apprendre à concilier innovation (flexibilité) et maîtrise (des flux, des processus, des comportements) ; les structures bi- voire tri-dimensionnelles, les entreprises en réseau, l’entreprise 2.0, sont autant de défis lancés pour les pratiques traditionnelles du contrôle et du management, encore très associées à l’entreprise hiérarchique et pyramidale ;

– Le tournant vers une économie des « services » ; y compris dans les secteurs industriels, la valeur ajoutée est de plus en plus créée dans l’innovation technologique ou dans les services apportés par et autour des biens manufacturés ; ces activités de service posent des questions de pilotage de la performance bien spécifiques ;

– La responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise est nécessaire, en partie pour prévenir les risques systémiques évoqués au-dessus ; le contrôle de gestion a un rôle majeur à jouer dans l’amélioration de la performance environnementale et sociétale, en apportant les outils de mesure qui permettront d’évaluer l’efficacité des plans d’action et la progression des entreprises en la matière.

Comment a évolué le métier de contrôleur de gestion ? Quel est son rôle dans l’organisation ?

Dans un tel contexte, le rôle et le métier du contrôleur de gestion se sont recentrés sur trois axes prioritaires, qui sont présentés en détail dans la partie 3 de l’ouvrage :

– le métier du contrôleur de gestion est de plus en plus un métier d’expertise, où il faut être crédible dans son rôle d’homme/femme du chiffre, en étant capable d’assurer :

1. la fiabilité des données dans un univers où, en dépit des systèmes intégrés de gestion, les chiffres contradictoires sont encore souvent la règle – tous n’ont pas les mêmes définitions, pas les mêmes agrégats, par exemple dans des situations de croissance externe avec intégration de sociétés jusque là indépendantes, des situations de dialogue économique avec les fournisseurs, des contextes d’organisations multi matricielles où les chiffres ne sont pas réconciliés, etc… ;

2. le choix des indicateurs les plus pertinents, en lien avec la stratégie et la veille concurrentielle ; le choix des indicateurs conditionne la vision que les dirigeants vont développer du business, de ses risques et opportunités ;

– c’est un métier où la pédagogie est le maître mot ; faire partager à tous le langage financier et économique dans l’entreprise, être le « maître » et l’enseignant des différents indicateurs financiers et de gestion (de la profitabilité à la rentabilité économique et la création de valeur en passant par la gestion du cash) ; cela suppose d’abord un rôle de « traducteur » auprès des opérationnels : il faut leur traduire, puis leur apprendre, la langue des financiers ;

– posséder une connaissance intime du business et des opérations, du métier dans lequel il/elle se trouve ; c’est ce rôle qui lui confère son titre de « Business Partner, », ou encore de « co-pilote ». Cela, loin de signifier une allégeance entière à l’opérationnel décideur, confère une crédibilité « locale » au contrôleur, et lui permet de poser les bonnes questions, d’interroger les pratiques et les décisions locales, dans un souci à la fois d’aide à l’amélioration de la gestion localement et de faire remonter une information pertinente à temps à la Direction générale sur les risques et opportunités dans le business.

Quels sont les profils et les qualités attendues du contrôleur de gestion ?

Ces évolutions et ce rôle pour le contrôleur de gestion impliquent des compétences bien précises attendues des contrôleurs de gestion :

– on l’aura compris, le contrôleur de gestion doit avoir des capacités analytiques et de synthèse, et des connaissances en comptabilité et finance d’entreprise, en systèmes d’information (y compris ERP) et gestion de projets, en langues (en particulier l’anglais qui est souvent le plus petit dénominateur linguistique commun de toutes les filiales) ;

– à ces compétences « techniques » s’ajoutent un certain nombre d’impératifs humains et comportementaux : il/elle doit aussi avoir un esprit ouvert, curieux, avec une bonne compréhension des enjeux stratégiques et opérationnels ; mais surtout, tout en acceptant de ne pas être le décideur, il/elle doit posséder des réelles qualités de communication, de pédagogie, de relationnel ; enfin, le contrôleur doit être irréprochable dans son intégrité, sa transparence et son éthique.

Bref, un vrai mouton à 5 pattes !

Est-ce que le contrôle de gestion est un passage obligé pour devenir directeur financier ?

Si on doit apporter une réponse synthétique, tous les contrôleurs de gestion ne deviennent pas directeurs financiers, mais peu deviennent directeurs financiers sans être passés antérieurement par une fonction de contrôleur de gestion dans leur parcours de carrière.

Tous les contrôleurs ne deviennent pas DAF ; certains d’ailleurs ne le souhaitent pas, préférant évoluer ensuite vers des postes plus opérationnels où ils auront l’opportunité de prendre des décisions après avoir accompagné et observé les décideurs ; de plus en plus de contrôleurs de gestion sont issus aussi de fonctions non comptables et financières, soit en provenance de la multiplicité des métiers du risque et du pilotage dans les entreprises actuelles (audit interne, direction des risques, contrôle interne), soit en provenance de secteurs plus opérationnels (supply chain, logistique, achats, DSI, etc…).

Dans ce dernier cas, le passage par le contrôle de gestion leur permet de mieux apprendre le langage économique et financier et de retourner ensuite dans les opérations en étant de meilleurs « vecteurs » de ces logiques, auxquelles leur passage en contrôle de gestion les aura sensibilisés.

La voie royale pour devenir directeur financier suppose en revanche une exposition à une diversité d’expériences : parmi celles-ci, le contrôle de gestion est majeure et très qualifiante.

Elle peut être complétée au choix par des fonctions plus exposées aux problématiques de financement et aux investisseurs (gestion du cash, trésorerie, relations investisseurs, etc…) ou des fonctions diversifiées du contrôle et de la gestion de risques (surtout dans certains secteurs, comme bancassurance, mais aussi des secteurs industriels comme l’énergie, la pharmacie, l’agro-alimentaire, etc…).


Auteurs de l’ouvrage : Hélène Löning, Véronique Malleret, Jérôme Méric, Yvon Pesqueux

Hélène Lôning est professeur à HEC au sein du département comptabilité-contrôle de gestion.

Véronique Malleret est professeur à HEC au sein du département comptabilité-contrôle de gestion.

Jérôme Méric est professeur à l’IAE de Poitiers en contrôle de gestion et gestion financière.

Yvon Pesqueux est professeur titulaire de la chaire Développement des systèmes d’organisation au CNAM.

Andreu Solé est professeur à HEC au sein du département comptabilité-contrôle de gestion

Pour commander l’ouvrage => Cliquer ici

Carrière à suivre : Portrait de Jean-Louis Schweitzer, Directeur banque privée, LCL.

Jean-Louis Schweitzer a fait l’intégralité de sa carrière au LCL. Dès ses études à l’IEP Toulouse il savait qu’il voulait être banquier.

Jean-Louis Schweitzer a démarré sa carrière comme conseiller de clientèle auprès des entreprises. Pour développer ses compétences managériales, il évoluera ensuite vers le réseau des particuliers. En 2009 il rejoindra le nouveau département banque privée créé par LCL.

Il privilégie les rencontres et ne croit pas au plan de carrière préétabli.

Est-ce que vous avez su très tôt que vous alliez devenir banquier ?

Quand j’étais étudiant, je voulais trouver un job dans la banque. J’étais intéressé par la clientèle entreprises. La difficulté à l’époque, c’est toujours le cas aujourd’hui, était d’être recruté par une première entreprise. Il me fallait absolument une expérience commerciale. Une filiale de la BNP, une société de crédit, cherchait des commerciaux, j’ai été recruté. J’ai donc démarré comme commercial avec un portefeuille clients composé de concessions automobiles et de collectivités territoriales.

Cela a été une superbe expérience commerciale. J’y suis resté 2 ans. On m’a ensuite proposé un poste de Directeur adjoint d’une société crédit. Je ne savais pas si je voulais continuer dans ce domaine. J’étais surtout intéressé par le financement d’entreprise. J’avais le choix entre BNP, Société Générale et le Crédit Lyonnais. Le Crédit Lyonnais était très séduisant. J’ai rejoint le département entreprises. J’y ai passé 8 ans, dans différentes régions.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans la clientèle entreprises ?

C’est un job passionnant de développement. Il y a une diversité de clients. Vous pouvez voir dans la même journée une entreprise agro alimentaire et une petite entreprise de haute technologie. J’ai pu aussi toucher aux financements structurés pour de grands groupes dans le secteur du transport. J’ai ensuite pu progresser vers un poste de management. Cela m’a donné envie de poursuivre. Pour acquérir un poste avec une certaine dimension managériale, il fallait que j’évolue vers la banque de particuliers. J’ai donc été amené à superviser 25 agences à Lyon. J’ai dû renforcer mes compétences en gestion d’équipe par la maîtrise de la culture des objectifs, la culture RH. J’ai vraiment apprécié le contact client avec les particuliers. J’ai toujours continué à rencontrer des clients. C’est très important d’être sur le terrain pour discuter avec les équipes.

Est-ce que vous avez suivi une formation spécifique ?

Ma formation initiale est science po Toulouse avec une spécialisation éco finance. C’est une formation générale. J’y ai découvert l’économie et la finance. Nous avions des professionnels qui intervenaient comme le préfet Erignac. J’ai complété cette formation avec un DESS à l’IAE Toulouse en administration des entreprises avec une spécialisation en financement d’entreprise. Ce sujet m’intéressait. Dès le départ je savais que je voulais travailler en banque. Tous les sujets économiques m’intéressaient, la bourse m’intéressait. Je voyais la banque comme un moyen d’être au cœur de l’économie.

Quand on est passionné par l’entreprise, la banque est vraiment un très bon choix. C’est par un job étudiant que j’ai découvert l’univers de la banque. J’ai travaillé un été au guichet du Crédit agricole. J’y ai découvert deux éléments très importants du métier de banquier. C’est un métier de contact avec le client. La relation commerciale est primordiale. Une agence bancaire est une entreprise commerciale avec des objectifs commerciaux et financiers.

Pourquoi ensuite le choix de la banque privée ?

En 2003, après les expériences réseaux entreprises, puis particuliers, j’ai pris une fonction au siège à Paris. C’était le développement de l’approche multi-canale dans les réseaux bancaires. Je travaillais sur les programmes d’automatisation des agences. Je n’avais plus de clients mais des fournisseurs, c’est très différent. J’ai pu découvrir les problématiques de la conduite de projet.

Mon dernier gros chantier en 2005 a été de gérer le changement d’identité visuelle. Après ce passage au siège, j’ai été Directeur du Développement Commercial d’une Direction de réseau de 200 agences. Puis, j’ai eu l’opportunité de rejoindre le département banque privée créé par le LCL. LCL Banque Privée gère la totalité de la relation client. J’ai pris une direction dans un premier temps en région parisienne et ensuite sur la région Rhône Alpes Auvergne.

Je retrouve en banque privée le type de relations que j’avais en entreprises en conseillant des professions libérales, des cadres dirigeants, des chefs d’entreprises. En termes d’animation du réseau c’est assez proche de l’animation d’un réseau d’agences. Je travaille aussi avec des juristes, des fiscalistes, des ingénieurs patrimoniaux. On se positionne comme un partenaire du client comme peut l’être son expert comptable ou son avocat.

Quand on regarde votre parcours, on se rend compte au final qu’on peut faire sa carrière dans la même banque ?

L’avantage d’une structure comme LCL est qu’on peut faire une carrière très diversifiée en restant dans le même groupe. J’y ai rencontré des interlocuteurs passionnants et j’ai pu y avoir une mobilité géographique et fonctionnelle.

Est-ce que vous avez des conseils de gestion de carrière ?

La personne la plus importante est le client. Connaissez votre client. Rentrez dans l’intimité de votre client. Un de mes clients m’avait dit : « mon banquier doit être mon confident ». C’est le conseil le plus important. Il faut aimer son client. Il faut prendre les opportunités qui se présentent. Quand le train passe, il faut monter dedans. Je ne crois pas trop au plan de carrière préétabli. La vie professionnelle est faite de rencontres. Il ne faut pas trop réfléchir. Il faut prendre le maximum de risques en prenant le minimum de précautions. Je dirais également qu’il faut être mobile géographiquement pour avoir un développement de carrière harmonieux. Ce sont des accélérateurs de carrière.

Comment a évolué le métier de conseiller privé ?

Deux tendances caractérisent l’évolution du métier. On constate une amélioration du degré de connaissance des clients. Clairement avec internet, on a des clients aujourd’hui très informés. On doit avoir un vrai discours expert. Les banques doivent monter en compétences au niveau de la formation. La deuxième tendance est l’évolution très forte de la réglementation. Il y a une panoplie de réglementation aujourd’hui pour protéger le client. Ces deux éléments obligent à faire preuve de beaucoup de rigueur et de professionnalisme.