Les Emirats destination préférée des expatriés en finance

Selon la dernière enquête internationale sur l’expatriation menée par le cabinet de recrutement Robert Half dans 17 pays, les Emirats Arabes Unis sont la destination préférée des expatriés en finance. L’Autralie et le Royaume-Uni arrivent respectivement en deuxième et troisième position. La recherche d’expatriés par les entreprises est toujours d’actualité surtout lorsqu’elles ne disposent pas des compétences recherchées sur le territoire national. Les entreprises basées dans certains pays font beaucoup plus appel aux candidats venants de pays étrangers : le Luxembourg (91%), Singapour (64%), Hong Kong (54%), l’Irlande (37%), l’Italie et l’Espagne (36%).

Credit Suisse supprime 650 postes

Selon le journal Les Echos, Credit Suisse a annoncé la suppression de 650 emplois concernant principalement les métiers de la banque d’investissement. En octobre la banque helvétique avait déjà réduit la voilure en supprimant 500 postes de sa division banque d’investissement sur un total de 20 000.  Credit Suisse, comme les autres banques, a été particulièrement affecté par la crise financière.  Le Financial Times indique aujourd’hui que HSBC s’apprêterait à annoncer la suppression de 500 emplois au siège social à Londres.

Les profils pointus en finance d’entreprise moins touchés par la crise

Nous avons interviewé Florence Paul-Leblache, Responsable du Pôle Cadres de Plus Interim.

Est-ce que les recrutements restent soutenus sur les métiers de la finance d’entreprise (contrôle de gestion, comptabilité, trésorerie.. ) ?

On a senti un impact depuis le début du mois d’octobre. Des entreprises qui ont l’habitude de recruter en CDI, choisissent de faire de l’intérim pour voir si elles peuvent pérenniser les postes. Mais les entreprises continuent à avoir des besoins en recrutement, notamment en contrôle de gestion ainsi que sur des profils financiers pointus.

Quels sont ces profils ?

Les profils qui parlent l’anglais et qui connaissent les normes anglo-saxonnes, les comptables spécialisés IFRS, les consolideurs.  Le problème est que les profils confirmés sont peu mobiles ou préfèrent évoluer vers d’autres fonctions. Par exemple, les consolideurs préfèrent évoluer vers des postes de direction financière plutôt que d’accepter un nouveau poste de consolideur dans une autre entreprise.

Est-ce que vous avez noté ces dernières années une évolution des profils recherchés par vos clients ?

L’audit interne a fortement évolué ainsi que toutes les fonctions reporting avec le développement de nouveaux outils.  L’anglais est devenu indispensable. Après 5 à 7 ans d’expérience, ne pas maîtriser l’anglais devient un facteur bloquant. Les exigences en terme de formation sont de en plus élevées. Par exemple, sur des postes de responsable comptable, il faut avoir fait une école de commerce pour avoir une vision de gestionnaire.

Quel est le moral des candidats et recruteurs que vous rencontrez ?

Le moral des recruteurs n’est pas mauvais. Les candidats quant à eux continuent à nous appeler. Ils sont plus attentistes que dénués de perspectives. Mais ils retardent néanmoins leur décision pour tout changement de poste.

Est-ce que la crise contient les prétentions salariales des cadres candidats aux changements de postes ?

Pas pour l’instant surtout sur certaines fonctions. On peut noter un décalage de l’ordre de 10 %.

Citigroup prévoit de supprimer 53 000 emplois

Le géant bancaire Citigroup prévoit dans les prochains trimestres de supprimer 53 000 emplois. L’information a été diffusée sur le site de l’entreprise.  La société a déjà réduit de 20% ses effectifs par rapport à un pic de 375 0000 salariés à la fin de l’année 2007. Selon l’AFP la moitié de cette baisse d’effectifs se fera par la vente de filiales détenues par Citigroup. La société a déjà annoncé qu’elle allait se séparer de Citi Global Services et de sa branche allemande de services bancaires soit 18 000 emplois. D’autres ventes sont prévues. Le reste de la baisse d’effectifs sera obtenu par des licenciements et réductions de postes dans le monde entier.

Plus de 2500 recrutements chez KPMG et Accenture en 2009

Selon le journal La Tribune, les groupes de conseil et d’audit KPMG et Accenture vont recruter en 2009 respectivement 1400 et 1100 jeunes et expérimentés.  KPMG devrait recruter 70% de jeunes diplômés et 30% de cadres expérimentés à Paris et en province. Ces recrutements concerneront majoritairement KPMG Audit puis KPMG entreprises.  Accenture aurait prévu de recruter 600 expérimentés et 500 jeunes diplomés pour ses métiers du conseil en stratégie et managmenet, technologie ou externalisation.

Elyès Jouini nous présente le 3ième Job Market européen en finance et comptabilité

Le 18 et 19 décembre se tiendra le 3ième Job Market européen en finance et comptabilité à la Maison de la mutualité à Paris. Nous avons interviewé Elyès Jouini, Vice-président de l’université Paris Dauphine et directeur scientifique de l’Institut Europlace de Finance (EIF) qui organise le forum.

Est ce que vous pouvez nous rappeler les objectifs de ce forum ?

Le Job Market en finance et comptabilité a pour objectif de renforcer les contacts et les échanges, en France et en Europe, entre les jeunes chercheurs, les doctorants, les institutions académiques et les professionnels de la finance afin de faciliter les recrutements des enseignants et des cadres à très haut potentiel, de créer des ponts et de développer des projets scientifiques d’intérêt commun.

Le Job Market donnera notamment l’opportunité à de jeunes chercheurs et doctorants de rencontrer les recruteurs tant académiques que professionnels dans leur champ de compétence. Ils pourront en parallèle présenter leurs travaux, participer à des tables rondes et rencontrer leurs pairs et condisciples dans le cadre de la conférence annuelle de l’Association Française de Finance qui se tient même jour, même lieu et en partenariat avec le Job Market.

A qui s’adresse ce forum ? Uniquement aux jeunes chercheurs ?

Du côté de la demande (d’emploi), oui, le public visé est celui des doctorants et jeunes chercheurs. C’est la spécificité de ce job market qui en fait un événement totalement différent des habituels forums d’universités et d’écoles. Du côté de l’offre nous comptons sur la présence de banques, compagnies d’assurances, sociétés de gestion, pour qui la recherche et l’innovation, plus que jamais, sont des défis permanents. Nous comptons également sur la présence des plus grandes universités et business schools européennes qui, à l’instar de ce qui se fait aux Etats-Unis, ont besoin de tels lieux pour rencontrer les plus hauts potentiels à l’échelle européenne et recruter ainsi ceux qui participeront au renouvellement de leur corps professoral et de leur force de frappe en matière de recherche.

Quelles sont les nouveautés par rapport aux éditions précédentes ?

Le Job Market a évolué chaque année pour s’adapter toujours plus aux besoins du marché. De mars, il est passé à décembre pour se positionner juste avant le job market US qui se tient lui en janvier. Il s’est ensuite étendu à la comptabilité car les métiers de la finance et de la comptabilité sont fortement imbriqués et il n’existe pas, ailleurs dans le monde, d’événement comparable dans le domaine de la comptabilité. Cette année, c’est le rapprochement avec l’AFFI qui constitue l’événement marquant. Un seul événement mélangeant conférence du plus haut niveau et marché des chercheurs à haut potentiel.

Qu’est ce que les jeunes chercheurs en finance peuvent apporter aux institutions bancaires et financières ?

Je pense que les événements récents sont la marque d’un manque de formation par la recherche des acteurs de marché. La recherche apporte cette distance par rapport aux modèles, ce doute, cette capacité de questionnement que l’on ne trouve que rarement chez un bac+5 aussi brillant soit-il. Même s’ils maîtrisent tous les aspects techniques et notamment les redoutables méthodes numériques et quantitatives et que les banques se les arrachent, rares sont parmi eux ceux qui auront eu une formation approfondie à l’économie des marchés financiers qui permet d’acquérir par delà la technique, une compréhension en profondeur des rouages de l’économie financière. Ce que l’on peut, en revanche, attendre des chercheurs bien formés c’est d’être en mesure d’utiliser tous les outils mis à leur disposition par les mathématiques financières tout en laissant une place au doute, cette distance par rapport aux théories et aux modèles inhérentes à ceux qui ont été formés par la recherche.

Est ce que les recruteurs répondent présents dans le contexte que nous connaissons ?

La conjoncture est difficile et le marché des chercheurs est un tout petit marché. On peut recruter des dizaines d’ingénieurs et de titulaires de masters, on ne recrute les chercheurs qu’à l’unité. C’est probablement cette petite taille qui rend ce marché peu sensible aux à-coups. A ce jour, les grandes « maisons » habituées du job market ont répondu présent.

Quelle est la position de la recherche française en finance par rapport aux autres pays européens ?

La France est connue par sa recherche en finance mathématique avec, très probablement, la plus grande force de frappe en ce domaine. Le nombre de publications dans les meilleures revues internationales du domaine se compte en dizaines. La recherche en économie financière et en finance d’entreprise reste quant à elle insuffisamment développée. Il existe des équipes de très grande qualité mais en trop petit nombre. Le nombre d’articles publiés par des français dans les meilleures revues internationales du domaine continue à se compter sur les doigts d’une à deux mains et ces articles sont pour la plupart issus des trois ou quatre toujours mêmes institutions

Est-ce que la recherche en finance peut apporter des réponses aux turbulences que nous connaissons ?

Oui car ce que nous observons sur les marchés nous renvoie à la fois à des questions que les chercheurs ont souligné depuis longtemps: insuffisance des méthodes de mesure de risque, risques liés aux choix de modèles, problèmes d’incomplétude des marchés et couvertures imparfaites… mais pose également des questions nouvelles en termes d’anti-sélection, de théorie de l’agence, d’aléa moral… Quelle régulation ? La garantie les prêts inter-bancaires ne risque-t-elle pas de conduire à une concentration des prêts vers les banques les moins solvables ? Mesurer la valeur des actifs en fonction de leurs horizons de détention ne risque-t-il pas de conduire à de nouveaux biais comptables ? Voilà quelques questions à laquelle la recherche est en mesure d’apporter des éclairages uniques.

Pour plus d’informations : http://www.europlace-finance.com/jobmarket08/

La réforme des diplômes d’expertise comptable

Les métiers comptables et financiers ont fortement évolué ces dernières années avec les nouvelles normes comptables, l’internationalisation des équipes et l’arrivée de nouveaux outils. Les formations ont dû s’adapter comme en témoigne la réforme des diplômes d’expertise comptable : DCG et DSCG. Pour Julien Verspieren, Associé Fed Finance, « Exercer dans la profession comptable requiert aujourd’hui des compétences plus larges que le seul savoir-faire technique, notamment en terme de communication, d’adaptation au changement et d’internationalisation. Les nouvelles formations aux diplômes d’expertise comptable – DCG et DSCG – prennent en compte ces mutations. » Les nouveaux programmes de formation à l’expertise comptable ont introduit notamment l’anglais obligatoire et une épreuve intitulée « Systèmes d’information de gestion ». Pour Nicolas Crochet, Fondateur du Cabinet Amboise Audit, « le besoin d’être de véritables généralistes du monde de l’entreprise s’est intensifié depuis quelques années. Ce nouveau diplôme répond à cette attente et permet aux jeunes diplômés d’être plus proches des attentes opérationnelles de la profession. »

62 000 suppressions de postes à la City d’ici à la fin 2009

Le marché de l’emploi en Grande Bretagne résiste beaucoup moins à la crise. Un article du journal Le Monde titrait cette semaine « A la City, le pire est pour demain ».  Le Centre for Economic and Business Research (CEBR) prévoit 62 000 suppressions de postes d’ici à la fin 2009. Chaque jour, week-end compris, 85 banquiers du Square Mile perdent leur travail. La situation est incomparable avec 2001 où le secteur financier avait été beaucoup moins touché après l’éclatement de la bulle internet. Selon le CEBR, plus de 15 000 emplois avaient été supprimés dans la finance en 2001 et 2002.

Un mois encore soutenu en octobre pour l’emploi en finance

Les recrutements en finance restent soutenus en octobre malgré le contexte de la crise financière qui se prolonge. Le site d’offres d’emploi linkfinance.fr, spécialisé sur les métiers cadres de la finance a diffusé plus de 1700 offres en moyenne au mois d’octobre. Les offres d’emploi en finance d’entreprise restent abondantes notamment pour les contrôleurs de gestion, responsables comptables et directeurs administratifs et financiers. Les métiers de la banque résistent en particulier la banque de réseau avec des postes de chargés d’affaires, directeurs d’agence. La banque d’investissement propose encore des postes de front office en trading et liés aux risks. Le secteur de l’assurance recrute essentiellement des commerciaux et des actuaires. En IT finance les consultants SAP, analystes fonctionnels restent très recherchés.

Source : http://www.linkfinance.fr