« Ce diplôme forme des cadres financiers de haut niveau exerçant leur activité dans les directions financières d’entreprises », David Bourghelle, Responsable Master Finance et Développement des Entreprises, IAE de Lille

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Finance et Développement des Entreprises ?

La première rentrée a eu lieu en septembre 2004 et nous commençons la 9e promotion au cours de l’année 2012-2013.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Master en Sciences de Gestion, spécialité Finance et Développement des Entreprises propose un programme spécialisé dans les techniques financières mises au service de la croissance de l’entreprise. Plusieurs domaines de compétences sont visés : des connaissances approfondies en gestion financière, management des risques financiers, montage des opérations stratégiques et de restructuration, dans leurs dimensions principalement financières, et la conduite des relations avec les partenaires financiers accompagnant ces opérations.

Ce diplôme forme des cadres financiers de haut niveau exerçant leur activité dans les directions financières d’entreprises et les établissements bancaires.

Combien avez-vous de promotions ?

8 promotions sont sorties depuis la création du diplôme, soient environ 150 étudiants formés. Nous avons observé un certain tassement des effectifs durant la période de crise bancaire et financière, mais la demande et l’intérêt pour les formations en finance sont à nouveau perceptibles.

Quels sont les points forts du programme ?

Tout d’abord, il s’agit d’une formation en alternance ouverte aux contrats de professionnalisation (2 jours université / 3 jours entreprise), formule certes dense mais très prisée par nos étudiants et les entreprises qui accueillent nos stagiaires.

L’orientation donnée est ensuite résolument tournée vers une finance socialement utile car mise au service du développement de l’entreprise (capital risque, financement bancaire de la PME, ingénierie financière des manœuvres stratégiques..).

Le programme attire particulièrement l’attention des étudiants sur l’intérêt économique des montages financiers destinés à promouvoir la croissance et la compétitivité des entreprises (gestion du haut de bilan, croissance interne/externe, restructurations) en prenant soin de mettre en garde contre les dérives du levier financier et les techniques de management stratégique focalisées sur la satisfaction exclusive des intérêts financiers des actionnaires.

La formation est de plus très complète. Nous insistons certes sur la finance d’entreprise (management des risques financiers, évaluation d’entreprise, gestion de trésorerie approfondie). Mais nous avons souhaité offrir aux étudiants un bon niveau de compréhension des problématiques de finance de marché (produits dérivés à terme et optionnels, gestion d’actifs, simulation de marché financier).

Les enseignements d’ingénierie financière et de communication financière avec les investisseurs sont emblématiques de cette interaction permanente entre entreprises et marchés. Enfin, nos étudiants bénéficient de compléments de formation dans le domaine du management stratégique, la fiscalité et la pratique de l’anglais des affaires.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants admis dans notre programme sont généralement titulaires d’un Master 1 en Finance, Sciences de gestion, Economie appliquée ou diplômés d’école de commerce.

Comment est composé le corps enseignants ?

Les enseignements sont dispensés par des universitaires du département finance de l’IAE de Lille. Ceux-ci ont développé une expertise en évaluation d’entreprise, ingénierie financière et fonctionnement des marchés financiers. Ils sont également chercheurs dans le laboratoire LEM (Lille Economie et Management, UMR CNRS 8179), au sein de l’axe OMIFIG (Organisation et Marchés : Information, Finance et Gouvernance). La double activité de recherche et d’enseignement autorise à la fois l’expertise et le recul indispensable pour qui veut saisir les grands enjeux financiers liés au développement des entreprises.

De nombreuses interventions sont également assurées par des professionnels de la banque et de la finance (financement de la PME, banques de financement et d’investissement, capital risque..). Enfin, un cycle de conférences vient ponctuer l’année avec des interventions ciblées sur la présentation des métiers, de certaines techniques (élaboration d’un business plan, mise en place d’un montage LBO, opérations de croissance externe…)

La formule de l’alternance nous permet d’avoir une relation privilégiée et suivie avec les entreprises et établissements financiers accueillant nos étudiants. Cela nous permet d’être à l’écoute de leurs attentes et de répondre aux exigences nouvelles en matière de financement d’entreprises.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

La plupart des postes occupés sont en banque : analyste crédit (analyse risque), chargé d’affaires entreprises/professionnels mais aussi chargés d’études financières, spécialiste en évaluation des produits financiers, assistant trader, analyste crédit-bail ou encore auditeur interne (contrôle du respect des réglementations).

D’autres métiers (gestion de trésorerie, responsable administratif et financier, contrôleur financier) sont également exercés en entreprises dans la grande distribution régionale (sport, habillement).

Enfin, certains de nos étudiants se sont orientés vers des métiers plus spécifiques (édition de logiciels financiers, direction dans la restauration, analyste performance dans le BTP, auditeur en commissariat aux comptes, contrôleur de gestion dans l’administration, chargé des procédures comptables dans le transport ferroviaire, trésorier dans l’audiovisuel), ce qui montre la richesse et la diversité des carrières auxquelles destine la formation.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Le diplôme peut en effet être préparé en formation continue. Nous avons chaque année plusieurs étudiants recrutés sous ce régime. C’est à la fois très enrichissant pour eux mais aussi pour les étudiants en formation initiale, généralement plus jeunes, ainsi que pour nous-mêmes, enseignants.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Les contenus des enseignements évoluent régulièrement. La technologie financière est en perpétuelle mutation. Nous nous y adaptons (et parfois même nous l’initions). Les praticiens intervenant dans notre formation sont en prise directe avec les réalités quotidiennes des entreprises. Ils ajustent en permanence leurs programmes.

Notre cycle de conférences permet par ailleurs d’être au fait des grandes mutations et de l’évolution des problématiques financières. Enfin, nos diplômes font l’objet d’une campagne de réhabilitation ministérielle à intervalles réguliers. Cela nous fournit l’opportunité de revoir parfois en profondeur le contenu de l’offre de formation et la structure des programmes.

« L’objectif est de former des cadres de haut niveau dans le domaine du Conseil Patrimonial », Didier Van Peteghem, Responsable Master Gestion du Patrimoine, Université Catholique de Lille

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Gestion du Patrimoine?

Ce Master a été créé en 2007 à la demande des banques régionales qui cherchaient à recruter des compétences et des collaborateurs en gestion de patrimoine.

En tant qu’Université privée nous sommes tenus de passer une convention avec une Université publique pour pouvoir délivrer nos diplômes, alors nous nous sommes naturellement rapprochés de l’Université d’Auvergne qui propose une des toutes meilleures formations en gestion de patrimoine en France (le Classement SMBG 2011 place le Master parmi les quatre meilleures formations françaises (formation classée 4 étoiles).

Une formation unanimement reconnue et appréciée par les professionnels. L’Université d’Auvergne s’est dite intéressée de signer une convention à la condition de pouvoir reproduire à l’identique son Master à Lille, ce qui correspondait parfaitement à nos attentes. Depuis 2007 nos étudiants ont donc la chance de pouvoir suivre le Master de Clermont-Ferrand à Lille. D’ailleurs, nos étudiants une fois diplômés s’inscrivent et profitent de l’association des anciens de Clermont-Ferrand (AGPC).

En fait, les principales différences entre le Master lillois et clermontois se situent du côté de la pédagogie. Nous proposons un parcours en alternance dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. Nos étudiants sont à la fois salariés d’une entreprise et étudiants.

Combien avez-vous de promotions ?

Nous accueillons chaque année une promotion d’une vingtaine d’étudiants, que ce soit en Master 1 ou 2.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif est de former des cadres de haut niveau dans le domaine du Conseil Patrimonial en leur apportant les connaissances économiques, juridiques, fiscales et financières nécessaires pour exercer ce métier particulièrement exigeant.

Quels sont les points forts du programme ?

Le programme de Clermont-Ferrand se démarque des autres Masters par une attention particulière donnée aux matières juridiques.

L’alternance, qui se traduit par un rythme de 15 jours/15 jours, permet d’allier la pratique et la maîtrise des compétences techniques et managériales à une démarche pluridisciplinaire dans le cadre d’une réflexion universitaire pointue.

Quels sont les profils des étudiants ?

En M1, nos étudiants sont principalement issus de parcours en économie – gestion (parcours universitaire ou de grandes écoles de commerce), en M2 nous sélectionnons les mêmes profils qu’en M1, mais nous ouvrons également les admissions à des étudiants ayant un M1 d’un parcours en Droit. Notre recrutement est national. Le rythme de l’alternance 15 jours/15 jours permet de trouver un contrat de pro aussi bien à Lille qu’à Paris ou Marseille.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignant est composé à la fois d’enseignants universitaires et d’experts professionnels de la gestion de patrimoine. Nos enseignants viennent pour leur très grande majorité de l’équipe universitaire clermontoise.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

La caractéristique du contrat de professionnalisation en alternance se traduit par un partenariat très étroit avec l’ensemble des professionnels de la région, mais également hors région. Les professionnels régionaux proposent d’ailleurs un nombre plus important de contrats de pro que nous n’acceptons d’étudiants. Les contrats de pro sont de 24 mois pour les étudiants de M1, et de 12 mois pour ceux de M2. Les entreprises prennent en charge l’intégralité des frais de scolarité et rémunèrent les étudiants à 80 % du SMIC.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

90 % de nos étudiants ont une proposition d’embauche à l’issue de leur contrat de pro et occupent un poste à responsabilité lié à la gestion de patrimoine. Ils sont recrutés prioritairement dans les banques. Pour l’évolution de carrière, l’association des Anciens de Clermont (AGPC) qui est très active propose de bénéficier de son vaste réseau et des opportunités de spécialisation et de remise à jour des compétences.

Voici quelques exemples de fonctions occupées :
– Conseiller en Gestion de Patrimoine,
– Conseiller en Développement de Patrimoine,
– Conseiller en Patrimoine Financier,
– Chargé(e) d’Affaires Patrimoniales,
– Gestionnaire de Patrimoine,
– Conseiller en Gestion Privée

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

La formation n’est pas accessible en formation continue du fait de l’alternance. En revanche, nous accueillons dans nos locaux le DU de Gestion de Patrimoine proposé par l’AUREP de Clermont-Ferrand. Ce DU est ouvert aux salariés des entreprises avec un rythme de 2 à 3 jours par mois sur un an et demi.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous proposons le programme de Clermont-Ferrand, la question devrait donc être posée à mes collègues clermontois ! Précisément, nous échangeons régulièrement sur ce sujet entre nous et faisons remonter des attentes des professionnels.

« Le Diplôme Universitaire d’Actuaire de Strasbourg est une formation de haut niveau, en trois ans, qui prépare au métier d’actuaire », Jacques Franchi, Responsable Master Actuariat et Gestion du Risque, Université de Strasbourg

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Actuariat et Gestion du Risque ?

Il est issu de l’ancienne formation en trois ans, constituée de la MSG « Gestion du risque » et du DESS « Actuariat », créée en 1984 en réponse à la demande de l’industrie.

Combien avez-vous de promotions ?

Chaque année nous délivrons entre 15 et 20 diplômes d’actuaire, depuis 1987 sous la forme actuelle; cela donne donc déjà 25 promotions de diplômés.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Diplôme Universitaire d’Actuaire de Strasbourg (DUAS) est une formation de haut niveau, en trois ans, qui prépare au métier d’actuaire.

En tant qu’expert en mathématiques financières, ce qui inclut calcul des probabilités et statistique, le futur actuaire doit avoir une bonne base mathématique combinée avec des connaissances solides en économie, en gestion et en finance.

Quels sont les points forts du programme ?

L’actuaire est un spécialiste de la gestion du risque qui réalise des études économiques, financières et statistique dans le but de mettre au point ou de modifier des contrats d’assurances, qui évalue les risques et les coûts pour les assurés et les assureurs et fixe les tarifs des cotisations en veillant à la rentabilité de l’entreprise, qui suit les résultats d’exploitation et surveille les réserves financières de sa compagnie.

Pour mener à bien ces différentes tâches, il doit non seulement maîtriser les outils probabilistes, statistiques, et informatiques, mais aussi être compétent en comptabilité et dans les aspects juridiques, financiers et fiscaux.

Nous proposons donc une formation pluridisciplinaire, qui tire pleinement profit de la collaboration entre l’UFR de Mathématique et d’Informatique et la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, ainsi que de la proximité de pays à riche tradition actuarielle universitaire.

Le Diplôme Universitaire d’Actuaire de Strasbourg est un diplôme en trois ans, qui est reconnu par l’Institut des Actuaires. Il donne par ailleurs le titre de membre associé de l’Institut des Actuaires.

Quels sont les profils des étudiants ?

La plupart sont issus d’un L2 soit de mathématiques soit de mathématiques-économie. Nous acceptons aussi des candidats issus de classe préparatoire aux grandes écoles, de commerce ou d’ingénieurs. Dans tous les cas nous recrutons nos étudiants sur dossier et après un entretien. Un concours national devrait être mis en place dans les années qui viennent.

Comment est composé le corps enseignant ?

La majorité sont des enseignants-chercheurs de la faculté de Mathématiques et Informatique et de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, relevant de l’Université de Strasbourg. Quelques autres sont des professeurs invités, universitaires spécialistes de branches particulières de l’actuariat et professeurs titulaires en Belgique ou en Suisse notamment.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Plusieurs entreprises nous prennent régulièrement des étudiants en stage. Ces stages (à Strasbourg, Paris et à l’étranger) durent au total au moins 6 mois ; le tuteur académique est à même de discuter avec le maître de stage des problématiques les plus récentes à l’occasion de la rédaction du mémoire de stage.

Par ailleurs nous bénéficions de l’intervention de professionnels (extra-universitaires) dans certains cours.

Que deviennent vos anciens ?

Avec 25 promotions d’anciens étudiants, nous en trouvons dans des fonctions de direction, de conseil, de supervision, en France et à l’étranger, et cela plus précisément dans les spécialités suivantes :

– Responsable d’études actuarielles, en vie ou non-vie ;
– Responsable des tarifications, des provisions et d’inventaire ;
– Actuaires consultants en retraite, prévoyance et santé ou en réassurance ;
– Gestionnaires du risque en assurance, réassurance ou en finance ;
– Audit des sociétés d’assurance ;
– Chef de brigade, Autorité de contrôle prudentiel.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Nous accueillons en seconde année (niveau M1) après examen de leur dossier quelques étudiants n’ayant pas suivi notre première année (de niveau L3).

Mais nous n’avons pas de formation continue proprement dite.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous avons des contacts avec l’évolution de la pratique actuarielle réelle, via les invitations d’universitaires étrangers spécialistes de cette branche, avec les anciens étudiants, et via les recherches universitaires sur les sujets de pointe en mathématiques de la finance et de l’actuariat.

« L’objectif était de proposé un programme en apprentissage exclusivement dédié au contrôle de gestion », Eric Cauvin, Responsable Msc Spécialisation Contrôle de Gestion et Reporting, IAE Aix-en-Provence

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Msc Spécialisation Contrôle de Gestion et Reporting ?

J’ai intégré le corps professoral de l’IAE d’Aix en Provence en 2007. Durant cette année, j’ai travaillé avec l’association professionnelle des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG) au lancement d’un nouveau Master spécialisé en Contrôle de Gestion. Il a été officiellement lancé l’année suivante.

L’objectif était de proposé un programme en apprentissage exclusivement dédié au contrôle de gestion, contrairement aux masters contrôle-audit ou comptabilité-contrôle-audit. Depuis 2011, il constitue un Master of Sciences.

Combien avez-vous de promotions ?

La dernière promotion (2012) sera la quatrième.

Quel est l’objectif de la formation ?

La globalisation des marchés et l’hypercompétition qu’elle engendre forcent les entreprises à prendre des décisions de plus en plus rapidement, et à communiquer de façon plus systématique et transparente auprès de leurs partenaires. Cette double exigence renvoie à la nécessité d’un système d’information de gestion à la fois sophistiqué et évolutif.

Cette évolution a profondément changé le rôle de la fonction du Contrôle de Gestion dans les entreprises. Sous la pression des marchés financiers et la complexité des organisations, les informations qu’elle produit sont certes beaucoup plus nombreuses, mais doivent aussi être plus opérationnelles, plus pertinentes et plus fiables.

Dans cet environnement de plus en plus dynamique, où le changement devient une nécessité, le rôle du Contrôleur de Gestion devient central. Il est l’architecte d’un système d’évaluation et de pilotage des performances dont le but est de produire les indicateurs éclairants et fiables afin de faciliter la mise en œuvre des stratégies et de préparer le changement.

Le Msc Contrôle de Gestion et Reporting est fait en partenariat avec l’Association Française des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG) et l’entreprise SAS (entreprise de création de logiciels dédiés. Il propose une formation qui se fonde à la fois sur l’acquisition de connaissances techniques essentielles à la fonction Contrôle de Gestion, et sur une compréhension de l’organisation et des problématiques managériales.

Ces compétences académiques sont complétées par le développement des aptitudes à la mise en action des concepts et outils étudiés. Ses objectifs sont :

– Former les étudiants à des pratiques innovantes en matière de contrôle de gestion, à des domaines d’expertise spécifiques et à la connaissance des outils informatiques dédiés.

– Sensibiliser les étudiants à l’importance de l’appartenance à une communauté professionnelle et les aider à constituer leur réseau de relations (Associations professionnelles, Entreprises, Cabinets de recrutement, etc.) et, dans un contexte international, les former aux relations avec des personnes de cultures différentes. Appréhender les aspects liés au « Savoir être » en situations professionnelles.

Quels sont les points forts du programme ?

Plusieurs critères différencient le programme :
– Il est organisé en partenariat national avec la DFCG,
– Il est en partenariat avec l’entreprise SAS,
– Il se fait en apprentissage,
– Il combine des cours assurés par des académiques et des professionnels,
– Il est centré sur le contrôle de gestion,

Il combine des cours obligatoires qui constituent l’épine dorsale du cursus et des périodes bloquées où les étudiants ont l’opportunité de choisir des électifs, soit dans le domaine du contrôle, soit dans d’autres disciplines.

Il a une ouverture sur l’international. Au-delà des cours d’anglais des affaires que les étudiants doivent suivre, certains cours sont enseignés en anglais, et les étudiants doivent choisir deux séminaires internationaux enseignés par des professeurs d’universités partenaires d’Aix.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les profils sont divers, essentiellement des étudiants qui ont un cursus en gestion (Ecole de commerce, Master en sciences de gestion), mais également des étudiants ayant un parcours en école d’ingénieur.

En revanche, leur point commun est une expérience à l’étranger (soit dans une université, soit un stage) avec une bonne maîtrise de l’anglais, et souvent une première expérience en contrôle de gestion (stage ou apprentissage), ou une forte motivation pour la fonction.

Comment est composé le corps enseignants ?

Enseignent au Msc soit des Professeurs de l’IAE ou d’universités partenaires (françaises ou étrangères) soit des professionnels, membres de la DFCG. La répartition est d’environ 50/50.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Au-delà du partenariat avec SAS, notre relation privilégiée avec la DFCG nous offre des relations étroites avec les entreprises. Par ailleurs, en dépit de la relative jeunesse du Msc, nous commençons à capitaliser sur les stages et apprentissages qui deviennent récurrents d’année en année.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Oui, chaque année nous avons entre un et deux candidats en formation continue.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Outre l’évaluation systématique des cours, une réunion mensuelle avec les étudiants en demi promo (soit une douzaine d’étudiants), nous avons créé un comité de pilotage composé de Professeurs de l’IAE et des membres de la DFCG impliqués dans le programme.

Ce comité se réunit annuellement pour faire évoluer le programme en fonction des meilleures pratiques. Par ailleurs, les accréditations internationales que possède l’IAE (EQUIS, par exemple) constituent une grille de lecture pertinente pour rester dans une logique d’amélioration continue.

« La formation a pour objectif de former mes étudiants aux métiers de la gestion de patrimoine », Corynne Jaffeux, Responsable Master Gestion du Patrimoine Privé, IAE de Bordeaux

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Gestion du Patrimoine Privé ?

Le Master 2 a été créé en 2002 pour répondre à un besoin de diplômés en gestion de patrimoine privé.

Plusieurs métiers sont concernés par cette spécificité : les financiers dans un sens large (établissements financiers, caisses de retraite, cabinets d’indépendants…), certains métiers de juristes (notaires, avocats spécialisés), et des professions en marge de ces deux précédentes telles les agents immobiliers, les assureurs.

Combien avez-vous de promotions ?

Une cohorte d’environ 20 à 25 étudiants sort chaque année de ce diplôme après six mois de stage.
En parallèle, existe le Master 2 en formation continue avec un programme spécifique et là encore, chaque année ce sont une vingtaine de professionnels viennent se perfectionner en gestion de patrimoine.

Quel est l’objectif de la formation ?

La formation a pour objectif de former mes étudiants aux métiers de la gestion de patrimoine. La caractéristique de ce métier est d’être exercée par plusieurs acteurs de la vie professionnelle : les établissements financiers, les Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendant (CGPI), les Conseillers en Investissement Financier (CIF), et à la marge les notaires, les assureurs, les agents immobiliers et les avocats.

Selon le métier d’origine, le conseil sera plus ou moins éclairé et précis en matière de gestion de patrimoine ; par exemple, un assureur intégrera la gestion de patrimoine dans un cadre de contrat d’assurance vie, le conseiller d’une clientèle bancaire sera porté à proposer des produits financiers et à la marge des investissements immobiliers, ce qui ne serait pas forcément le cas d’un agent immobilier etc.

Il convient ainsi de construire une formation sous les contraintes suivantes :
– Considérer que plusieurs métiers s’inscrivent dans la gestion de patrimoine et par conséquent ouvrir le cursus non seulement à des financiers mais également à des juristes de droit privé ;
– Organiser la formation résolument tournée vers les besoins de la clientèle en matière de gestionnaires de patrimoine.
– Former les stagiaires sur des thèmes variés tels les marchés financiers, la fiscalité, les régimes successoraux… ;
– Tenter d’atteindre une notoriété pour placer les diplômés dans ces secteurs porteurs ;

Quels sont les points forts du programme ?

Les points forts sont :

– La forte relation avec les milieux professionnels : plus de 50% du corps professoral,

– Le stage de six mois qui représente un stage d’intégration dans le monde professionnel,

– L’implication des acteurs professionnels, notamment au travers de l’accompagnement des stagiaires,
– Des étudiants formés à une double compétence : droit privé et finance.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les recrutements se font auprès de deux populations :
Des étudiants issus d’études de gestion voire d’économie qui vont appréhender des matières juridiques (droit des successions, droit de la famille…), ou en fiscalité ;
Des étudiants au parcours juridique qui alors recherchent une connaissance de la finance.

Parmi les autres critères indispensables à l’intégration réussie à cette formation, les candidats doivent prouver une appétence certaine aux relations humaines puisque le conseil sera la base de leur futur métier.

Comment est composé le corps enseignant ?

Le corps enseignant est composé pour partie par des universitaires qui délivrent un contenu académique et des professionnels dont l’expérience est indispensable pour que les étudiants acquièrent rapidement des mécanismes, des démarches commerciales…

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Les partenariats professionnels sont d’autant plus forts que nous leur proposons une formation continue qui est un gage de la qualité des relations entretenues. Des conférences, des visites d’établissements financiers permettent aux deux mondes (étudiants et salariés) de se côtoyer.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Jusqu’à présent, les anciens se sont placés sans difficulté sur le marché du travail. Le stage de six mois (avril à septembre) est une opportunité. Ils deviennent gestionnaires de patrimoine junior, parfois démarrent comme conseiller clientèle puis ont des évolutions vers des postes seniors.

D’autres ont pris des participations dans des cabinets d’indépendants. Enfin, certains juristes sont demeurés dans leur secteur professionnel en intégrant des cabinets d’avocat, ou en poursuivant leurs études pour devenir notaires.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Oui, depuis la création du Master avec un cycle de formation de 12 mois (janvier à décembre) à raison de 3 jours de séminaires mensuels.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Comme tout diplôme universitaire, l’AERES est chargée au plan national de noter les formations.
Lors de la dernière évaluation, le Master 2 a été noté A+.

« Les étudiants issus de cette formation sont à même d’intégrer des postes de haut niveau », Sylvie Pierre, Responsable Master Spécialité Droit et Ingénierie Financière, Université Jean-Moulin Lyon 3

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Spécialité Droit et Ingénierie Financière ?

La filière Droit et ingénierie financière a été créée par Madame Sabine Dana-Demaret. Vous trouverez ci-dessous ses propos concernant la genèse de la création de ces deux diplômes :

« La maîtrise droit et finance de l’entreprise a été ouverte en 1999-2000 et le DESS en 200-2001.
La création de cette filière est partie d’un constat que j’ai fait à l’époque : celui que si les juristes formés chez nous avaient quelques notions comptables et un bon bagage fiscal, ils n’avaient aucune compétence en matière d’analyse et d’évaluation financières et que cela leur était extrêmement préjudiciable dans leur recherche professionnelle (notamment cabinets spécialisés en fusion-acquisition, banques…).

En accord avec le Doyen de la Faculté de Droit et le directeur de l’IAE, j’ai donc travaillé sur la création d’une filière transversale alliant des enseignements juridiques et financiers, et ai considéré qu’il serait intéressant d’ouvrir également cette filière à des étudiants issus de l’IAE, qui eux avaient les connaissances financières, mais non celles les juridiques.

L’idée générale était de diplômer des juristes à part entière, mais ayant en plus de solides connaissances en matière financière, le mélange d’étudiants étant une source d’enrichissement respectif.

La possibilité ayant été offerte par les textes de l’époque de créer une filière sélective dès le niveau Bac+4, j’ai déposé le dossier d’habilitation pour la maîtrise sélective et le DESS (lui aussi sélectif, ce qui est classique) ».

Combien avez-vous de promotions ?

Chaque année est recrutée une promotion d’une vingtaine d’étudiants en Master 1. Ces étudiants, s’ils obtiennent leur master 1, intègrent ensuite de droit le Master 2. Ils ne subissent pas de nouvelle sélection. Il ne reste donc que quelques places résiduelles pour les étudiants venant d’autres Masters 1 (comme d’un Master 1 droit de l’entreprise par exemple).

Depuis l’origine, se sont succédées 12 promotions.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif du Master 2 Professionnel Droit et ingénierie financière (nouvelle appellation du diplôme) est d’approfondir, compléter et mettre en pratique les connaissances acquises dans le cadre du Master 1 Droit et ingénierie financière qui constitue la 1ère année de la filière, et de former des spécialistes en droit et en finances de l’entreprise, capables de gérer et dominer les problèmes juridiques, comptables, fiscaux et financiers relatifs à la gestion d’entreprise.

La pluri compétence en droit des affaires et en ingénierie financière qui caractérise ce Master permet aux étudiants diplômés d’intervenir dans tous les secteurs de la vie économique. Les étudiants issus de cette formation sont à même d’intégrer des postes de haut niveau pour exercer leur compétence notamment en restructuration d’entreprise, ingénierie financière, audit, élaboration de schéma d’optimisation fiscale, financière ou patrimoniale.

Ces spécialistes ont vocation à intégrer des cabinets d’avocats spécialisés en droit des affaires, à l’échelle nationale comme internationale, des cabinets d’audit ainsi que des banques ou des compagnies d’assurances.

En outre, tous les groupes industriels et/ou commerciaux pour lesquels il est indispensable qu’un même intervenant puisse analyser un bilan et le traiter juridiquement, ou évaluer une entreprise pour adopter le meilleur mode de transmission, trouvent dans cette formation un vivier de choix.

Toute entreprise peut être confrontée à ces choix financiers et leur environnement juridique et doit pouvoir recruter un « juriste financier » qui saura concilier les options financières avec les stratégies juridiques et fiscales.

Quels sont les profils des étudiants ?

La candidature à l’admission du Master 1 est ouverte aux étudiants titulaires soit d’une licence en droit, soit d’une licence délivrée par l’IAE (Institut d’administration des entreprises), soit d’un autre diplôme bac + 3 équivalent.

Les étudiants doivent avoir un bon dossier universitaire, si possible des stages à leur actif, ainsi qu’une forte motivation pour le domaine de la gestion et de la finance. Les 2/3 proviennent d’un cursus juridique, le tiers d’un cursus en gestion.

La moitié des étudiants ont obtenu leur licence dans une université lyonnaise (Lyon 2, Université Catholique de Lyon ou lyon3), une autre moitié d’une université hors Rhône-Alpes.

Comment est composé le corps enseignants ?

En master 1, les deux tiers des enseignants sont des universitaires, un tiers étant composé de praticiens (expert-comptable, commissaire aux comptes, avocats).

En Master 2, 60% des enseignants sont des praticiens (expert-comptable, commissaire aux comptes, avocat, courtier en assurances, spécialiste de l’immobilier notamment).

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Nous avons des entreprises, partenaires fidèles, pour trois raisons :

Un stage est obligatoire (d’une durée de 3 mois minimum) tant à l’issue du Master 1 qu’à l’issue du Master 2. Ce sont donc une cinquantaine d’étudiants qui partent en stage chaque année. Nous avons un vivier d’entreprises et de cabinets d’avocats qui prennent depuis plusieurs années, 1 ou 2 étudiants par année.

De surcroît, les praticiens (essentiellement commissaires aux comptes et avocats) sont étroitement associés aux enseignements, notamment en Master 2 où ils sont majoritaires et participent chaque année à une réunion pédagogique avec les enseignants universitaires et les étudiants.

Enfin, les anciens étudiants, avec lesquels nous gardons un lien via l’annuaire et l’association (voir ci-dessous) sont un soutien fort, tant par la taxe d’apprentissage qu’ils peuvent verser, que par l’emploi de stagiaire dans les promotions successives.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Une association très dynamique des étudiants de la filière DIF existe. Elle organise notamment un grand cocktail annuel réunissant les enseignants, praticiens comme universitaires, les directeurs des stages ainsi que les anciens et actuels étudiants.

Cette association met à jour un annuaire annuel, mentionnant par promotion la qualification professionnelle et les coordonnées des anciens. Nous avons ainsi une bonne visibilité de ce que deviennent les étudiants.

Une majorité est avocat d’affaires ou juristes d’entreprise. Certains se sont orientés vers les métiers financiers (contrôle de gestion notamment).

Ex : un étudiant de la promotion 2009-2010 est actuellement avocat au Luxembourg, une autre ancienne étudiante est responsable d’un pôle juridique chez Renault Trucks à Lyon.

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

La formation est accessible en formation initiale comme en formation continue.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Chaque année, les étudiants font remonter au responsable pédagogique une évaluation des enseignements ainsi que toutes suggestions appropriées. Une réunion pédagogique réunit ensuite les enseignants ainsi que des représentants des étudiants.

Des modifications de la maquette du diplôme ont notamment été initiées à la suite de ces discussions (Ex : à la demande des étudiants et après avis très favorable des enseignants praticiens, le cours de grand système juridique contemporain a été remplacé par le cours de régimes matrimoniaux, cette dernière matière ayant été perçue comme indispensable en matière d’ingénierie patrimoniale. Des modifications de volume horaire ont également été effectuées de ce fait ou encore le format pédagogique des cours de langues).

« Nous avons pour objectif de proposer des formations en fonction des expertises demandées par les recruteurs », Bouchaïb Bahli, Responsable Master Comptabilité Internationale, ESC Rennes

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Comptabilité Internationale ?

Ce Master en Comptabilité Internationale, audit et contrôle de gestion de l’ESC Rennes a été créé en 2008 afin de répondre aux besoins croissants des professionnels de la comptabilité et des entreprises partenaires en jeunes diplômés spécialisés en comptabilité financière et en reporting financier international.

Ce programme comprend des modules de techniques comptables approfondies, de contrôle opérationnel, de droit des affaires et de gouvernance des entreprises.

Combien avez-vous de promotions ?

A ce jour, 2 promotions ont été diplômées.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le « Master of Science » en comptabilité internationale, audit et contrôle de gestion de l’ESC Rennes a pour objectif d’élargir et d’approfondir les connaissances théoriques et les compétences des étudiants dans les domaines du management et des sciences comptables, en général.

Au cours de leur formation, les étudiants développeront leurs capacités de recherche académique ou appliquée et acquerront une expertise professionnelle dans les domaines du reporting financier international, du contrôle interne, et de la gestion des systèmes d’information aux fins de pouvoir gérer les différentes organisations de façon plus efficiente et de maximiser leurs potentiels dans un contexte international.

Quels sont les points forts du programme ?

Tous les modules enseignés sont proposés en Anglais. Au terme de cette formation, les futurs diplômés pourront avec succès engager leur carrière professionnelle dans les domaines du contrôle financier, de l’audit ou du consulting en management et seront à même de travailler dans un environnement international en perpétuelle évolution.

Quels sont les profils des étudiants ?

Pour être admis, les candidats doivent disposer d’un niveau d’études équivalent au Bachelor, au minimum, ou au Master 1 de préférence. Plus de 50% des étudiants sont issus d’institutions universitaires étrangères. Les 50% restant sont composés d’étudiants en double-diplôme ou d’étudiants souhaitant compléter leur formation technique et universitaire. Un bon niveau d’Anglais est également requis.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps professoral est essentiellement composé d’enseignants-chercheurs internationaux et de professionnels ayant acquis une expérience professionnelle reconnue dans l’un des domaines académiques couverts.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Dans le cadre du programme, les étudiants sont tenus d’effectuer un stage professionnel d’une durée d’au moins 4 mois qui devra être couronné par la rédaction d’un projet de recherche appliquée. L’entreprise d’accueil intervient ainsi non seulement dans la formation pratique de chaque étudiant mais également dans l’évaluation professionnelle de ses compétences.

Un comité scientifique composé d’enseignants et de professionnels issus de l’entreprise assiste le responsable du programme dans la définition des orientations académiques et professionnelles.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Quelques exemples de postes occupés par nos anciens diplômés :
– Auditor chez Ascenda CPA (Promo 2009)
– Marketing Analyst at Ducker Worldwide (Promo 2009)
– Assistant Accountant at KPMG Luxembourg (Promo 2011)

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Le format de l’ensemble des programmes MSc de l’ESC Rennes est conforme aux standards internationaux. Aussi, nous avons pour objectif de proposer des formations en fonction des expertises demandées par les recruteurs.

Quant au MSc en Comptabilité Internationale, audit et contrôle de gestion, il est probable que nous le fassions évoluer dans les années à venir afin de permettre, par exemple, à nos étudiants une préparation aux divers examens professionnels comptables.

« Plus de 30 promotions sont déjà issues du MASEF », Bruno Bouchard, Responsable Master Spécialité Mathématique de l’Assurance, de l’Economie et de la Finance, Université Paris-Dauphine

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master MMD-MA Spécialité Mathématiques de l’Assurance, de lʼÉconomie et de la Finance (MASEF) ?

Le master recherche Masef a été créé dans les années 70 sous le nom de DEA MASE. Il s’agissait à l’époque d’un DEA très novateur portant sur les techniques mathématiques de pointe appliquées aux sciences sociales.

Ses pères fondateurs (Ivar Ekeland, Christian Gouriéroux et Jean-Pierre Aubin notamment) avaient pour objectif de combiner l’expertise en analyse et probabilité du département de mathématiques de l’Université Paris-Dauphine avec le savoir faire en économétrie et statistique de l’ENSAE, afin de créer une formation unique en son genre dans le domaine de la recherche en mathématiques appliquées à l’économie au sens large.

Le partenariat Dauphine-ENSAE a depuis été maintenu, les deux institutions co-habilitant le Master 2 sous sa forme actuelle. Petit à petit, la gestion des risques en assurance et en finance de marché ont pris de plus en plus de place dans cette formation, accompagnant ainsi la croissance des marchés financiers et la demande accrue en jeunes chercheurs de haut niveau émanant des centres de recherche des grandes institutions financières.

Combien avez-vous de promotions ?

Plus de 30 promotions sont déjà issues du MASEF.

Quel est l’objectif de la formation ?

Pour la majorité des étudiants, le MASEF offre aujourd’hui une formation de pointe en mathématiques appliquées à la finance de marché (techniques quantitatives pour le trading et la gestion de portefeuille, modélisation, évaluation et couverture des risques financiers complexes). Cependant la formation est conçue de manière à laisser une ouverture assez importante vers les applications aux autres domaines de l’économie (assurance et théorie des jeux notamment).

Par ailleurs, le haut degré de formalisation mathématique du MASEF permet aux étudiants de poursuivre naturellement par une thèse de doctorat en mathématiques appliquées. Nous sommes soucieux de maintenir le niveau de la formation à la frontière entre recherche et applications, de manière à laisser la possibilité à nos étudiants de poursuivre par une carrière industrielle ou académique.

Quels sont les points forts du programme ?

Les équipes de mathématiques appliquées de l’Université Paris-Dauphine et de l’ENSAE-ParisTech sont largement reconnues au niveau international pour leur compétence en matière d’application des mathématiques à l’économie. Notre équipe d’enseignants est à la pointe du domaine, au fait des nouveautés technologiques et apte à s’adapter aux évolutions tant en matière de débouchés industriels que sur le plan académique.

Par ailleurs, même au plus fort de la demande, nous avons toujours limité nos effectifs (40 étudiants au maximum, une trentaine actuellement) de manière à pouvoir assurer un réel suivi de nos étudiants. En particulier, nos étudiants sont encadrés par petit groupe pour effectuer un travail de recherche qui se déroule tout au long de l’année sous la direction de l’un de nos enseignant-chercheur.

Enfin, contrairement aux autres formations mathématiques concurrentes, nos étudiants sont plongés dans un environnement économique fort, les sciences sociales étant le cœur de métier de l’Université Paris-Dauphine et de l’ENSAE-ParisTech. Nous ne souhaitons pas seulement former des techniciens de haut niveau, mais également de futurs cadres dirigeant aptes à comprendre les enjeux économiques réels.

Quels sont les profils des étudiants ?

Nous recrutons essentiellement des étudiants venant de grandes écoles d’ingénieur (Ecole Polytechnique, Centrale Paris, ENSAE-ParisTech, Telecom-ParisTech,…) ou issu de Master 1 en mathématique appliquée. Le niveau mathématique de la formation étant particulièrement élevé, nous nous montrons très sélectifs.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignant est composé de professeurs des Universités et de professionnels ayant par le passé obtenu un Phd (en mathématiques ou physique). Certains professeurs sont d’anciens professionnels qui sont revenus dans le circuit académique. Nous sommes soucieux d’utiliser nos ressources en adéquation avec les enseignements en dissociant les cours théoriques, assurés par des professeurs, des cours à vocation appliquée, assurés par des professionnels ou d’anciens professionnels du domaine correspondant.

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Nous avons de nombreux contacts avec l’industrie, plus particulièrement avec Axa, Groupama, EDF, Crédit Agricole et Chevreux. En particulier, le MASEF est soutenu financièrement par les Chaires « Les particuliers faces aux risques » et « Finance et développement durable ». Nous maintenons par ailleurs un fort lien avec l’industrie via nos anciens étudiants.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

La majorité de nos anciens ont des postes de quant, structureurs, trader, gestionnaire de portefeuille, ou contrôleur de risques dans de grandes banques d’investissement, compagnie d’assurance ou hedge-fund.

A titre d’exemple, l’un de nos étudiants de la promotion 2007-2008 a d’abord été embauché comme trader puis a été quant chez Chevreux, avant de devenir quant/trader dans un hedge fund qu’il a créé il y a un an avec deux collègues. Un autre issu de la promotion suivante a débuté en structuration à la SGCIB avant de passer à l’inspection générale du Crédit Agricole.

Par ailleurs, deux à trois étudiants débutent une thèse chaque année. A titre d’exemple Bruno Bouchard et Guillaume Carlier, actuellement professeurs des Universités et co-responsables du MASEF, ont effectué leur thèse après avoir étudié au MASEF. Il en est de même pour Elyes Jouini (actuellement vice président de l’Université Paris-Dauphine) et Nizar Touzi (professeur à l’Ecole Polytechnique). Plus récemment, une étudiante de la promotion 2009-2010 a passé un an comme ingénieur financier chez Axa avant d’entamer une thèse à Imperial College (Londres).

Est-ce que votre formation est accessible en formation continue ?

Non.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Nous avons mis en place un conseil de perfectionnement et d’orientation. Il comprend 4 membres académiques (notamment une médaille Fields, professeur au collège de France) et 5 issus du monde professionnel (EDF, AXA, Goldman Sachs, Crédit Agricole, Chevreux).

Les membres professionnels ont tous un niveau Phd. Régulièrement, des discussions ont lieu entre l’équipe dirigeante du Masef et les membres du conseil afin de faire le point sur les dernières évolutions tant scientifiques qu’en termes de débouchés.

« Le master IMIS est une formation professionnalisante sur deux ans, en mathématiques appliquées », Florence Merlevède, Responsable Master Ingénierie Mathématique Informatique et Statistique, Université Marne-La-Vallée

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Pro. Ingénierie Mathématique Informatique et Statistique ?

Le master professionnel IMIS a ouvert pour la première fois à la rentrée 2004. Le DESS Méthodes Statistiques et Numériques de l’Université de Marne-la-Vallée (qui est remplacé par l’option « Etudes Quantitatives et Statistiques » de la deuxième année de master) a formé pendant dix ans des étudiants dans un domaine comparable à celui du master professionnel IMIS.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le master IMIS est une formation professionnalisante sur deux ans, en mathématiques appliquées, qui s’inscrit dans le dispositif des diplômes européens, dit « LMD » (Licence-Master-Doctorat), correspondant au cycle d’études bac+4-bac+5 pour les étudiants effectuant ce master dans le cadre d’une scolarité continue.

La demande de personnels ayant une solide formation en ingénierie mathématique, alliant des connaissances en probabilités-statistiques et en informatique est importante. Les étudiants sortant de ce master peuvent répondre à toutes les demandes d’études statistiques effectuées habituellement dans le secteur industriel et tertiaire.

Quels sont les points forts du programme ?

L’accent est mis sur les modèles aléatoires (probabilités et statistiques) mais les autres aspects des mathématiques appliquées (optimisation, modélisation et analyse numérique) sont également présents en première année de master.

Comme il ne peut y avoir d’applications sans maîtrise de l’outil informatique, d’une part des cours spécifiques sont dispensés et d’autre part la plupart des cours donnent lieu à des projets, plus ou moins importants, qui permettent aux étudiants de se « mettre en situation », de développer leur autonomie, leur esprit d’initiative et d’acquérir une bonne aisance en informatique.

Deux parcours, qui se différencient après le premier semestre du master, permettent aux étudiants de mieux orienter leur formation, en fonction de leur projet professionnel :

Le parcours « Etudes Quantitatives et Statistiques » (EQS) permet de répondre à toutes les demandes d’études statistiques effectuées habituellement dans le secteur industriel et tertiaire,
Le parcours « Etudes Actuarielles » (EA) prépare spécifiquement les étudiants aux activités d’ingénierie actuarielle au sein des compagnies d’assurance ou des banques.

Les deux parcours s’effectuent généralement en apprentissage : formation en alternance rémunérée par une entreprise. Le dispositif de formation par apprentissage est géré en partenariat avec le CFA Sup 2000.

Comment est composé le corps enseignants ?

Le corps enseignant est essentiellement composé d’enseignants chercheurs auxquels
s’ajoutent, pour les cours à orientation plus professionnalisante, des professionnels ayant soit des contrats PAST avec l’université soit des contrats de vacations.

Quels sont les profils des étudiants ?

Le master professionnel IMIS est destiné aux étudiants ayant obtenu une licence en mathématiques, en mathématiques et informatique ou en mathématiques appliquées aux sciences sociales.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Les étudiants issus du parcours EQS sont particulièrement aptes à travailler dans les sociétés de services et dans les départements de recherche et développement des grandes sociétés : participation à la conception de modèles et à la mise en œuvre de méthodes nécessitant la prise en compte de l’aléatoire, réalisation des outils informatiques qui en découlent. Ils peuvent en particulier répondre aux demandes dans les domaines suivants :
– Études statistiques dans les sociétés de services (analyse du comportement des clients) et dans l’industrie,
– Prévisions,
– Étude de comportement de systèmes ayant une « composante » aléatoire (notamment études de sûreté de fonctionnement),
– Mise en place d’outils d’aide à la décision,
– Développements logiciels, particulièrement dans le domaine de la statistique.

Ils sont capables de tester les techniques innovantes récemment issues de la recherche. Ils peuvent accéder rapidement au statut de chef de projet.

Les étudiants du parcours EA acquièrent une expérience solide des métiers propres à l’assurance, grâce aux enseignements spécifiques et à la période passée en entreprise. Ils sont complètement opérationnels à la sortie de leur formation dans le cadre de l’apprentissage. La diversité de leur formation leur permet également de conduire des études statistiques (notamment sur l’analyse des profils des clients) et de mener des analyses prévisionnelles dans les sociétés d’assurance et les banques.