« Nous sommes particulièrement forts sur 3 domaines de compétences : la finance d’entreprise, la banque et l’assurance », Thierry Mageux, Business Development Director de Robert Half Financial Services

Est-ce que vous pouvez nous présenter Robert Half en France ?

Robert Half International est un cabinet qui a été créé en 1948. C’est un groupe aujourd’hui qui génère plus de 4 milliards de dollars de CA présent dans le monde entier avec plus de 350 bureaux.

Les activités de Robert Half sont le recrutement / la chasse de tête, l’intérim, le management de transition et le conseil en risk management sous la marque Protiviti. Robert Half est présent en France depuis 20 ans et possède un effectif de plus de 150 personnes en France.

Quelles sont les spécialités du cabinet de recrutement ?

Le cabinet de recrutement est spécialisé en finance d’entreprise, banque, assurance, juridique fiscal et plus récemment en IT.

Nous intervenons en recrutement et chasse de tête sur des missions de recherche essentiellement en middle management. Les profils des candidats peuvent varier de 5 à 15 d’expérience. Nous sommes particulièrement forts sur 3 domaines de compétences : la finance d’entreprise, la  banque et  l’assurance sur lesquels nous disposons de 20 années d’expérience sur le sol français.

Qui sont vos clients en France ?

Nous avons une forte diversité de clients et un portefeuille très équilibré.  En finance d’entreprise, nous travaillons aussi bien avec les entreprises du CAC 40 qu’avec les PME.  Sur le secteur de la banque et de l’assurance, nos clients sont des grands groupes bancaires, des filiales de banques, des compagnies d’assurance, des mutuelles ou encore des instituts de prévoyance.

Quelle est votre analyse aujourd’hui du marché du recrutement ?

Nous avons un  marché globalement asséché. Il y a des recrutements, il y a des besoins mais le recrutement n’est plus la priorité des entreprises, ce qui rallonge les délais de recrutement (souvent 3 ou 4 mois). La réduction des coûts est  devenue prioritaire, les solutions internes sont privilégiées, et lorsque les recherches externes sont engagées, les profils sont souvent assez complexes et les exigences des clients élevées.

Est-ce que vous voyez des différences selon les secteurs ?

Les banques repensent leurs modèles économiques. Certaines lignes de métiers sont abandonnées. En banque commerciale, les recrutements de jeunes diplômés et de profils plus expérimentés se maintiennent mais dans des proportions bien sûr différentes des années 2000.

Dans le secteur de l’assurance les choses sont un peu différentes. Il y a encore des recrutements. Le secteur est moins concentré que le secteur bancaire. Il y a une multitude d’acteurs. Il y a des besoins en recrutement sur les fonctions supports en risk et en actuariat.

Quelles sont les nouvelles tendances métiers ?

Les nouvelles réglementations Bâle 3 et Solvency 2 obligent les entreprises à mieux affiner leurs gestions des risques. Certains métiers sont devenus très populaires dans ce nouveau contexte comme la gestion actif / passif ou l’on observe des créations de poste. Sans parler de nouvelle tendance, il est clair que les exigences quant à la maîtrise de l’anglais s’est considérablement renforcée.

Est-ce que les motivations des candidats ont changé ?

Les candidats se sont habitués à la crise. De 2008 à 2010 il fallait les réconforter. Il y avait une insécurité. On avait un rôle pédagogique. Les candidats exigeaient souvent un delta de rémunération pour compenser ce risque.  Les recruteurs n’ont souvent pas réagi à ces exigences de salaires pour ne pas bouleverser leurs structures de rémunération.  La hausse de salaire était souvent la première motivation des candidats pour trouver un nouveau poste.

Aujourd’hui les choses ont changé. Les candidats sont attentifs en priorité au projet professionnel, à l’environnement managérial et à la solidité de l’entreprise. Le salaire est moins prioritaire. Le candidat est plus intéressé par son évolution professionnelle et son épanouissement dans une structure.

«Donner aux étudiants des compétences techniques et une capacité d’adaptation à un monde bancaire évolutif », Michel Roux, Responsable Master Banque Finance Assurance, Université Paris 13

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Banque Finance Assurance?

Cette spécialité de Master s’inscrit dans le cadre d’une mention de Master que je dirige et qui s’intitule Banque Assurance. Cette mention comporte deux spécialités de Master: le Master Banque Finance Assurance qui se déroule sur deux ans et le Master banque Coopérative européenne assuré en temps partagé, le vendredi et le samedi de janvier à juin et ce uniquement en seconde année (le M2). Cette dernière spécialité étant compatible avec un emploi à mi temps.

Ces deux masters sont assurés dans le cadre d’un IUP membre du réseau des IUP Master: www.reseauiup-banquefinance.org avec un recrutement en 3ème année de licence.

Le master Banque Assurance spécialité Banque Finance Assurance est assuré en formation initiale, apprentissage et continue sur deux ans. Ce master à un double objectif qui consiste à donner aux étudiants des compétences techniques et une capacité d’adaptation à un environnement en évolution permanente.

Combien avez-vous de promotions ?

Ce diplôme existe depuis 20 ans, d’abord sous forme de Maîtrise (Bac + 4) puis en Master (Bac + 5) depuis 2004, soit 20 promotions, plus de 800 diplômés.

Quel est l’objectif de la formation ?

Ce diplôme est destiné à procurer une formation de haut niveau en management commercial de la banque de la finance et de l’assurance tout en réservant une place importante à l’international (2 langues vivantes obligatoires dans le cursus en plus du Français).

La formation a le double objectif de donner aux étudiants des compétences techniques et une capacité d’adaptation à un monde bancaire évolutif.

Quels sont les points forts du programme ?

Des enseignements fondamentaux adossés à la recherche dispensés par des universitaires. 50% des enseignements sont assurés par des professionnels.

Liens importants avec les entreprises avec, pour la formation initiale une période de 6 mois de stage en France ou à l’étranger. Pour l’apprentissage, les deux années de formation se déroulent sur le rythme suivant: 15 à l’université, 15 jours en entreprise.

Effectif permettant le travail en petits groupe (laboratoire de langues, laboratoires informatiques.

Études de cas, projets d’équipe et cycles de conférences assurés par les grandes banques ou les grandes sociétés d’assurance.

Enseignement de l’anglais des affaires et de l’espagnol.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants sont recrutés en M1 et/ou en M2 en licence d’économie et de gestion, en école de commerce….et sont issus, aussi, de la licence d’économie (L3 parcours banque de paris 13)

Comment est composé le corps enseignants ?

50% d’universitaires/50% de banquiers ou d’assureurs (Directeurs de l’exploitation, Directeurs de succursales, Marketing, RH, directeurs des affaires juridiques….analystes financiers…)

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Partenariats avec les grandes banques (BNP Paribas, SG, CA, Crédit Mutuel, BPCE, HSBC, Crédit du Nord, LCL….) et des assureurs: AXA, Generali….

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Majoritairement, Chargé d’affaires, Directeurs d’agence dans un premier temps, puis direction marketing, direction de l’exploitation, RH, directeur de la formation, Contrôleur de Gestion, Inspection de banque….)

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui: VAE, Formation continue…..

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Présence d’un Conseil de perfectionnement composé de professionnels et d’universitaires, liens étroits avec les Fédérations (Banque, Assurance….).

Partenariat avec le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB) et le CFA des métiers de la Banque Ile de France pour l’apprentissage.

«Former des étudiants immédiatement opérationnels spécialisés en gestion des flux et des risques», Marc Gaugain, Responsable du Master Finance Trésorerie, Université de Rennes 1

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Finance Trésorerie ?

Le DESS Trésorerie, devenu Master après la réforme LMD, a été créé en 1994 et est toujours unique en France en formation initiale classique. Il est reconnu pour sa professionnalisation par l’AFTE avec laquelle un contrat de partenariat a été signé.

Combien avez-vous de promotions ?

18 promotions

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Master a pour objectif de former des étudiants immédiatement opérationnels spécialisés en gestion des flux et des risques. Ce diplôme unique en France, en formation initiale classique, depuis 1994 associe formation académique et formation professionnelle via de nombreux cours assurés par des professionnels et un stage de 6 mois en entreprise.

Quels sont les points forts du programme ?

– Partenariat avec l’AFTE (Association Française des Trésoriers d’Entreprise)

– Partenariat avec Kyriba, éditeur de logiciel de gestion de trésorerie

– Partenariat avec Finance Active, éditeur de logiciel de gestion des risques

35% des cours assurés par des professionnels, en particulier membres de l’AFTE et de l’AFDCC.

Stage obligatoire de 6 mois en 2ème année, 4mois en 1ere année

Quels sont les profils des étudiants ?

Etudiants titulaires d’un Master 1 en : Finance, Banque et finance, Economie et gestion, Ecole de commerce,

Nombre d’étudiants dans la promotion 2011/2012 : 24

Nombre de candidatures reçues pour entrer dans cette promotion et conditions d’admission : 85 candidats, Dossier et entretien

Comment est composé le corps enseignants ?

Universitaires de l’IAE de Rennes, professeurs étrangers et professionnels de l’AFTE, l’AFDCC, Kyriba, Finance Active, RBS, BRED, Exalog, Natixis, Agrial Roullier, ….

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Relations étroites et constantes, dans le cadre des stages et du suivi de l’insertion professionnelle des étudiants :

– Pourcentage d’étudiants recrutés dès la sortie, six mois après la sortie : 87 % en moins de trois mois, 94% à 6 mois

– Taux de chômage à 1 an  et à 18 mois : 0%

– Secteurs d’activités : tous secteurs

– Salaires d’embauche : 32-33 K EUR en moyenne

– Taux de CDI : 53%

– Taux de cadres : 100%

– Date de l’étude et  taux de répondants : Mars 2012, 94% de taux de réponse

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Exemples de premier emploi :

– Assistant  Trésorier,

– Assistant Credit manager,

– Consultant Trésorerie,

– Chargé d’affaires en banque,

– Chargé Middle office

– Consultant BFR

– Consultant éditeur de logiciel de trésorerie

– Opérateur de marché…

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Possible dans un cadre modulaire avec Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Evolution du programme en fonction de l’évolution de la fonction trésorerie, de son environnement (SEPA, fin ETEBAC, mise en place des normes IFRS, par exemple), de concertations avec l’AFTE et les intervenants professionnels du diplôme. Création de cours nouveaux, mise à jour de cours, pour en permanence adapter la formation aux besoins de la profession et maintenir l’employabilité immédiate des étudiants.

Diplôme déployé à la Foreign Trade University de Hanoï et Ho Chi Min Ville au Vietnam

« Les entreprises d’assurance recherchent actuellement des profils très expérimentés », Francine Aufray, Manager Kelly Financial Resources, agence Assurance

Comment se positionnent en ce moment les sociétés d’assurance sur le marché de l’emploi ?

Les sociétés d’assurance, même si elles ont moins d’offres d’emploi que précédemment, continuent à recruter. On note quand même un ralentissement quelle que soit la taille des structures.

Quels sont les métiers qui recrutent ?

Les postes de commerciaux car c’est grâce à eux que les sociétés peuvent se développer. Ce sont par exemple des souscripteurs en compagnie, des chargés de clientèle en courtage…Les postes sur plate-forme recrutent également régulièrement : chargés de clientèle assurance, conseillers assurance, responsables plate-forme… Ce sont des postes à fort stress au regard des objectifs où on constate un turn-over important.

Quels sont les profils les plus recherchés ? Comment l’expliquez-vous ?

Les entreprises d’assurance recherchent actuellement des profils très expérimentés. Recrutant moins, elles privilégient des candidats opérationnels de suite. On recherche régulièrement des profils avec une belle expérience de plus de 10 ans et reconnus sur le marché.

Quelles évolutions du marché anticipez-vous pour 2013 ?

Je reste très optimiste. Je pense que le secteur de  l’Assurance va continuer de recruter en raison notamment de la pyramide des âges qui est très élevée. De nombreux départs à la retraite sont prévus dans les années à venir. Des nouveaux secteurs, comme l’assurance des mandataires sociaux ou l’assurance des énergies renouvelables, vont avoir besoin de compétences spécifiques.

Est-ce que les candidats que vous rencontrez changent d’employeurs facilement ?

Ils sont très volatiles. Ils ont le choix. Ils sont très exigeants en terme de sociétés, en terme de postes et de lieu de travail. Sur Paris, les candidats n’hésitent pas à changer d’employeurs pour différentes raisons comme l’intérêt du poste, le salaire, les possibilités d’évolution, le lieu de travail. Ils font leur marché. Les clients sont devenus également exigeants en termes de compétences techniques ou de personnalités. Pour les candidats les entretiens se multiplient. Ils rencontrent souvent le responsable des ressources humaines, un opérationnel et de plus en plus le n+1 et le n+2.

Quelles sont les spécificités du cabinet de recrutement Kelly Services sur le secteur de l’assurance ?

KELLY a créé depuis des années des bureaux spécialisés pour mieux répondre aux besoins des clients. Dans ces bureaux travaillent des spécialistes du domaine qui sont à même de comprendre les besoins des clients, les conseiller et leur trouver des candidats qui correspondent à leurs attentes.

C’est le cas de Kelly Assurance qui a la majorité de ses collaborateurs diplômés de l’Assurance et/ou avec une expérience dans le secteur de l’Assurance. Au sein du bureau Kelly Assurance, nous avons 2 pôles : 1 pôle Assurance de Personnes, 1 pôle Assurance Dommages. Les postes sont complètement différents entre ces 2 pôles.

C’est un vrai plus pour les clients et les candidats. On comprend bien leurs attentes respectives. Pour les candidats on est capable de cibler des structures adaptées à chaque profil.

«Former les étudiants à l’ensemble des pratiques et métiers de l’intelligence économique, de la communication d’influence», Patrick Cansell, Responsable du Master Intelligence Economique et Analyse des Risques, Université Paris-Est (UPE) Marne la Vallée

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Intelligence Économique et Analyse des Risques ?

Notre Master 2 est le plus ancien Master Intelligence Économique de France. Il a été créé en 1993 par l’Université de Marne-la-Vallée à l’initiative de l’Amiral Pierre Lacoste, ancien patron de la DGSE, les services de renseignements extérieurs français.

Sa mission première étaient orientée vers la formation des personnels militaires et policiers en vue de leur reconversion vers le civil (entreprises, institutions…).

Rapidement, la population des élèves s’est enrichie de professionnels issus du monde de l’entreprise (projet de validation de l’expérience professionnelle ou formation à de nouvelles pratiques) et d’étudiants « classiques » (mais en mettant l’accent sur leur professionnalisation).

Combien avez vous de promotions ?

C’est la 20e promotion qui sortira du Master à la fin de l’année 2012-2013. Notre université s’appelle désormais Université Paris-Est (UPE) Marne-la-Vallée. Elle aura formé en 20 ans environ 350 élèves. Les premiers furent diplômés du DESS Information et Sécurité ou du DESS Ingénierie de l’Intelligence Économique, qui ont fusionné pour donner le Master 2 IEAR.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif premier est bien sûr de former à l’ensemble des pratiques et métiers de l’intelligence économique, de la communication d’influence, de la prévention des risques, de la veille et de l’analyse. Mais il est évident qu’une année de cours, répartie sur environ 55 jours d’enseignements, ne suffit pas. Une partie essentielle de l’apprentissage de ces métiers repose sur la professionnalisation de nos élèves.

C’est dans le monde de l’entreprise et des institutions, en pratiquant auprès de professionnels et sur de vraies missions, que nos élèves apprennent les métiers et spécialités qui seront les leurs. Ce serait mentir que de dire qu’un Master (quel qu’il soit) suffit à produire un professionnel : c’est le lien expérience de terrain – formation qui donne du sens à une formation Bac + 5 de haut niveau.

Quels sont les points forts du programme ?

Les cours sont répartis sur 1 journée par semaine pendant toute une année.
Hormis 4 semaines bloquées dans l’année, ce schéma permet à nos élèves d’être disponibles pour leur mission en entreprise/institution pendant 12 mois, à 80% de leur temps ! Sauf erreur de ma part, c’est un record national ! Et c’est le principal atout aux yeux des entreprises qui accueillent nos élèves comme aux yeux des professionnels qui viennent se former chez nous.

Le second atout réside dans les interventions croisées d’enseignants-chercheurs et de praticiens afin de disposer d’un très bon niveau théorique (c’est indispensable) mais aussi de retours d’expérience et de méthodologies très opérationnelles.

Enfin, l’année est ponctuée de nombreux ateliers, d’exercices pratiques et de simulations, et de travaux opérationnels encadrés par des professionnels et soumis à des jurys de professionnels.

Quels sont les profils des étudiants ?

Un parcours atypique n’est pas un handicap chez nous. Ouverture d’esprit, curiosité, culture générale, intérêt pour les outils de recherche/exploitation d’information ou capacité rédactionnelle sont les principales qualités recherchées. Mais avant toute chose, c’est la qualité des stages / expériences des candidats qui fait la différence. Sur la centaine de candidatures traitées, seule une dizaine a été retenue pour rejoindre les effectifs issus de notre Master 1, dirigée par Madame Lucile Desmoulins.

Enfin, la dimension internationale (par les origines comme par les expériences) est essentielle pour forger une bonne promotion, ouverte sur le monde.

Comment est composé le corps enseignants ?

Outre les professeurs et chercheurs de notre institut, l’IFIS (Institut Francilien d’Ingénierie des Services, dirigé par Monsieur Christian Bourret, qui est notamment un des grands spécialistes français de l’Intelligence territoriale), soutenu par notre laboratoire partenaire, le DICEN (Dispositifs d’Information et de Communication à l’Ère Numérique) du CNAM, c’est tout un panel de professionnels qui intervient, tant pour des cours (méthodologies, outils et pratiques) que pour des retours d’expérience (tables rondes, échanges), issus de grandes entreprises, de PME, des institutions comme du monde du conseil.

Quelles sont  vos relations avec les entreprises ?

Nous avons créé une relation de confiance avec les entreprises qui accueillent nos élèves. Qu’elles soient du CAC40 ou non, nous nous efforçons d’intégrer leurs demandes et de faire évoluer nos enseignements afin de satisfaire au mieux leurs besoins et ainsi accroître l’employabilité de nos élèves. Nous avons par exemple beaucoup travaillé avec nos contacts professionnels sur le calendrier du programme des enseignements, notamment pour faire passer en début d’année les enseignements qui leur paraissaient essentiels pour que leurs apprentis et stagiaires soient plus rapidement opérationnels.

Outre le fait de recevoir des dizaines d’annonces chaque année, en direct ou par l’intermédiaire du CFA Descartes, qui gère nos apprentis, nous notons une réelle fidélité des entreprises, visiblement satisfaites du niveau de nos élèves.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Après 20 promotions, tous ne travaillent évidemment pas ou plus dans l’Intelligence Économique. Nous les retrouvons dans la gestion de projet, la communication et la e-reputation, les métiers de la gestion du risques et de la continuité d’activité, le commerce international, la sécurité informatique, le journalisme et bien sûr le conseil ou les webtechnologies… Sans oublier des chefs d’entreprise. Il s’agit en majorité de fonctions et métiers liés à l’information, bien évidemment, et très souvent ouverts sur l’international.

Un gros effort a été mené avec les élèves de la promotion qui s’achève pour renouer le lien avec les Anciens, dont plus d’une centaine sera invitée au Gala des 20 ans du Master, courant 2013. Une étude va être menée avec la promotion actuelle pour réaliser une cartographie des métiers exercés… 20 ans après la première promotion. Ce sera une étude unique en France car nous sommes la seule formation à disposer d’un tel recul.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue?

Bien sûr : formation continue, VAE, VAP… chaque année des professionnels candidatent pour cette option. L’objectif affiché est d’atteindre une parité entre étudiants et professionnels. Cela génère une réelle richesse.

Comment procédez vous pour faire évoluer votre programme ?

Comme indiqué précédemment, les retours que nous avons des entreprises qui accueillent nos élèves sont essentiels. Mais en parallèle, les attentes des élèves eux-mêmes sont porteurs d’innovation. Cette année, près de 10% du volume de cours seront laissés à leur initiative, dans les thématiques de la maquette du Master évidemment, mais de façon à intégrer des méthodologies nouvelles, des outils générant de potentielles ruptures technologiques dans nos métiers, ou des dimensions porteuses de sens pour nos métiers.

«Former les étudiants aux métiers de la finance d’’entreprise à l’international», Laurent Weill, Responsable du Master 2 Corporate Strategy and Finance in Europe, Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Corporate Strategy and Finance in Europe ?

Le Master a été créé en 2009.

Il répond au constat du faible nombre de formations proposées en France qui forme aux métiers qui associent finance et d’autres compétences comme en particulier la stratégie et qui correspond aux débouchés internationaux.

Pour ce faire, nous avons décidé de créer un diplôme axé sur la stratégie et la finance entièrement en anglais.

L’accent est clairement mis sur l’international, avec outre les enseignements en anglais, une équipe d’intervenants qui comprend de nombreux membres qui travaillent hors de France, et la valorisation des stages effectués hors de France.

Combien avez-vous de promotions ?

Nous avons pour l’instant eu 3 promotions.

Quel est l’objectif de la formation ?

Former les étudiants aux métiers de la finance d’’entreprise à l’international en leur donnant une compétence plus large que seulement financière. L’accent est mis sur la stratégie mais aussi sur le droit, la communication et des connaissances économiques.

Les débouchés sont ainsi les métiers de la stratégie, de la communication financière, de l’analyse risque-pays, du financement de projet, de l’assurance-crédit… ainsi que les métiers plus classiques de la finance d’entreprise mais qui comportent une dimension internationale.

Quels sont les points forts du programme ?

– Un programme entièrement en anglais axé sur les métiers qui allient finance et stratégie à l’international.

Ce qui en fait un programme spécifique dans l’éventail des formations proposés dans le paysage universitaire français.

– Un programme installé à l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg, une institution sélective et réputée en place dans la ville qui héberge plusieurs institutions européennes.

Quels sont les profils des étudiants ?

De très bons étudiants qui ont des connaissances en finance et plus généralement en management, et ont déjà des expériences à l’international sous forme d’études ou de stages.

Comment est composé le corps enseignant ?

Le corps enseignant comprend 23 intervenants.

Il mélange professionnels et universitaires, en fonction en France ou à l’étranger.

Les universitaires viennent, outre de l’Université de Strasbourg, de différentes universités étrangères dont l’University of Colorado et la Lebanese American University.

Les professionnels viennent de banques et établissements financiers (Société Générale, Moodys), de grandes entreprises industrielles (EDF, Air Liquide, étrangères (Moodys), d’institutions internationales et de banques centrales (Banque Européenne d’Investissement, Banque Centrale du Luxembourg), de cabinets d’avocats français et étrangers.

Quelles sont  vos relations avec les entreprises ?

Le Master n’a pas de relations spécifiques avec certaines entreprises, même si plusieurs entreprises ont déjà accueilli plusieurs de nos étudiants en stage (GDF-Suez, Xerfi par exemple). Les étudiants du Master n’ont aucune difficulté à trouver des stages du fait de leur profil qui allie international et excellence.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Les anciens trouvent des emplois dans des fonctions très variées dans des institutions financières, des cabinets de conseil et des grandes entreprises industrielles.

Quelques exemples : HSBC à Dublin (fusions-acquisitions), Cartier à Munich (chef de produit), Procter & Gamble à Paris (chef de produit), Moodys à Londres (analyste), GDF Suez à Paris (risk officer).

Certains effectuent des VIE (exemple : pour Michelin en Chine).

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui, mais de façon exceptionnelle.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Plusieurs éléments :

– l’AERES évalue régulièrement notre formation ;

– les étudiants effectuent une évaluation annuelle des enseignements et plus généralement de la formation.

Les informaticiens dans la banque : mal aimés ?

En partenariat avec la Revue Banque

L’ascenseur social serait-il bloqué dans les directions informatiques des banques ? L’étude que vient de publier l’Observatoire des métiers SI de TNP pour le secteur financier montre qu’il existe un certain malaise au sein des équipes.

Les directions des systèmes d’information (DSI) des grandes banques sont souvent décrites, de par la spécificité de leurs activités, comme « un État dans l’État », et la gestion de leurs ressources humaines ne vient pas démentir cet a priori.

D’une part, les effectifs des DSI sont élevés : selon la FBF, les métiers de traitement de l’information, une catégorie qui regroupe principalement l’informatique, totalisent 27% des effectifs bancaires et ils ont représenté 23 % des recrutements en 2011 ; d’autre part, comme le souligne Thierry Cartalas, associé chez TNP Consultants, « les DSI, dans la plupart des établissements bancaires, autogèrent leurs ressources humaines ».

Principale raison de cet état de fait, les compétences techniques particulières des informaticiens : dans les profils recherchés, c’est principalement la maîtrise des technologies qui est demandée aux postulants (bases de données, progiciels, langages de développement, architecture de systèmes, réseaux, ou encore Web et cloud computing), plus que leur connaissance des métiers de la banque et de la finance.

Une gestion complexe de la pyramide des âges

Mais cette autonomie pourrait à terme se révéler une contrainte : « comme la gestion RH des DSI fonctionne en circuit fermé, elle connaît beaucoup de difficultés à proposer aux salariés une véritable évolution de carrière », explique Thierry Cartalas.

Confrontées, d’une part, à une gestion complexe de leur pyramide des âges et, d’autre part, comme les autres départements, à des impératifs de réduction des coûts, les DSI vont chercher depuis longtemps la nécessaire souplesse de fonctionnement à l’extérieur, en sous-traitant un certain nombre de profils, notamment, comme le montre l’étude de TNP, ceux liés à la gestion des infrastructures ou le support utilisateurs.

Restent alors en interne les profils métiers considérés comme stratégiques, à savoir le management de projet ou gestion du cycle de vie applicatif. Mais ces derniers collaborateurs sont souvent bloqués dans leur progression professionnelle par un management intermédiaire de la DSI qui évolue trop peu à l’intérieur de la banque, et finissent par rejoindre des SSII qui leur offrent des carrières plus rapides.
Outre la question des ressources humaines, cette situation conduit aussi à une perte de savoir-faire sur les nouvelles applications et de maîtrise des évolutions du système d’information.

Des connaissances métiers pointues

Pour Thierry Cartalas, « l’erreur est de valoriser surtout les compétences informatiques des salariés, et pas suffisamment les connaissances bancaires que ceux-ci acquièrent ».

Démonstration : un collaborateur chargé de concevoir la chaîne informatique des OST[1] devra comprendre parfaitement les différentes étapes du traitement, les nécessités commerciales liées à ces opérations complexes ou encore les contraintes réglementaires à respecter. Ces salariés accumulent ainsi des connaissances métiers pointues… au mieux sous-évaluées, souvent ignorées des DRH. Pire, en externalisant largement certains métiers comme les développements ou les tests (usines de développements, TMA, TRA), les banques « forment » indirectement des collaborateurs au plus grand profit des sociétés de prestations informatiques qui reprennent ces activités…

« La solution passe par un décloisonnement des DSI » propose Thierry Cartalas, « il faut que la gestion des ressources humaines informatiques soit animée conjointement avec la DRH du groupe » et que les informaticiens puissent évoluer dans les filières métiers. Cette prise de conscience se fait jour dans quelques groupes bancaires : ainsi, un grand établissement de la Place a pris le parti de cesser d’externaliser les profils de développeurs pour ses applications « cœur de métier », de mieux les rémunérer et de leur proposer également des évolutions vers les métiers de la banque : maîtrise d’ouvrage, organisation du réseau, gestion de back-office, gestion des risques, audit…

Revaloriser la filière informatique

Plus largement, c’est l’ensemble de la filière informatique qu’il faut revaloriser dans les banques françaises. « La crise est profonde au sein de ces métiers qui sont de plus en plus délaissés par les élèves des grandes écoles ou les formations supérieures » constate TnP.
Et l’exemple vient d’en haut : en France, combien de directeurs des systèmes d’information sont aujourd’hui membres des comités exécutifs au sein de leur établissement financier, alors même qu’à l’ère de la banque en ligne ou des paiements mobiles, l’informatique est devenue une source vitale pour la compétitivité et la maîtrise des coûts de fonctionnement ? Aux États-Unis, les présidents de State Street ou d’American Express ont en commun un passé d’informaticien…

(1)Opérations sur titres.

Thierry Cartalas

«Préparer les étudiants à tous les métiers de l’audit, du contrôle, de la comptabilité et du conseil», Véronique Peres, Directrice du Master Comptabilité, Contrôle, Audit, IAE Nice-Sophia Antipolis

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Comptabilité, Contrôle, Audit?

Le Master CCA est né avec la réforme LMD qui a modifié le système d’enseignement supérieur pour l’adapter aux standards européens. Il correspond à l’ancienne Maîtrise de Sciences et  Techniques Comptables et Financières (MSTCF) prolongée d’une préparation au DSCG (Diplôme Supérieur en Comptabilité Gestion) qui est une étape incontournable dans l’obtention du diplôme  d’Expertise Comptable.

Le Master CCA de Nice est donc né en 2005 et a été un des premiers Masters ouvrant dispense pour 5 des 7 épreuves du DSCG.

Combien avez-vous de promotions ?

Une trentaine d’étudiants composent chaque année la promotion.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Master CCA a pour objectif de préparer les étudiants à tous les métiers de l’audit, du contrôle, de la comptabilité et du conseil, qu’ils soient pratiqués en  cabinet d’expertise  comptable ou d’audit ou au sein d’une direction financière d’entreprise.

Il permet également aux étudiants désireux de poursuivre dans la voie de l’expertise comptable de s’inscrire et de débuter leur stage d’expertise.

Le « label » CCA  ainsi qu’un fort partenariat développé avec l’Ordre des Experts Comptables, la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes et les  professionnels en font un élément essentiel de reconnaissance pour l’accession à tous les métiers liés à la comptabilité et à la finance.

Quels sont les points forts du programme ?

L’accent est mis sur tous les aspects du droit comptable et ses évolutions (normes internationales IFRS, comptes de groupe,…), sur le contexte complexe de l’audit légal, sur les matières traditionnelles (droit des sociétés, comptabilité, fiscalité,…), les  techniques de gestion (finance  d’entreprise et de marché) et les disciplines transversales (économie,  systèmes d’information, stratégie, gestion de projets, communication,…).

Il permet également  de construire une réflexion stratégique en approfondissant les outils de pilotage et de management. L’anglais des affaires est similairement une compétence à part entière.

L’insertion professionnelle est facilitée tant par le stage long positionné en fin de cursus, que par la reconnaissance de la profession toute entière du « label CCA » au niveau national. Les enseignements sont, par ailleurs, organisés en alternance (par demi-semaine) pour permettre aux étudiants qui le souhaitent de trouver un contrat de professionnalisation, ou un stage tout au long de l’année universitaire.

Quels sont les profils des étudiants ?

Pour la formation initiale, l’accès en Master est réservé aux titulaires d’une licence CCA ou équivalent (DCG) : les dossiers sont examinés après validation des pré-requis par un jury et l’admission se fait après un entretien. Le score Message assorti d’un test de comptabilité sont également nécessaires.

Comment est composé le corps enseignants ?

Il faut voir, tant dans la composition du corps enseignants que dans l’organisation des études, l’expression de l’originalité des IAE : des enseignements dispensés tant par des professeurs et des chercheurs universitaires que des praticiens, des stages longs (4 à 9 mois tous les ans), le soutien des instances professionnelles, la possibilité d’alternance.

Quelles sont  vos relations avec les entreprises ?

Je suis moi-même issue du monde de l’audit et suis venue à l’enseignement récemment et pour créer le Master de l’IAE de Nice. J’enseigne à mes étudiants que les « réseaux » sont importants et que les relations que l’on y tisse sont primordiales.

J’ai gardé d’excellentes relations avec les professionnels des cabinets et je veille à ce que le réseau des anciens fonctionne, et soit prescripteur de stage et d’emploi pour les promotions qui viennent.
J’encourage d’ailleurs les étudiants et les anciens à se retrouver autour de l’Association Avenir CCA : elle  organise  régulièrement  des  forums  pour  trouver  un  stage,  pour  se  renseigner  sur  les  examens futurs, pour rencontrer d’anciens de l’IAE…

En cette période mouvementée, il est réconfortant de voir que certains diplômes ne connaissent pas la crise : tous les étudiants trouvent rapidement un stage qui est d’ailleurs, pour  la majeure partie d’entre eux, un stage de pré-embauche. Pour l’heure, nous avons plus d’offres que d’étudiants à placer… !

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Le fait que les « anciens » reviennent nous voir à l’IAE est un signe fort : j’y voie la déclaration d’une certaine reconnaissance de leur part. Beaucoup d’anciens du Master continuent en cabinet : gros ou petit cabinet, local, régional ou grand réseau, chacun trouve sa voie.

Lorsqu’ils sont diplômés d’expertise comptable, certains m’écrivent pour me l’annoncer. J’aime conserver des liens. Même si c’est l’objet d’Avenir CCA, c’est aussi un peu mon rôle !

Ceux qui ne souhaitent pas rejoindre les cabinets sont rapidement recrutés en entreprise : direction de l’Audit interne, contrôle de gestion, consolidation ou direction financière. Les profils sont variés !

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Pour la formation continue : un jury de validation des  acquis de l’expérience (VAE) ou des acquis professionnels (VAP) est habilité à statuer sur la demande de candidature des candidats.
Par ailleurs, l’organisation des études par demi-semaines doit permettre d’accueillir des collaborateurs de cabinet désireux de parfaire leurs connaissances.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Le programme est le reflet permanent de la forte interaction avec la profession de l’audit et de l’expertise comptable et leurs  évolutions : c’est le reflet d’une réalité professionnelle évolutive et complexe, dans un contexte nécessitant toujours plus de transparence. C’est aussi un programme transversal aligné sur le contenu du DSCG.

C’est pour tout cela qu’il est fréquemment surnommé « la voie royale de l’expertise comptable »… !

«Une formation théorique solide et une équipe pédagogique très investie», Martin Oudin, Directeur du Master 2 Juriste d’entreprise – spécialité Commerce et Finance, Faculté de Droit de Tours

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master Juriste d’entreprise – spécialité Commerce et Finance ?

Le Maje – Master Juriste d’entreprise de Tours – a été créé à l’occasion du passage au LMD en 2005. Il prenait la suite du DESS Droit et gestion de l’entreprise dont la caractéristique était d’introduire l’enseignement de la gestion dans un cursus juridique. Cet objectif a été maintenu et renforcé par la suite, de sorte que les étudiants aujourd’hui diplômés ont une véritable double compétence : maîtrisant parfaitement le droit de l’entreprise, ils sont aussi en mesure de comprendre les enjeux économiques du droit, gage d’un conseil juridique performant.

Depuis 2005, la spécialité Commerce et Finance est une des deux composantes du Maje, centrée sur le droit des affaires. Elle jouit d’une solide réputation au niveau national et compte parmi les dix meilleurs Masters de droit des affaires et management selon le classement SMBG.

Combien avez-vous de promotions ?

La spécialité Commerce et Finance du Maje compte chaque année une seule promotion d’une vingtaine d’étudiants, auxquels s’ajoutent les étudiants de la spécialité Relations de travail, en nombre équivalent. Selon les années, le Master Juriste d’entreprise forme de 40 à 45 étudiants.

Quel est l’objectif de la formation ?

Le Master Juriste d’entreprise – spécialité Commerce et Finance a pour but de préparer aux métiers du conseil juridique aux entreprises, qu’ils soient exercés au sein même de ces entreprises ou dans des structures externes, telles que des cabinets d’avocats ou de conseil.

A l’issue du Master, les diplômés sont en mesure de manier les techniques juridiques nécessaires à l’activité économique, d’analyser des documents comptables et financiers, d’intégrer leur activité dans la stratégie générale de l’entreprise.

Quels sont les points forts du programme ?

Outre une formation théorique solide et une équipe pédagogique très investie, la spécialité Commerce et Finance dispose de deux atouts majeurs :

– un programme éprouvé de projets professionnels ambitieux donnant à chaque étudiant la possibilité de s’investir pleinement dans le Master, d’appréhender les relations professionnelles et de développer un sens de l’investissement et de la disponibilité au travail. Ces projets professionnels sont encadrés et évalués par les dirigeants du Master ;

– la possibilité pour les étudiants d’effectuer leur année en alternance. Le Master dispose d’un réseau important d’entreprises partenaires, dont beaucoup de dimension nationale, voire internationale (EDF, SFR, La Poste…). Forts de ce réseau et d’une expérience de plusieurs années, nous sommes en en mesure de faire en sorte que la totalité des étudiants qui le souhaitent trouvent un contrat d’apprentissage. En fait, depuis 4 ans, tous les étudiants du Master retiennent cette option et tous trouvent un apprentissage.

Quels sont les profils des étudiants ?

La majorité des étudiants proviennent de Master 1 droit, effectué à l’étranger pour un certain nombre d’entre eux. D’autres sont titulaires de M1 en économie ou en gestion.

Comment est composé le corps enseignants ?

Il se compose à 40 % d’universitaires, à 60 % de praticiens issus de tous les métiers du droit de l’entreprise et de la finance (juristes d’entreprise, avocats, consultants, notaires, experts-comptables, banquiers, assureurs…).

Quelles sont vos relations avec les entreprises ?

Le Master entretient des relations très étroites avec de nombreuses entreprises locales et nationales. Une quarantaine d’entreprises accueillent chaque année nos étudiants en apprentissage. De nombreuses entreprises sont associées aux projets professionnels des étudiants (organisation de colloques et conférences, sponsoring de manifestations, participation à des concours de consultations…) et prennent part aux enseignements du Master. Une entreprise particulière est en outre associée plus étroitement à chaque promotion, qu’elle parraine. Le Cabinet d’avocats Voltaire a ainsi parrainé la promotion 2011-2012.

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Une partie des diplômés poursuit ses études, essentiellement en école de commerce ou à l’école de formation du barreau.

La grande majorité se place cependant immédiatement sur le marché du travail. En moyenne, 40% de ces diplômés trouvent un premier emploi avant même l’obtention de son diplôme (46% pour les diplômés 2012). Les 60 % restants trouvent un emploi au plus tard dans les six mois (100 % des diplômés 2012 l’avaient en fait trouvé dans les 3 mois suivant la remise du diplôme).

Quant aux fonctions occupées, les débouchés sont assez variés, compte tenu du large spectre du Master. Certains diplômés deviennent juristes au sein d’entreprises industrielles ou de services (métallurgie, téléphonie, bâtiment…), de banques, de sociétés d’assurances, de cabinets d’expertise comptable. D’autres exercent des professions libérales, en tant qu’avocats pour la plupart, mais également comme consultants.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui, bien que le rythme imposé par l’alternance (les cours sont concentrés sur quinze jours par mois, les autres quinze jours étant passés en entreprise) soit assez délicat à concilier avec une activité professionnelle.

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

L’équipe de direction du Master se réunit au moins une fois par mois pour évoquer le fonctionnement du Master. Une fois par an, les étudiants évaluent anonymement le contenu du programme et les entreprises partenaires sont interrogées sur les évolutions souhaitables. Il existe enfin un comité de perfectionnement composé à parité d’universitaires et de représentants des principales entreprises partenaires. Il est réuni au moins une fois par an et consulté sur l’architecture et le fonctionnement du Master.

«L’objectif principal est de former aux métiers de l’expertise comptable et du commissariat aux comptes», Pierre Dupouy, responsable du Master 2 Comptabilité Contrôle Audit, Université de Poitiers

Est-ce que vous pouvez nous présenter le Master 2 Comptabilité, Contrôle, Audit?

Le Master CCA de l’université de Poitiers a été créé en 2007 dans le cadre de la réforme LMD et fait suite à la MSTCF (Maîtrise de Sciences et Techniques Comptables et Financières) qui a formé à partir de 1983 de nombreux professionnels de la comptabilité et de l’audit.

Combien avez-vous de promotions ?

La promotion 2013 sera donc 7ème promotion du Master.

Quel est l’objectif de la formation ?

L’objectif principal est de former aux métiers de l’expertise comptable et du commissariat aux comptes, c’est la seule voie universitaire complète et reconnue d’accès à ces métiers.

Quels sont les points forts du programme ?

L’architecture générale du Master qui se prépare en 2 années repose sur une triple approche : une formation généraliste et transversale en sciences de gestion incluant des enseignements de management, de stratégie, de systèmes d’information permettant d’appréhender le management dans sa globalité, un enseignement approfondi en comptabilité, finance, fiscalité, droit et audit permettant de couvrir le programme des épreuves 1 et 4 du DSCG, un solide ancrage professionnel et méthodologique par la réalisation de 2 stages de 3 et 6 mois sur les 2 années faisant l’objet pour chacun d’eux d’un mémoire professionnel permettant de traiter une problématique en lien avec les enseignements.

Le Master CCA est une voie privilégiée pour accéder au statut d’Expert Comptable Stagiaire car il permet à son titulaire d’obtenir une dispense de 5 des7 épreuves du DSCG.

Quels sont les profils des étudiants ?

Les étudiants du Master sont soit issus de la licence Comptabilité Contrôle Audit de l’IAE, soit titulaires du DCG.

Comment est composé le corps enseignant ?

Le corps enseignant est composé soit d’universitaires pour la plupart titulaires du diplôme d’expertise comptable, membres du jury du DSCG ou du DEC, auteurs d’ouvrages faisant référence dans la préparation du DSCG, soit de professionnels (experts comptables, commissaires aux comptes, avocats, inspecteurs des finances publiques).

Quelles sont  vos relations avec les entreprises ?

Le Master CCA est qualifié par Agnès BRICARD Présidente du Conseil supérieur de l’ordre des experts comptables de « synergie réussie » entre le corps enseignant et la profession comptable. Les étudiants sont associés aux travaux des institutions professionnelles (67ème Congrès de l’Ordre, Biennale de l’Audit, Tournoi de Gestion des experts comptables) et en contact avec de nombreux cabinets régionaux, nationaux et internationaux dans le cadre de la recherche de stage (un Forum emploi a lieu tous les ans et regroupe de nombreux participants de la filière audit-expertise comptable).

Que deviennent vos anciens ? Est-ce que vous avez des exemples ?

Le Master conduit à de nombreux métiers outre ceux offerts par les cabinets d’audit et d’expertise comptable, des fonctions de DAF (directeur administratif et financier), de contrôleur de gestion, d’auditeur interne, de consolideur, de fiscaliste.

L’une des particularités du CCA de Poitiers est de permettre aux étudiants de 2ème année de préparer un double diplôme et de  se voir délivrer, outre le Master CCA le Master de Gestion Fiscale qui permet une spécialisation en matière d’optimisation fiscale.

En conséquence des diplômés issus de la MSTCF ou du Master CCA sont aujourd’hui associés dans des cabinets de renom (Mazars, PWC, KPMG…) certains travaillent à l’étranger (Etats-Unis, Canada, Luxembourg, Madagascar, Andorre…) d’autres ont créé leur propre cabinet ou exercent des fonctions de responsable de la comptabilité dans des entreprises de taille significative.

Est-ce que votre formation est accessible également en formation continue ?

Oui, le Master peut aussi bien se préparer en formation initiale qu’en formation continue. Il peut en outre être obtenu par la voie de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Comment procédez-vous pour faire évoluer votre programme ?

Le programme du Master est directement issu de la réforme du DSCG. Le contenu de chaque enseignement évolue cependant en fonction de la nécessaire actualisation des connaissances et des travaux menés par les membres du corps enseignant sur leur domaine de compétence.